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    Chez Orial

     

    Chaque mercredi, accompagnée de Juliette, ces simples petites joies étaient devenus son univers, son bonheur à chaque fois renouvelé par les mêmes émotions, les mêmes sensations, le même plaisir de se retrouver dans Paris, sans personne pour lui dicter sa conduite. Le soir descend lentement sur la ville. Geneviève consulte sa montre : rien ne presse. Encore une heure ou deux à traînasser sans rendre de compte à qui que ce soit. Elle et son amie Juliette, adoraient la ville se parée de ses lumières au fur et à mesure que la nuit tombait. Paris se transformait et sa féerie les subjuguait. Un dernier petit extra dans un de ces cafés accueillants et le taxi était là pour les ramener à leur domicile. Geneviève ne se doutait pas un seul instant de ce qui l’attendait à son retour. Ses préoccupations du moment étaient à l’opposé des craintes qui, à l’ordinaire, torturaient son estomac…

    Dix neuf heure trente sonnait au clocher de l’église, lorsque Geneviève ouvrit la porte sur une clarté qui n’était pas de bonne augure. Aussitôt la peur s’empara de tout son être devant le visage fermé de Robert qu’elle n’attendait pas après plus de quinze jours d’absence. Ses poings serrés brandissaient des bouts de chiffons provenant de ses vêtements lacérés, tels des trophées de guerre. Devant l’évidence de la situation, Geneviève un moment d’hésitation. Robert ne lui laissa pas le temps de se composer une attitude. Ce qu’il venait de découvrir l’avait passablement dégrisé pour ce qu’il projetait d’infliger à sa femme.

    D’où tu viens ?

    Pour donner le change, la réplique de Geneviève fut détachée, mais en même temps, provocante.

    Ça te regarde ? Est-ce que je te demande d’où est ce que tu viens et ce que tu as fais pendant ces quinze jours ? D’ailleurs, en te regardant, sale, débraillé, sentant la vinasse, je n’ai pas besoin de plus de détails pour m’en faire une idée. Il faut dire que je m’en fiche complètement.

    Tu crois pas qu’tu vas t’en tirer comme ça ! Gronda Robert, J'suis ton mari devant la loi ! J’fais c’que veux, pas toi.

    Et bien, celle-là, c’est la meilleur ! Tu t’en vas on ne sais où, et tu reviens on ne sais quand, et je dois rester à la maison en attendant que mon seigneur et maître passe de nouveau la porte sans même rendre de comptes ? J’ai le droit de vivre moi aussi ! De toutes façons, je ne te dirais rien ! C’est ma vie et je fais ce que je veux ! Je n’ai aucun compte à te rendre !

    A suivre...

     

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     Chez Orial

     

    Ta vie ? Hurla son tortionnaire. Tu me dois obéissance et tu n’a aucun droit, juste celui de t’taire ! Que ça t’plaise ou pas !

    Tu ne sera jamais mon maître ! Quant à me soumettre ? Tu rêves ! Je ne me suis pas libérée des griffes de ma mère pour tomber dans les tiennes !

    Robert écumait de rage devant la résistance de sa femme. Ayant dégrafé sa ceinture tout en vociférant des mots d’ivrogne, Robert s’apprêtait à flageller Geneviève avec force, sans s’apercevoir que la porte d’entrée était restée largement ouverte, et que les voisins commençaient à se manifester. Tout en essayant de se protéger des coups de ceinture, Geneviève saisit la balle au bon. Elle fit volte face en retournant sur ses pas, et prit la porte avec précipitation, tout en la claquant derrière elle, puis elle disparut dans le couloir de l’immeuble, omettant sciemment d’appuyer sur la minuterie, de façon à disparaître le plus vite possible, afin qu’il ne la rattrape. Tout en courant, elle avait l’impression que ses talons raisonnaient si fort, qu’il n’aurait pas de mal à la rattraper. Heureusement, elle avait de l’argent sur elle, et elle chercha un hôtel assez proche pour y passer a nuit. Elle se fit inscrire en expliquant le motif de sa venue. Maligne, Montrant ses marques sur ses bras, elle demanda un reçu afin de conserver une preuve de son abandon de domicile, Pour coups porté par son mari, et le cas échéant, déposer plante à la police, bien que cela ne servait pas à grand-chose. Quant à la suite des événements, elle verrait le lendemain matin ce qu’elle devait faire. Fatiguée, elle se coucha et s’endormit.

    Malgré la joie d’exercer le métier qu’elle aimait, elle vivait des jours d’angoisse difficile à supporter. La peur d’être découverte l’angoissait. Il suffisait d'un tout petit grain de sable pour enrayer les rouages de son plan si bien rodé. Elle le savait ! Sa vie se déroulait entre deux pôles carrément opposés : son métier qu’elle adorait et ce mariage absurde qu'elle ne supportait plus. Les disputes continuelles d’où fusaient, de part et d’autre, des insultes qui, de fil en aiguille, aiguisaient la colère de Robert parce que Geneviève ne cédait pas un pouce de terrain. Cela la fatiguaient. Les menaces qu'il proférait à son encontre, Geneviève n'en n’avait que faire. Lorsque l’atmosphère devenait plus qu'orageuse, qu’elle atteignait son paroxysme, et que les coups redoublaient sur la jeune femme, elle n’était pas en reste pour les rendre avec tout ce qui lui tombait sous les mains. Geneviève savait esquiver le mieux possible, les projectiles qui lui arrivaient dessus, et d’une manière ou d’une autre, elle arrivait toujours à lui fausser compagnie comme les soirs ou elle se réfugiait dans une chambre l’hôtel afin d’être à l’abri de sa violence.

     

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    Chez Orial

     

    Un tourne disque était à l’œuvre. Les hauts parleurs savamment dissimulés à la clientèle, ne faisait que diffuser le son. L’ambiance était détendue et parfumée, ce qui contribuait au bien être des clients. Pour l’époque, le salon se distinguait déjà par sa grandeur, son élégance, et la mixité de la clientèle. Le salon se répartissait de telle manière, que l’on avait pas l’impression d’une séparation entre les deux vastes pièces meublées de façon à bien distinguer le salon pour dames et le salon pour homme ; mais sans séparation ainsi qu’un alcôve réservé à la manucure. C’est justement ce qui lui donnait tout son charme, et qui le désignait, dans tout Paris, comme le salon d’avant-garde. Toute cette agitation agissait sur la jeune femme comme un gaz euphorisant qui lui permettait, pour quelques heures, d’oublier le dureté de son existence. Et la journée s’envola sur les ailes du temps…

    L’horloge de l’église de son quartier venait de sonner 20 heure lorsque Geneviève introduisit la clef dans la serrure de la porte d’entrée. Elle arrêta son geste et tendit l’oreille quelques instants, le cœur battant puis, elle tourna sa clef dans la serrure et poussa la porte qui s’ouvrit sur un couloir sombre et inhospitalier. Le silence régnait en maître dans ce taudis qui lui servait de logis. Par précaution et surtout pour se rassurer, elle inspecta chaque pièce en ayant soin de faire de la lumière au passage. Tout était normal. Rien n’indiquait que son mari soit passé dans la journée pour quelques raisons que ce soit. Soulagée de ne pas à avoir à rendre de compte, Geneviève s’affala sur le vieux fauteuil bridge qui se trouvait dans la sale à manger faisant office de salon en même temps, et retira, du bout de ses orteils, ses haut talons qu’elle avait supporté toute la journée. Elle s’étira de tout son long en baillant : la fatigue de son premier jour d’essai se faisant sentir, cependant, elle ne pouvait se cacher qu’elle que cet emploi lui plaisait. Pour la première fois de sa vie, elle était heureuse. Ce seul premier jour de travail venait de lui faire entrevoir la possibilité de devenir indépendante financièrement. Si elle savait manœuvrer adroitement, pour que son mari ne découvre rien de sa supercherie, elle comptait bien finir par se sortir de ce piège matrimoniale. Peu à peu, une douce et bienfaisante langueur l’envahit. Sans plus se poser de questions, elle résolue d’aller se coucher. Des flashs faisant revivre sa journée, accaparaient ses pensées. Machinalement, elle s’empressa de bloquer la porte comme à son habitude, éteignit les pièces inutilement éclairées et se dirigea vers la chambre à coucher dont elle avait changé la literie la veille, et qui, pour une fois, lui parut un havre de paix. Geneviève soupira d’aise, et entreprit de faire sa toilette.

     

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    Chez Orial

     

    Elle rêvassait tout en peignant ses beaux cheveux blonds, enfila une chemise de nuit puis, elle esquissa un léger pas danse, et se laissa choir dans ce grand lit tout propre en fredonnant un air qu’elle avait entendu dans l’après midi. Elle ne pouvait s’empêcher de se laisser aller à la rêverie, et se surprit à sourire puis, elle plongea progressivement dans un profond sommeil réparateur.

    Les journées lui paraissaient courtes pour Geneviève qui travaillait déjà chez Orial depuis plus d’un mois. Chaque jour qui s’écoulait était, pour elle, un enchantement. La clientèle masculine, toujours à l’affût de nouvelles têtes, l’avait tout de suite remarquée et adoptée. Certains hommes n’hésitaient pas à passer en douce devant d’autres pour être chouchoutés par ce beau brin de fille qui leurs mettait tous le cœur en capilotade. Geneviève se rendait compte de l’effet qu’elle leurs faisait, et les compliments dont, discrètement, ils la couvraient, la troublait au plus haut point. Elle se rendait compte qu’elle aimait les hommages de la gente masculine : cette sensation, nouvelle pour elle, la galvanisait, et son énergie s’en trouvait décuplée.

    Jusqu’ici, les jours s’écoulaient sans problème majeur, et Geneviève s’ingéniait à changer ses habitudes afin d’éviter toutes questions qui auraient immanquablement amené son mari à devenir curieux sur son emploi du temps. Quand il était là, et qu’il exigeait sexuellement son dû en tant que mari, elle cédait sans aucune complaisance. Sa froideur interpellait Robert qui ne comprenait pas les raisons pour lesquelles elle avait changé d’attitude envers lui. Elle ne participait nullement à son plaisir amoureux, et comme il s’y prenait mal, ne pensant qu’à lui, cela arrangeait bien la jeune femme qui ne supportait pas de le sentir en elle, et de le voir s’endormir, ronflant comme une locomotive et refoulant le vin à plein nez. Il lui arrivait aussi de se réveiller en pleine nuit après avoir cuvé une bonne partie de l’alcool consommé, pour prendre sa femme, sans même s’inquiéter si elle était consentante. Ces nuit-là étaient un supplice pour elle ; mais il fallait au moins ça pour endormir sa méfiance... En tenant compte de ses problèmes de couple, une trêve, malgré tout, très fragile, s’était établie entre eux. C’était la seule solution que Geneviève avait trouvé pour avoir la paix. Robert acceptait la situation sans trop chercher les raisons qui les avaient mené à cet armistice précaire ; mais qui avait l’air de fonctionner : la maison était mieux tenu, les repas préparés seulement quand il était là, étaient mangeables. Geneviève avait son petit secret pour que tout soit en ordre : Elle payait une femme de ménage qui s’occupait de l’entretient du deux pièces cuisine.

     

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    Chez Orial 

     

    En ce qui concernait le linge de maison, les grosses pièces comme les bleus de travail de Robert, les pantalons, les chemises et linges de corps : sous ses ordres, étaient mener à la blanchisserie. Son linge régulièrement nettoyé, repassé, plié, était bien rangé à leur place dans l’armoire. Lorsque Geneviève rentrait de son travail, tout était ordonné et propre. Il ne lui restait qu’à préparer le repas seulement quand il rentrait. Robert n’était pas souvent là, et l’on en connaît la raison ; mais quand il lui prenait l’envie de reparaître devant Geneviève, que, par oubli, Geneviève n’avait pas bloquée la porte, il n’était pas beau à voir : il sentait mauvais, et la crasse lui soulevait le cœur. Mais où avait t-il donc été traîner ?

    Les disputes recommençaient de plus belle pour les mêmes raisons : la garde des enfants dont elle ne voulait toujours pas en entendre parler et pour cause ! Ces soirs là, les affrontements étaient violents, et Robert finissait au poste de police. Dans ces moments-là, Geneviève était soulagée de se retrouver à nouveau seule, échappant ainsi à une nuit infernale...

    Le salon Orial dont la réputation n’était plus à faire, présentait des nouveauté dans les cosmétiques, les teintures capillaires, les permanentes, les crèmes pour décoloration, les brillantines pour ces messieurs dont je tairais le prestigieux nom qui existe toujours : aussi bien les shampoings, que des savonnettes et autres produits. Geneviève évoluait dans un monde perpétuellement en mouvement, Cet univers de la beauté dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence, la fascinait. Juliette avait immédiatement prit Geneviève sous son aile, et elle s’étaient toutes deux liées d’amitié. Geneviève s’entendait bien avec la plus part des employés. C’était une grande famille que la coiffure ! Jusqu’à Patrick, le directeur du salon qui, ne cachant plus l’intérêt que la jeune femme suscitait chez lui, cherchait n’importe quel prétexte pour la prendre en aparté afin de lui demander si tout se passait bien, si elle se plaisait à son poste, ou bien, si elle accepterait de prendre un café avec lui en dehors du salon, etc. Lorsque le client dont elle s’occupait, était bien de sa personne, elle ressentait un petit pincement au creux de l’estomac qui l’avertissait de se tenir sur ses gardes. Geneviève restait donc très professionnelle, s’efforçant de l’éconduire avec le sourire en lui confiant qu’elle était mariée. L’homme en prenait un coup à son amour propre d’avoir été proprement éconduit ; mais en générale, cela se passait pour le mieux. En plus d’un ans, bon gré mal gré, en ce qui concernait son couple, Geneviève avait fait d’immenses progrès dans le domaine de la coiffure.

     

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    Chez Orial 

     

    Patrick avait repéré, chez la jeune femme, un talent qui promettait. La manière dont elle manipulait les cheveux ne le trompait pas et il l’avait tout de suite prit à part pour lui proposer d’apprendre le métier de la la coiffure. Aussitôt, il l’avait initié au à la façon dont on devait s'y prendre pour shampouiner les cheveux courts ou longs, comment savoir  réussir une coupe sur cheveux de n'importe quelle longueur, savoir monter une mise en plis, monter une permanente, teindre ou décolorer les cheveux, monter des chignons bouclés ou banane, et donner le dernier coup de peigne à une cliente. Ce grand garçon filiforme, aimable de sa personne, la trentaine environ, cheveux blonds, yeux bleus couleur menthe à l’eau, teint pâle, mains fines et longues intriguait beaucoup Geneviève. Malgré les question qu’elle se posait sur le jeune homme, elle était avide d’apprendre, et ne voulu pas s’embarrasser de préjugés. Elle su mettre de côté ce qui ne la regardait pas, ne se consacrant uniquement à son travail. Elle grimpa vite les échelons. Son savoir faire la fit apprécier des clientes les plus exigeantes. Les talent qu’elle déployait dans la manipulation de la chevelure, son inventivité capillaire la désigna bientôt comme première coiffeuse de l’établissement. Il y avait bien quelques jalousies au sein de ces collègues, mais Geneviève n’en avait que faire du moment que tout se déroulait comme elle le souhaitait, et c’était là son but principal pourtant, un soir du mois de novembre 1949, et pour situer les mois qui s’étaient écoulés depuis son accouchement, sa petite fille, toujours en nourrice, avait alors 22 mois. Je disais donc qu’un soir de novembre quarante neuf, un froid glacial avait envahi la capitale parisienne pour ne pas attendre le bus trop longtemps, Geneviève se faisait raccompagner par des collègues, pas toujours les mêmes, qui la déposaient devant chez elle. D’un caractère enjouée depuis qu’elle se sentait libre, elle acceptait de bon cœur les invitations à boire un thé ou un café avant de rentrer, ce qui la mettait dans des situations très inconfortables. De plus en plus longues, ses escapades bien innocentes, mais de plus en plus nombreuses, empiétaient sur le temps qu’elle réservait à la mise en place de son plan. L’imprudence se trouvait bien trop souvent sollicitée… Un de ces soirs de détente où elle n’avait pas prêté attention à l‘heure, elle se retrouva en présence de son mari qui était là depuis quelques minutes ; son regard interrogatif et courroucé fit le tour de la silhouette de Geneviève en un peu moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Elle comprenait très bien sa gestuelle et tel qu’il était là, on aurait dit un gros chat qui se délectait de la peur qu’il lisait dans ses yeux. En un revers de situation, Geneviève était devenue sa proie. Il ne décrocha pas un mot, laissant ainsi sa femme dans l’expectative.

     

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    Chez Orial  

     

    Surprise par sa présence plus qu’inhabituelle, elle se reprit vite afin de le contrer si nécessaire. Par une habile manœuvre elle le contourna afin de le dépasser et le laissa planté là. Robert la retînt par le bras, mais Geneviève se dégagea brusquement en lançant :

    Laisse-moi passer ! Fusa des lèvres de Geneviève, et sans plus se soucier de ce qu’il pouvait bien penser, Elle disparut dans la pénombre de l’appartement.

    Désarçonné par tant d’assurance et de désinvolture qui n’était, en vérité, qu’apparence, Robert suivait les allées et venues de sa femme, la pressant de questions :

    Où t’étais ? T’as vu l’heure ? J’voudrais bein savoir où t’as traîné si c’est pas trop te d’mander ?

    Ça ne te regarde pas. Est-ce que je te demande ou tu passes le plus claire de ton temps ?Geneviève appréhendait que la discussion ne prenne des proportions qu’elle ne souhaitait pas. Jusque maintenant, son métier qu’elle adorait n’était pas abordé dans les soupçons de son ivrogne de mari. Comme elle refusait toujours de répondre aux injonctions de Robert, il proférait des injures suivies de menaces qui, toujours en apparence, n’impressionnaient pas plus Geneviève, malgré tout, méfiante quand aux possibles revirements de sa brute de mari. Son importante stature de viking, Robert était un être sans envergure, sans personnalité, faible et il s’en rendait compte. Il ne sa trouvait de l’assurance que sous l’effet de l’alcool qui, à cause de l’accoutumance, prenait, peu à peu, possession de son corps, de son esprit et de son âme jusqu’à lui faire perdre toute notion du bien et du mal : il n’arrivait pas à prendre le dessus sur sa femme, et pour continuer d’exister, il fallait qu’il boivent. Lorsque l’orage atteignait son paroxysme à force de questions sans réponse, les coups commençaient à pleuvoir de tous côtés. Geneviève esquivait ou n’esquivait pas toujours, mais elle savait lui fausser compagnie, jusque dans le vestibule prendre son sac et son manteau au passage pour s’engouffrer vers la sortie et refermer la porte à double tour, derrière elle. De peur qu’il arrive à la suivre, elle courrait à en perdre haleine, tournait le coin de la rue Mirabeau, et ne s’arrêtait que pour reprendre son souffle. A ces heures tardives ou il lui arrivait souvent d’être dehors, elle poussait un peu plus sa marche et elle trouvait toujours son petit troquet qui était encore ouvert. Elle entrait prenait une chaise au fond de la salle vide, et commandait un grand café crème afin de se réchauffer. Les nuits d’automne étant froides surtout la nuit, elle restait jusqu’à la fermeture.

     

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    Chez Orial   

     

    Lorsque le patron du café lui signifiait gentiment qu’il fermait, elle cherchait de la monnaie, payait et s’en allait en espérant retrouver le deux pièce vide. Après ces moments de colère extrême, Robert avait vidé les lieux, ce qui la soulageait. Elle barricadât la serrure et bloqua la poignée en porcelaine de la porte avec la chaise de cuisine habituelle pour être sûr de ne plus être importunée. En prévision de ces ouragans, Geneviève avait acheté un rasoir à mains qu’elle avait toujours dans on sac ou caché sous son traversin pour une raison bien précise. Moins innocente qu’aux jours de ses noces, elle apprit ainsi, mois après mois, à encaisser les brutalités de son mari, nourrissant à son égard, à mesure que le temps comptait les mois, puis les années, une haine sans borne. Pour se protéger le mieux possible, il lui fallut déniché diverses cachettes, dont celle de la cave très pratique pour y passer quelques heures avant que son mari, ne la trouvant pas, décide de s’en aller au bougnat se rincer le gosier. Chacun de son côté, s’arrangeait à sa sauce : Robert s’enfonçant dans sa dépravation buvant allègrement les revenus de garage qui diminuaient à vue d’œil, jusqu’à engloutir complètement la dot de sa femme. Toutes les putes qui l’adulaient étaient à ses pieds, tant et si bien qu’avec elles, il se sentait invincible. Ce qu’il n’avait pas comprit, c’est que tous ceux et celles qu’il croyait ses amis (es), le laisseraient dès qu’il n’aurait plus un sous en poche. Le garage n’ouvrait plus que très rarement. Les clients attendaient que leur voiture soit réparée et, au bout du compte, ils faisait remorquer leur véhicule ailleurs, en colère et déçu du manque de professionnalisme du fils du père Cadoret. Lui qui adorait son métier, n’était presque jamais plus dans son quartier et les rumeurs allaient bon train. Quant à la femme de celui-ci, on la voyait partir tous les matins de très bonne heure, toujours bien pomponnée, sa jolie tête blonde bien plantée entre ses deux épaules, absolument pas préoccupé du sort de son époux.

    Ces drôles de jeunes gens, quand même ! Ils ont une drôle de façon de concevoir leur couple ! Dit une cliente au boulanger du coin. Et la boulangère de renchérir :

    Moi, je vois Mme Cadoret tourner au coin de la rue Mirabeau, pour aller où ? Je ne saurais vous dire ; mais j’arriverais bien à glaner quelques renseignements par-ci, par-là ! On entend plus parler que de ça dans l’quartier ! Vous verrez ! Un jour ou l’autre, vu que le mari ne fait pas grand-chose de bon à part tenir le bar du bougnat de peur qu’il ne s’écroule ! Le garage va être mis en vente. Ça va pas traîner ! Le fils Cadoret est en train de tout dilapider le patrimoine de son père, avec les filles et la boisson. Si c'est pas malheureux de voire ça !

     

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      Chez Orial

     

    Madame Poupin qui attendait son tour pour avoir son pain tout frais et craquelant, sortant à peine du four, se mêla, à son tour, de la conversation :

    Moi, je suis sûr qu’elle a un amant ! Étant donné que j’habite au rez de chaussée comme les Cadoret et que mes fenêtres sont juste en face les leurs, je vois tout ce qui se passe. Tiens : Pas plus tard que l’autre soir, vers vingt deux heure trente, Le clocher de l’église venait de sonner vingt deux heure, je les ai vu se battre comme des chiffonniers. Je peux vous dire qu’elle ne se laisse pas faire la belle Geneviève ! C’est souvent qu’on voit le panier à salade venir chercher le fils Cadoret pour passer sa nuit au poste pour se dégriser ! Ce qui est bizarre, C’est que pendant plusieurs jours, on ne le revoit pas ; mais madame Cadoret, elle, s’en va quand même tous les matins de très bonne heure, toute pomponnée, et habillée avec classe. Une très grande dame en apparence ! C’est comme j’vous l’dis ! Je ne dors guère, donc, je regarde tout ce qui se passe dans la rue…

     

    Depuis que Robert n’était pas revenu depuis au moins une quinzaine de jours, Geneviève avait l’impression d’être débarrassée de lui. Elle vivait à sa guise dans un deux pièce bien rangé : Ce qui l’ennuyait le plus, était l’odeur de moisissure et le suintement des murs du vestibule. Il fallait qu’elle est assez d’argent pour pouvoir s’enfuir de ce taudis qui lui servait d’abri pour ce moment. Son jour de congé était justement le mercredi : le lundi étant le jour de fermeture hebdomadaire. Geneviève ne comptait pas passer sa journée enfermée, maintenant qu’elle avait prit le goût de se préparer chaque matin. Et puis, elle avait rendez-vous avec Juliette, son amie pour se promener, et faire les magasins. Leur coin favoris étaient les bords de seine et les bouquinistes : une des multiples curiosité de Paris. Les deux jeunes femmes gagnant bien leur vie, s’offraient, pour se rendre au lieu dit, le taxi. Arrivées à leur destination, elle s’offraient, pour commencer la journée de détente, un grand café crème, et deux croissants au beurre, tout en discutant joyeusement de choses et d’autres. Après ce petit intermède, elle traversaient le boulevard et flânaient devant ces bouquinistes ou elle examinaient avec soins quelque livres ayant retenu leur attention. Il y avait beaucoup d’auteur qui n’étaient pas connus et qui auraient, d’après elles, mérités de l’être. Que de jolies choses écrites dans ces recueils de poésie. Geneviève aurait aimé vivre à cette époque, rien que pour qu’on lui parla de cette manière. Le côté romantique de ces écrits entrevus quelques instants, lui plaisaient infiniment et son émotion était palpable.

     

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    Chez Orial

     

    Les deux amies avaient des goûts similaires et ne repartaient jamais, non sans avoir acquit un de ces précieux ouvrages qui, en les feuilletant, arrivaient, un congé sur l’autre, à les subjuguer encore. Songeuse, Geneviève reprenait sa marche au bras de son amie qui ne l’était pas moins. Comme la journée était agréable, elles allèrent s’asseoir sur un des bancs du square du Vert-Galant : à l’île de la cité, pour y bouquiner une vingtaine de minutes leur trouvaille. La curiosité l’emportant sur la faim, jusqu'à ces instants de lecture, se faisait sentir ; L’âme touchée par tant de lyrisme, et malgré son envie de vivre pleinement cette belle journée d’automne ensoleillée, Geneviève entraîna son amie se restaurer. Intérieurement, elle se sentait un tantinet triste, désarmée par la puissance des mots choisit par l’auteur de certaines de ces poésies. Elle et son amie Juliette ne comptaient plus les fois ou elles n’avaient su résister à l’achat de un ou deux petits recueils de poésie. Geneviève, souvent seule dans son deux pièce, en profitait pour les lire et vibrer toute entière à la lecture de phrases si joliment exprimées. Les images qu’elle voyait défiler dans son esprit par la seule magie des écrits de ces poètes, la bouleversaient.

     

    Depuis le début de la matinée de ce mercredi de septembre, Geneviève savourait chaque minute de liberté qui lui était accordée par la providence. Ses jours de congé étaient un cadeau inestimable pour elle, et les déjeuners en terrasse avec Juliette étaient euphorisant. Elles riaient de leurs plaisanteries tout en dégustant, chacune, leur menu préféré. Ces deux Jolies jeunes femmes respiraient la joie de vivre et les passants qui se promenaient devant les terrasses, souriaient en les admirant. Ces journées de détente si précieuses aux yeux de Geneviève, lui laissaient toujours un arrière-goût d’amertume, et de regret lorsqu’il fallait songer à rentrer. Pour les deux jeunes femmes, les distractions se terminaient dans un salon de thé où l’on servait de délicieuses pâtisseries qu’elles dégustaient accompagnées d’une avec son amie dans Paris, et à s’émerveiller devant les vitrines qui présentaient à leur regard envieux et passionné, les merveilles de la mode, à manger dans de petits restaurants sympathiques pas trop chers, à l’ambiance familiale, à fouiner dans les étales des bouquinistes, à se promener en bord de seine en fin d’après-midi où, Geneviève avait remarqué qu'il se déclenchait une inexplicable nostalgie poussant les promeneuses à regarder le soleil de l’arrière saison qui ne devenait plus qu’un pâle reflet de sa splendeur passée. C’était le signe ou elles devaient rentrer.

     

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    Chez tante Odile

     

    Mon bébé se portait bien d’après les docteurs venant régulièrement me rendre visite. Je le sentais bouger en moi et je désirais ardemment le tenir bientôt contre moi. Il était le fruit le l’amour que nous nous portions Warren et moi, et je comptais bien garder. Tante Odile avait fait venir de la ville de Londres tout ce qu’il fallait pour installer au mieux mon bébé qui devait ne pas être loin de moi. Il y avait un jolie berceau en oser à bascule, agrémenté d’un voile. Pour les promenades, elle avait déjà faire venir un superbe landau Anglais. Les trousseaux étaient doubles et de deux couleurs : bleu et rose. Tout était magnifiquement assortit !

     

    Je ne voulais plus retourner dans ma famille qui ne m’aimait pas ; mais ma mère avait son idée et rien ne la ferait dévier du plan machiavélique qu’elle avait échafaudé à mon attention. De son point de vue, il était bien question, qu’elle me sépare de mon bébé. Pour elle, j’allais mettre au monde un enfant sans père donc, un bâtard. Les bâtards sont toujours tenu loin des regards trop curieux, et pour ne pas que la justice ne s'en mêle. Une fois placés, Les mères légitimes ne pouvaient plus prétendre reprendre leur enfant. Et puis, il y avait des jeunes femmes qui, une fois accouchée sous X, se retrouvaient dans un déni total. Cela ne représentaient, pour elles, que l’objet de leur honte : ces petits bâtards étaient considérés comme les rebut d’une société très puritaine.

     

    Lorsque j’appris le sacrifice de mon Warren en 1945, et qu’il ne connaîtrait jamais son enfant, j'ai d’abord cru mourir de chagrin ; mais lorsque ma mère me fit enlever ma petite fille que j’ai tenu dans mes bras à peine quelques jours, je cru mourir de douleurs. Deux hommes à ses ordres moyennant, je le suppose, un bénéfice financier substantiel pour eux, vinrent m’enlever ma petite Chantal. Tante Odile eut beau tout faire pour les en empêcher, aidée des hommes de la domesticité, elle ne put rien faire contre ces monstres dont la force était colossale. Deux de de ses domestiques s’étaient retrouvés à terre, assommés par ces deux brutes qui m’arrachèrent ma petite fille des bras. A partir de cet instant, je hurlais de désespoir et frisais littéralement la folie ! Je revivais la scène en permanence. J'entendais mon bébé pleurer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, surtout au moment des tétées : ma petite fille réclamait sa maman ! Mes seins gonflés me faisaient horriblement souffrir. Ils étaient tellement gorgés de lait qu'il suintaient sans arrêt. Ma tante était obligée de me mettre des compresses avec de nouveaux bandages pour faite tenir les pansements qu'elle changeait très souvent afin d'absorber le liquide crémeux qui coulait sans interruption de mes mamelons enflammés. Si j'avais pu au moins nourrir mon enfant ? C’était un besoin vital de sentir sa petite bouche avide me vider de mon essence de vie. Un besoin de sentir son petit corps fragile contre le miens. Ce désir que j'avais de la nourrir envahissait mon esprit au point que je ne pensais plus qu'à ça. Il fallait que je mélange mon odeur à la sienne pour que la fusion entre elle, son papa qui n’était plu...et moi soit parfaite. Je ressentais ce besoin comme une ultime union entre nous trois par delà la mort.

     

      A suivre... 

     

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    Chez tante Odile

     

    Pendant des mois je me laissais ronger par la douleur d'avoir perdu mon Warren et ma petite fille. Des abcès vinrent compliquer les choses en faisant de ma poitrine un foyer à microbes qui m'empoisonnaient petit à petit. Ma propre vie n'avait plus aucune importance sans mon bébé. Ma tante ne savait que faire. Les médecins des alentours avaient tous fais le chemin jusqu’au hameau ou se trouvait le château aux mille roses.

    Tous se concertaient pour essayer de trouver un remède miracle qui jugulerait l'inflammation dû à l’infection. Je me laissais décliner ne faisant rien pour m'accrocher à la vie sachant qu'une fois rentrée, rien d'heureux, en Normandie, ne m’attendait. C'était sans compter avec tante Odile qui, à force de dévouement, de douceur, de soins attentifs et d'écoute, accomplit le miracle que nul, à part elle, n'aurait pu réussir. Elle me donna tant d'amour qu'elle s'en oublia elle-même. Elle m'appris à vivre avec mon chagrin et s'est apprise à vivre avec le siens.

    Pour ma convalescence, je refusais de rentrer et restais de longs mois au Château. Je ne voulais plus retourner chez mes parents à cause de ma mère et de mes sœurs. Plus j'étais loin d'elles et mieux je me portais. Et puis tante Odile était si tendre avec moi ! Nous nous étions prise d'une véritable affection l'une pour l'autre : nous entendions à merveille et je me sentais si proche d’elle ! Qu’elle différence entre ma tante Odile et ma mère ! Je n'étais plus la honte de la famille puisque personne ne me connaissais dans le Sussex. Pour me familiariser avec la langue, ma tante m’avait fait apprendre l’Anglais pour pouvoir mieux converser avec le personnel qui ne connaissaient guère le français. Tante Odile était parfaitement bilingue, Étant donné son rang dans la société. Du vivant de Lord Byron, ma tante faisait partie de la haute société. Son veuvage la tenait recluse dans ce grand domaine comme le voulait la tradition. Sa réputation en aurait souffert si on l’avait aperçu dans des soirées mondaines. Elle ne voulait surtout pas qu’on lui trouva un sobriquet du style : La veuve joyeuse. Et puis, cela ne lui disait plus rien de parader, sans son grand amour en lady Byron, puisque son cher mari n’était plus là. Toute Baronesse qu’elle était, tante Odile était simple.

     

    Les terres du domaine étaient somptueuses et assez vastes pour ne pas avoir à rencontrer les Châtelains des domaines voisins. Il y avait tellement d’hectares que je ne risquerais pas, le temps de mon séjour, d’en voir jamais la fin. Les grandes promenades que nous faisions toutes deux, contribuèrent à me remettre complètement sur pied. Il y avais un grand lac où des cygnes glissaient majestueusement sur l'eau bleu marine. Les bords de la grande pièce d’eau était bordés de saules pleureurs, ce qui rendait cet endroit précis du domaine, encore plus féerique. Des canards accompagnés de leur porté à la sortie du bain quotidien, s'ébrouaient sur la berge où des bancs de pierre permettaient de s’asseoir pour se reposer et admirer le paysage. Tout était tellement beau que mes yeux fascinés ne savaient plus où se poser. Quant à la roseraie, c’était un ravissement pour les yeux, mais pas que pour la vue : Des milliers de roses diffusaient généreusement leur parfum dans ce magnifique parc et ses alentours ombragés.

     

      A suivre... 

     

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    Chez tante Odile

     

    Tante Odile n’avait malheureusement, pas son mot à dire puisque j’étais encore mineur. Ma mère me fit chercher par deux de mes cousins bien plus âgés que moi, prétextant un séjour beaucoup trop long pour une faignante comme moi. Je fus obligée de les suivre, ma majorité n’intervenant que deux ans plus tard. J’étais donc, bien malgré moi, sous sa coupe. Sans dévoiler ses batteries au sujet du viol dont mon frère aîné s’était rendu coupable envers moi, et l’enfant de Warren qui m’avait été enlevé à la naissance par deux hommes qu’elle avait dû payer grassement pour qu’ils se taisent, ma mère, était sûr de son pouvoir sur moi.

    Pendant mon absence, elle s’était faite amie avec le père de mon futur mari qui n’était, bien sûr, pas au courant du secret qu’elle comptait bien faire disparaître en me mariant le plus rapidement possible avec son nigaud de fils, et ainsi, se débarrasser de moi. Je me rendais bien compte qu’elle ne voulait pas mon bonheur et qu’elle avait habilement ourdit un plan extrêmement malin pour me forcer à prendre époux. D'après elle, vu ma désastreuse vie, il ne fallait pas que je fasse la difficile. De toutes façons, se débarrasser de moi était son principal désir, et c'était le mariage sans mon accord... ou le couvant.

    Pour sauvegarder les apparences et pour une vulgaire histoire d'intérêts. Avec l’accord de mon future beau père, ma mère organisa ce mariage grotesque sans que je n’ai mon mot à dire. Je me suis retrouvée marié de force à un homme que je n'aime pas et que je n’aimerai jamais. Peu lui importait que je fus heureuse ou pas. Ma mère m'a amenée au mâle comme l’on mène la vache au taureau…

    Replongée de nouveau dans un épisode douloureux de sa vie, Geneviève ne parlait plus. La sage-femme attendait patiemment que la jeune femme revienne à la réalité, si douloureuse soit-elle. Elle n’eut pas longtemps à attendre : de nouveau, Geneviève reprit son monologue.

    Peu de temps après mon mariage j'accouchais d'un garçon que mon mari prénomma Robert issu d'un des nombreux viol qu’il pratiquait régulièrement sur moi. Je décidais de ne pas m'en occuper. C’était ma façons de me venger de l’homme que l’on m’avait imposé. Je ne ressentais rien pour cet enfant. Je ne lui choisi aucun prénom et je refusais de m’en occuper.

    S’en suivit une autre grossesse neuf moi après la naissance du garçon de mon mari. Ce fut encore à la suite d’un viol que je me retrouvais enceinte. Celle fois, je mis au monde une autre petite fille qui prit le même chemin que l’autre enfant puisque je refusais de m’en occuper. Ne voulant pas lui trouver de prénom, mon mari reconnu l’enfant qu’il prénomma Danièle. A chaque naissance, ma haine pour cet homme, mes beaux-parents, et mes propres parents, ainsi que pour mes sœurs, grandissait. J’étais muée par une haine farouche contre tous les protagonistes, auteurs d’une partie ou d’une autre, des maltraitances physiques, et morales que supportais.

     

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     Chez tante Odile

     

    Tante Odile n’avait malheureusement, pas son mot à dire puisque j’étais encore mineur. Ma mère me fit chercher par deux de mes cousins bien plus âgés que moi, prétextant un séjour beaucoup trop long pour une faignante comme moi. Je fus obligée de les suivre, ma majorité n’intervenant que deux ans plus tard. J’étais donc, bien malgré moi, sous sa coupe. Sans dévoiler ses batteries au sujet du viol dont mon frère aîné s’était rendu coupable envers moi, et l’enfant de Warren qui m’avait été enlevé à la naissance par deux hommes qu’elle avait dû payer grassement pour qu’ils se taisent, ma mère, était sûr de son pouvoir sur moi.

    Pendant mon absence, elle s’était faite amie avec le père de mon futur mari : un rustre de paysan dont la personnalité ne me plaisait guère, et qui, bien sûr, n’était pas au courant du secret qu’elle comptait bien faire disparaître en me mariant le plus rapidement possible avec son nigaud de fils afin de se débarrasser de moi. Je me rendais bien compte qu’elle ne voulait pas mon bonheur et qu’elle avait habilement ourdit un plan extrêmement malin pour me forcer à prendre époux. D'après elle, vu ma désastreuse vie, il ne fallait pas que je fasse la difficile. De toutes façons, se débarrasser de moi était son principal désir, et c'était le mariage sans mon accord... ou le couvant.

    Pour sauvegarder les apparences et pour une vulgaire histoire d'intérêts. Avec l’accord de mon future beau père, ma mère organisa ce mariage grotesque sans que je n’ai mon mot à dire. Je me suis retrouvée marié de force à un homme que je n'aime pas et que je n’aimerai jamais. Peu lui importait que je fus heureuse ou pas. Ma mère m'a amenée au mâle comme l’on mène la vache au taureau…

    Replongée de nouveau dans un épisode douloureux de sa vie, Geneviève ne parlait plus. La sage-femme attendait patiemment que la jeune femme revienne à la réalité, si douloureuse soit-elle. Elle n’eut pas longtemps à attendre : de nouveau, Geneviève reprit son monologue :

    Peu de temps après mon mariage j'accouchais d'un garçon issu d'un des nombreux viols qu’il pratiquait régulièrement sur moi. Je ne voulu pas reconnaître l’enfant de mon plein grès. Mon mari le prénomma Robert. Je décidais de ne pas m'en occuper. C’était ma façons de me venger de l’homme que l’on m’avait imposé. Je ne ressentais rien pour cet enfant. Il fut donc confié à ses grands parents paternel.

    S’en suivit une autre grossesse neuf moi après la naissance du garçon. Ce fut encore à la suite d’un viol que je me retrouvais enceinte. Celle fois, je mis au monde une autre petite fille qui prit le même chemin que l’autre enfant puisque je refusais de m’en occuper. Ne voulant pas lui trouver de prénom, mon mari reconnu l’enfant qu’il prénomma Danièle. A chaque naissance, ma haine pour cet homme, mes beaux-parents, et mes propres parents, ainsi que mes sœurs, grandissait. J’étais muée par une haine farouche contre tous les protagonistes, auteurs d’une partie ou d’une autre, des maltraitances physiques, et morales que supportais.

     

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     Chez tante Odile

     

    Geneviève se referma comme une huître et se coupant volontairement du monde extérieur, ne desserra plus les dents. Comprenant qu'elle ne tirerait plus rien de la jeune mère, la sage-femme, se leva, resta quelques instants immobile, atterrée par ce qu'elle venait d'entendre, les bras ballants devant ce lit qu'elle ne pourrait jamais oublier. Elle entreprit de ranger sa chaise, prit la main de la jeune mère qui, cette fois, ne la retira pas, et s'en alla comme elle était venu, non sans lui dire quelques mots d’encouragements pour les épreuves à venir qu’elle ne manquerait pas d’avoir à affronter.

    Quelques jours passèrent avant que Geneviève ne sorte de l'hôpital. Pas de bébé dans ses bras. Pas de mari l’accompagnant non plus. La venue de sa mère ou de l’une de ses sœurs venant la chercher à sa sortie de la maternité l’aurait tout autant irrité.

    Rien que de savoir qu'elle devait retourner dans ce nid à ras qu'elle devait accepter comme étant son domicile, la faisait intérieurement fulminer. Geneviève allait encore devoir subir les avances maladroites de son époux. Elle allait, pour la énième fois, devoir se refuser à lui. Il fallait qu'elle s'attende à des rebuffades de la part de son seigneur et maître. Elle allait devoir encore ruser pour lui échapper : ce qui allait déboucher sur des disputes, des violences l’obligeant forcément à se soumettre. Cela devenait fatiguant à la longue ! Elle revivait la nuit de ses noces avec horreur et dégoût, et ne pouvait s’empêcher d'avoir peur. De revivre les avances de Robert chaque fois qu'il avait envie d'elle, la faisait frémir d’horreur et lui donnait la nausée. Comment allait t-elle procéder pour échapper à cette corvée ? Malgré elle, l’angoisse l’envahissait, soulignant son mal être au fur et à mesure que le bus se rapprochait de la station où elle devrait descendre pour continuer un moment à pied jusqu'à la porte cochère du quarante huit de la rue Mirabeau. En se remémorant tous ses souvenirs encore brûlants dans sa mémoire, Geneviève se jura que jamais plus elle ne serait une victime. Ce retour en arrière sur ces mois d'enfer qu'elle avait vécu, lui avait appris au moins une chose : c'est qu'elle devait se battre pour protéger sa vie, même si elle devait y laisser des plumes. Un sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres qui ne présageait rien de bon quand à la tournure qu’allaient prendre les événements.

     

      A suivre... 

     

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    Destin implacable 

     

    —  Je lui ais fais porter du café. Il fait froid dehors et j'ai pensé que cela le ferait patienter en attendant que vous soyez disponible.

    — Est-il encore là ?

    — Oui. Je lui ai demander de bien vouloir se maîtriser, et je pense qu'il doit vous attendre avec impatience ?

    — C'est très bien ! Vous êtes une perle ! Vous avez toujours eu de très bonnes initiatives ! Je vous sent compétente et très humaine. Continuez ainsi mon petit. Vous irez loin !

    La jeune infirmière rougit sous les compliments de son supérieur, et balbutia un : " merci patron "avant de laisser le docteur Grangier devant la porte de son bureau. Celui-ci hésita un instant, puis entra. Bien sûr monsieur Orial recommença à s'agiter dès qu'il le vît.

    — Asseyez-vous et cessez de vous agiter ainsi ! vous n'êtes plus tout jeune et vous n'êtes pas à l'abri d'un malaise cardiac : dit-il d'un ton péremptoire qui n’admettait aucune réplique.

    — Mais je veux savoir ! Est-ce qu'il peut s'en sortir, docteur ?

    — Asseyez-vous et nous parlerons.

    Il désigna le fauteuil mit à la disposition du personnel hospitalier pour toutes réclamations ayant traie au bon fonctionnement de l'hôpital, et la bonne entente entre collègues. Le Docteur Grangier attendit que le vieux monsieur, tout PDG des salons Orial qu'il était, s’exécuta, puis le praticien prît son air de circonstance pour aborder le sujet très délicat de son neveux à l'heure actuelle, dans un comas profond. Il ne pouvait lui en dire plus pour le moment, si non qu'il n'était pas transportable comme le voulait monsieur Orial. Le praticien dû reprendre : 

    —  Il vous faut être raisonnable, monsieur !  Nous ne pouvons pas le déplacer pour le moment, sans risquer sa vie qui ne tient qu'à un fil ! Vous n'êtes pas sans savoir qu'une très grosse tempête s'est abattu sur Paris ses alentours, et les campagnes environnantes ? Votre neveu qui roulais sur une des départementales, se vît obligé de s’arrêter dans une clairière en prenant un chemin forestier pour se garer à l'abri de gros arbres plus que centenaires. La route où il roulait était devenu un torrent. Il lui était dons impossible de continuer sans mettre la jeune femme à ses côtés et la petite fille en danger. Malheureusement, un gros arbre fut foudroyé et se trouva coupé dans sa longueur. Presque déraciné, la moitié de l'arbre se retrouva sur le toit de la voiture de votre neveu. Une chance pour eux trois qu'un paysan passe par cette clairière au petit matin avec son chien qui se faufila dans le toit éventré et flairant les passagers, fit comprendre à son maître qu'il y avait encore de la vie dans cette voiture. C'est grace à cet homme que votre neveu est encore en vie ; mais le coup qu'il a pris sur la tête peu le laisser dans le comas assez longtemps, et s'il reprends conscience, Il peut très bien avoir perdu la mémoire  et ne plus vous reconnaître. L'amnésie, après un choc pareil, est fréquente chez les grands traumatisés. Lorsqu'il aura récupéré, ce sera à vous de lui réapprendre les gestes coutumiers, sa vie passée : en somme, tout ce qui peut lui rappeler son vécu avant l'accident. La mémoire peut revenir... ou jamais. En espérant qu'il n'y ait pas d'autres séquelles : ce que je souhaite comme je vous l'ai expliqué. Pour le moment, nous laissons le corps récupéré. Ensuite, nous nous assurerons qu'il n'y ait pas de laissions sur la colonne vertébrale car s'il s'avère qu'il y ait des lésions importantes, il risquerait de rester paralysé. Nous avons fais tout ce qui est en notre pouvoir pour le mettre en position de sécurité ce qui signifie qu'il a une minerve. Nous allons lui passer des radios, et faire des examens complémentaires. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure des avancés dans le cas de votre neveux. Je peux vous rassurer qu'il ne souffre pas. Nous le surveillons de très prés, et il est mieux ici que chez vous, même avec les meilleurs soins qui ne serons pas aussi performants qu'ici. Alors, soyez raisonnable, et laissez-nous faire notre travail.

     

    A suivre...

     

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     implacable Destin

     

    Dans son lit d'hôpital, Geneviève se réveillait doucement de sa torpeur, mais ne se souvenait plus de l'accident, et pour quelles raisons elle se trouvait là ? Par contre, le souvenir de Bob était bien présent dans sa tête. Elle voulait le voir, mais elle n'en avait pas le droit puisqu'elle n'était pas officiellement sa femme. Pourquoi ne venait-il pas lui rendre visite ? Son oncle avait-il quelque chose à voir par rapport à son absence aupré d'elle ? Et sa petite fille... ou était-elle ? Pourquoi lui amenait-on pas ? Elle aurait tant aimé la serrer dans ses bras ! Que ce passait-il ? Il lui semblait qu' la gardait prisonnière ? Lorsqu'elle demandait des renseignements, et pourquoi elle était dans ce lit d'hôpital, les infirmières évitaient de lui répondre pour ne pas aggraver le traumatisme qu'elle avait à la tête, ou lui répondaient évasivement. Elle essayait bien de rassembler ses idées, mais c'était peine perdue : ses souvenirs étaient confus. Des bribes de souvenirs lui revenaient en mémoire, mais ses visions s'arrêtaient chaque fois à la même vision d'une pluie battante s'abattant sur la voiture de Bob. Le ronronnement du moteur et la chaleur bienfaisante qui se dégageait de l'habitat, l'avait plongé dans un  bien heureux sommeil : sa petite toujours dans ses bras. Pour la suite des événements, Geneviève avait beau fouiller dans les recoins de sa mémoire, c'était la néant.

     

    Après que différentes sources d'informations lui soient parvenues aux oreilles, le docteur Grangier avait très bien compris la situation. D’après ce que lui avait rapporter l'oncle du jeune homme, celui-ci ne désirait plus, si son neveu sortait du comas, que la jeune femme, moins atteinte que lui, ne reprenne contact avec lui en se rendant à son chevet. Il ne voulait pas voir cette idylle aboutir. D'après son jugement, la jeune femme n'était pas pour lui. Le destin avait mit ses deux ces deux être en présence, mais il ne voulait pas de cette unions pouvant entacher son illustre nom. Il ne devait pas s’apitoyer sur ses patients, mais n'avait qu'elle ne tête et pressentait chez elle un passé douloureux qui allait certainement la rattraper. Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est que son amour ne serait plus à pour la protéger. Il était presque sûr que le jeune homme, s'il sortait du comas et que, physiquement, tout se passait pour le mieux, il n'était pas du tout sûr qu'il retrouve sa mémoire et, bien sûr, son oncle en profiterait afin qu'il ne se rappelle pas de la jeune femme qu'il avait aimé. Comment lui annoncer la vérité sans que cela nuise à l'équilibre mentale  d"e la jeune femme qu' il sentait fragile ? Cette jolie blonde le troublait. Il se défendait de l'attirance qu'il ressentait pour sa patiente. Il la savait désarmée, inquiète devant l'absence prolongé de celui qu'elle aimait plus que tout, et il se devait de faire taire ses pensées constamment tournées vers elle. Lorsqu'il était de service, il n'avait guère le temps d'avoir quelques minutes de repos pourtant, il s’arrangeait pour passer à son chevet dès qu'il en avait l'occasion afin de rompre la monotonie de ses journées qui se traînaient en longueur.

     

    Une quinzaine de jours s'était écoulés depuis qu'elle s'était retrouvée dans ce lit. Toujours dans l'ignorance de la tragédie qui s'était jouée le soir de la tempête, et dont elle n'avait pas conscience puisqu'elle dormait. La gravité qui maintenait son Bob dans un comas profond ne l'inquiétait pas bien qu'elle ne trouva pas normal qu'il la laissa ainsi, sans visite : Cela ne lui ressemblait pas. Cette situation d'abandon lui faisait peur, et ou était sa petite fille ? Elle devenait suspicieuse. Il fallait qu'elle sache ! Un matin, n'y tenant plus, lorsqu'elle vît le docteur franchir pour quelques minutes la porte de sa chambre entre deux interventions, elle l'assaillit de questions :

    — Docteur, vous me cachez quelque choses ! Il faut me dire ce que vous savez au sujet de monsieur Bob Orial ! Est-ce qu'il y a des événement qui m'ont été sciemment dissimulés ? Si je suis là, c'est qu'il est arrivé quelque chose de grave puisque je suis blessée ! Ma petite fille est-elle décédée ? Vous connaissez mon histoire, je suppose ?Pourquoi personne ne vient-il me voir ? Pensez-vous que monsieur Bob Orial ne veuille plus me voir, ou que son oncle l'en empêche ? Vous connaissez ma vie plus que vous ne voulez me l'avouer !  Qui est venu me voir ? Personne et surtout pas ma famille ! Pourquoi est-ce que je ne sort pas ? Je ne suis plus en danger ! Je veux savoir ?! Elle s’agitait, s'énervait au point de risquer une syncope. Elle s'accrochait à la blouse blanche du médecin en hurlant : je ne suis plus malade ! Je vais bien ! Vous n'avez pas le droit de me garder ainsi ! Vous ne pouvez plus me laisser dans l'ignorance !  Je vais perdre ma place ! Je suis coiffeuse et l'oncle de mon fiancé est mon patron. Je sais qu'il tient à nous séparer ! Je veux partir lui hurla t-elle en s'accrochant à lui. Elle était en pleine crise d'hystérie. Le Docteur Grangier que cette avalanche de questions allait, tôt ou tard,  se produire, mais il se fâchât afin de retarder l'inévitable :

    — Cela suffit ! Calmez-vous ou je vous fais administrer un calmant ! Après l'accident que vous venez d'avoir, ce n'est pas bon de vous mettre dans un état pareil ! Votre santé passe avant tout autre chose ! Je vais accéder à votre demande à une seule condition : c'est que vous restiez calme. Vous saurez tout des points qui vous sont obscurs, mais d'abord, j’exige que vous vous calmiez ! soyez sage et après, nous parlerons de ce qui vous préoccupe ! Promettez-moi d'être forte ou je serai obligé de vous garder plus longtemps ! Il faut que vous abordiez cette épreuve avec le plus de calme possible : nous ne pourrons pas parler si vous ne vous efforcez pas de garder votre calme !

    Geneviève reprit ses esprits, lâcha la blouse du praticien qu'elle s’apprêtait, sans s'en rendre compte, à déchirer, et accepta le calmant que l'infirmière lui administra.

    — Là ! C'est bien ! fît le docteur Grangier.

      

    A suivre...

     

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     implacable Destin

     

     

    Geneviève s'adossa  sur les oreillers fraîchement retapés, et attendit que le docteur veuille bien l'informer de l'accident qu'elle avait subit avec son compagnon cette nuit de tempête. Geneviève avait mit sa confiance en lui, et attendait qu'il respecta sa promesse de ne rien lui cacher sur ce qui lui était arrivé. Celui-ci comptait sur le calmant que l'infirmière lui avait administré de façon à limiter la porté du choc qu'elle allait devoir encaisser et sans doute, ne pas accepte sans en garder un sévère traumatisme. Voyant que sa patiente commençait par instant à fermer les yeux, il lui prit la main et se décida à lui parler :

    — Il va falloir être forte ! 

    De sa voix calme et rassurante tout en guettant les effets du medicament administré afin de la garder sous contrôle, le docteur débuta son récit en ayant soins de se perdre dans les détails les moins pénibles à entendre.

    — Vos parents sont venu chercher votre petite fille qui se porte très bien. De ce côté là, vous pouvez être rassurée.

    — Rassurée... Je ne sais si... Ma mère ne m'aime...pas. Pourquoi elle ?

    — Soyez raisonnable : vous ne pouvez pas vous en occuper en ce moment, et puis, vos parents étaient tous deux présents pour prendre soin d'elle.

    Geneviève écoutait, mais son attention se relâchait de plus en plus. C'était le moment fatidique où le docteur s'apprêtait à lui révéler la triste réalité concernant son fiancé qui était dans un comas profond, et où la médecine n'était pas du tout certaine, dans l'état actuelle de ses avancées sur les études concernant les différents comas, et les effets qu'il pouvaient provoquer au réveil. Bob Orial pouvait en émerger un jour ou dans plusieurs mois. Le docteur devait le lui faire part de ce fait, ce qui n'était pas, pour elle, d'après l'amour qu'elle lui portait, une chose facile à accepter. Dans son délire, pendant son inconscience, elle n'avait cessé de répéter son nom, ce qui le poussait à être prudent afin qu'elle ne rechute pas : son comas avait quant même duré quelques semaines, et il avait eu peur pour elle !

    — Maintenant, pour ce qui ait de votre accident : vous étiez, avec votre petite fille et votre fiancé dans sa Mercedes, et vous reveniez de chez la nourrice qui avait la garde de votre enfant. D'abord une pluie diluvienne, puis se déchaîna une violente tempête, empêchant votre ami de continuer sa route. Vous rouliez sous une pluie battante. La route, d'après ce que j'ai appris des ambulanciers et des témoins qui ont aidé à soulever le gros tronc de dessus du toit de la Mercedes, avaient vécu le déluge toute la nuit. La route, noyée sous un torrent qui se transformait en rivière, obligea la Mercedes à se garer à l'abri dans une clairière entourée d'arbres. Il n'y avait pas d'autres solution. Vous dormiez, et votre petite était endormie dans vos bras. Votre fiancé jugeât, à juste titre, qu'il ne pouvait continuer à rouler sans risquer un grave accident. Comme je vous l'ai dis : il bifurqua au premier sentier qui se trouvait sur sa droite et se retrouva dans la clairière ou il se mit à l'abri sous des arbres séculaires, se rendant à l'évidence qu'il n'y avait pas d'autres lieux où se réfugier. Ce qui vous a sauvé, c'est qu'il eu la présence d'esprit de laisser ronronner le moteur, alimentant, ainsi, le chauffage toute la nuit et encore au petit matin. 

    Pierre Grangier arrêta sa narration : Genevieve s'était endormie. Il était soulagé : le reste de l'histoire serait pour plus tard : pour l'instant, il ne trouvait pas sa patiente assez remise et capable de supporter ce qu'il avait à lui confier. Un seul faux-pas, et la jeune femme pouvait sombrer dans un piège mental d'où elle ne pourrait peut-être plus  sortir. Ce qui était à craindre, c'était l'enfermement volontaire de son esprit refusant en bloc de perdre l'homme qu'elle aimait, pourtant, il devait faire en sorte que dans ce sommeil artificiel qui la maintenait inconsciente, son cerveau admettre le coma et peut-être, éventuelement le décès de son fiancé. La voyant suffisamment endormit, il jugeât le moment opportun pour entrer dans le vif du sujet :

    — Geneviève... Vous avez été tous deux est très gravement atteint ; mais Bob votre fiancé est, pour le moment, dans le comas. Nous craignons pour sa vie. De plus, son oncle ne veut plus vous voir. Il vous défend la porte de sa chambre. Je suis désolée. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour le ramener parmi nous, mais cela est très difficile : Le corps humain est complexe : surtout le cerveau. Il faut vous habituer à l'idée qu'il ne sortira peut-être jamais du comas, si-non, tu vas sombrer dans la folie ! De cette acceptation dépend ta guérison et ton salut. Plus vite tu accepteras cette réalité, plus vite nous pourrons envisager ta convalescence et ta sortie... Tu dois penser à reprendre ta vie. Tu as une petite fille qui à besoin de sa maman.

    Geneviève n'avait réagit à aucune des paroles du docteur Grangier. Les yeux fermés, elle semblait dormir. Pierre Grangier voulu s'en assurer :

    — Geneviève ! Tu m'entends ? Geneviève...

    Pas de réponse.

    — Dors mon petit. C'est dans le sommeil que réside ta guérison. L'apaisement viendra avec le temps... Tout finit pas guérir, même les blessures les plus douloureuses...

     

    A suivre...

     

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    Destin implacable

     

     

    Après plusieurs mois de vie ensemble, amoureux, heureux, bien installés dans leur doux confort de jeune couple, le moment était venu d'aller chercher la petite Elisabeth qui n'était pas loin de ses trois ans. Geneviève avait comme une intuition qui la travaillait. Elle percevait clairement que Bob désirait qu'elle reprenne son enfant. Oh! Il ne la brusquait pas, ne la forçait pas non plus ; mais il se sentait tout à fait prêt pour adopter cette petite fille qui n'était pour rien dans ce dilemme familiale dont la jeune femme n' était qu'une victime elle aussi. Geneviève se disait que si elle voulait que leur bonheur d'être ensemble dure, il fallait qu'elle prenne une décision.

    De par son éducation catholique, et même s'il n'était pas en règle avec sa conscience en ayant bravé les règles fondamentales de sa religion, Bob se demandait si Geneviève aimait sa petite fille ? Souvent, il se posait la questions. Celle qui était toute sa vie ne semblait pas souffrir de du manque qu’occasionnait de l'absence de la petite. la jeune femme sentait bien qu'il fallait qu'elle reprenne sa fille. Depuis qu'elle était née, jamais elle n'avait éprouvé le besoin d'aller la voir. Elle n'arrivait pas à se défaire que cette enfant était née d'un des viols que son mari lui faisait subir selon son bon plaisir.

    Bob ne savait pas qu'elle avait eu d'autres enfants issus de viol également : que ce soit le viol de son frère aîné, ou des agressions répétées de son mari. Puisqu'elle ne s'en occupait pas ? Est-ce que la famille de Robert était régulière dans le paiement de la pension concernant la garde de l'enfant, elle se demandait, si la pension était à honorée à chaque fin de moi ? Toutes ces questions tournaient dans sa tête et, petit à petit,  le remord s'emparait d'elle. Geneviève en parla à Bob qui convint  avec elle d'aller chercher la petite, encore une chose lui faisait peur : est-ce que la petite accepterait de partir avec eux ?

    Une fin d'après-midi, ou Geneviève était en congé, ils quittèrent leur nid douillet sous un crachin pénétrant et peu engageant  : ce qui les fit frissonner. Ils firent une dizaine de mètres avant d'atteindre la Mercedes. Après que Bob eut ouvert la portière côté passager à Geneviève, elle s'engouffra juste à temps, avant que ne se déverse sur eux une pluie diluvienne. Bob s'empressa de se mettre à l’abri dans son véhicule, puis il dit à Geneviève :

    — Nous allons chercher ton petit bout de bonne femme, et vous mettre toutes deux en sécurité. J'ai déjà discuté avec Hortense : ma nounou qui m'a élevé car mon oncle avait son affaire à faire tourner. Elle chérira ta petite fille comme elle l'a fait pour moi depuis l'accident de mes parents. Tu peux lui faire entièrement confiance !

    Sans divulguer à mon oncle des raison qui la poussaient à demander son compte, bien qu'il fut en droit d'en demander la raison, elle l'informa qu'elle décidait de quitter le manoir ou elle avait vécu des années auprès de moi. Elle informa  mon oncle qui se doutait de ce pourquoi elle voulait retrouver sa liberté ; mais il n'avait dit mot. Elle n'attend que mon appel pour venir vivre avec nous. Hortense chérira ta petite comme si c'était moi. Elle m'est toute dévouée, et cette petite fille sera son rayon de soleil éclairant ses vieux jours.

    La Mercedes roulait à vive allure sur une route départemental détrempée dont on ne distinguait plus les bas-côtés. Bob, prudent, fixait la route en faisant bien attention dans aux virages dangereux et les nids de poules emplies d'eau. Avec le ronron du moteur de la voiture, la chaleur interne qu'il dégageait, Geneviève s'était endormit. Bon avait atteint la rase campagne et fontainebleau n'était plus très loin. La pluie, comme par miracle, avait complètement cessé, et la nuit, depuis un bon bout de temps, était complètement tombée.

    Bob rétrograda pour avancer plus doucement avant d'apercevoir le chemin qu'il fallait prendre avant d'arriver au lieu-dit ou la petite Elisabeth était en nourrice. Bob continua de maintenir une vitesse réduite, veillant ainsi à ne pas dépasser la maison en question de la nourrice. Il n'eut pas à chercher longtemps : à cinq mètres environ du lieu-dit, la maison était là. Il arrêta la Mercedes, et doucement, Geneviève émergea de son assoupissement. la voiture étant stoppée, la pluie ayant cessée, on entendait, dans le lointain, les aboiements de chiens. Bob éteignit les phares puis, attendit. L'atmosphère glauque de cet endroit ne les incitait pas à quitter le véhicule. Silencieux, chacun dans leurs pensées, ils restèrent un long moment sans oser se communiquer le fond de leurs pensées, puis ils se décidèrent, d'un commun accord, à sortir de la voiture pour se retrouver les pieds dans un chemin boueux. 

     

    A suivre...

     

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    Destin implacable

     

     

    Ils avancèrent, faisant bien attention de ne pas mettre leurs pieds dans des nids de poules pleins de boue , quand, au loin, le clochez d'une église des environs se fit entendre et sonna 12 coups. 

    — Déjà minuit ? fît Geneviève.

    Un chien, au loin aboya, ce qui fit aboyer tous les chiens du quartier. Le lieu était vraiment lugubre ! Dans le noir, sans éclairage par manque de réverbères, Bob et Geneviève avancèrent prudemment en se tenant jusqu'à atteindre le porche. Bob monta les trois marches, et tout en tâtonnant, chercha la sonnette de la porte d'entrée assez épaisse et sculptée qu'il actionna plusieurs fois. Tous deux s'impatientèrent quelques minutes, et Bob s'énerva de nouveau sur la sonnette.  Le porche de la vieille maison finit par s'allumer, et la grosse porte massive s'ouvrit. Une femme revêche d'apparence, leurs demanda ce qu'ils désiraient en leurs faisant remarquer que ce n'était pas une heure pour déranger les gens.

    — Nous venons reprendre la petite Elisabeth qui est en nourrice chez vous depuis sa naissance répondit Bob.

    La femme répondit :

    — Pourquoi c'est pas le père qui vient la chercher ? C'est lui qui vient payer la pension et jamais elle, en désignant Geneviève du menton.

    — Cela ne vous regarde pas ! Nous voulons l'enfant, un point, c'est tout !

    — Je veux bien vous la rendre, mais on me dois plus de six mois de pension et je les veux, si non, je ne vous donne pas l'enfant !

    — Vous gardez les enfants gratuitement ? Et depuis quand ? Vous croyez que je vais avaler ce que vous me déballez, là ? Vous me prenez pour un pigeon ! Allez me chercher l'enfant ou je reviens avec la police !

    — J'ai besoin de l'accords de son père. C'est elle la  mère ? Et pourquoi je ne l'ai jamais vu lui rendre visite. Après tout ! Je ne la connais pas ?

    — On vous a déjà dit que cela ne vous regardez pas ! Je suis sa mère et je veux mon enfant.

    — Et ben, alors, il faudra me payer si vous voulez que je me taise. Ça fait un sacrés paquet d'argent ! Vous les avez en liquide ?

    — Dites moi combien nous vous devons pour reprendre la petite. Allez me la chercher qu'on en finisse, et n'essayez surtout  pas de me truander ! Je  connais le genre de femme de votre espèce !

    — Mais je vous permets pas ! Si vous voulez pas que j'aille tout raconter aux condés, donnez-moi mon argent, et foutez-moi l'camp !

    — Donnez-moi la petite d'abord ! fit bob, hors de lui, si non, c'est moi qui vais aller la chercher.

    La femme appela une acolyte et lui ordonna d'aller chercher l'enfant.

    Geneviève, légèrement en retrait, ne disait mot et laissait Bob intimider la mégère. Pendant que les intimidations fusaient des deux côtés, des pas se firent entendre dans l'escalier dont le bois grinçait fortement. La petite fille bien emmitouflée dormait encore dans les bras dans ce que les jeunes gens supposaient être l'autre nourrice : certainement la sœur, car les deux se ressemblaient fortement. Bob avait préparé la liasse de billets constituant la somme réclamée sans chercher à discuter plus avant, jugeant qu'ils étaient dans leur tort vis à vis de la loi. Ils avaient récupéré tous les vêtements de l'enfant puis, une fois la petite dans les bras de Bob, tous deux tournèrent les talons sans un mot, et se dirigèrent vers la voiture en pressant le pas, car la nuit était de plus en plus fraîche. La pluie recommençait à tomber. L'endroit était vraiment très inhospitalier, et la pluie n'arrangeait rien.

    Le chemin du retour fût silencieux. La petite Elisabeth dormait toujours dans les bras de sa mère. Le contact de sa petite fille tout contre elle, faisait tout drôle à la jeune femme. Elle regardait dormir sa petite, confiante, comme si ce n'était pas la première fois que Geneviève la tenait dans ses bras. Tout semblait si naturel. C'est ma petite fille... mon enfant... elle est si belle ! pensa Geneviève. Une émotion jusqu'ici inconnue, s'empara de tout son être, et la submergea. Des larmes roulaient sur ses joues. Bob, à ce moment précis, tourna subrepticement son regard vers Geneviève et un sourire se dessina sur ses lèvres. Geneviève et la petite semblaient s'être fondues l'une en l'autre presque par magie. A présent, il en était sûr : à les voir ainsi, l'enfant dans les bras de sa mère, le rendait fou de joie. Les voir ainsi était tout ce qu'il désirait. De son côté, intérieurement, Geneviève venait de se rendre compte que devant son enfant, toute sa colère envers elle, par rapport à son mari, avait disparut. C'est ce que la sage-femme avait vainement tenté de lui expliquer après son accouchement : à savoir que son bébé n'était pas responsable de ce que lui avait fait subir son mari. En cet instant, auprès de Bob, elle ne pouvait plus nier que tout cet amour refoulé depuis des mois, faisait surface : elle aimait son enfant.

     

    A suivre...

     

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    Destin implacable

     

     

    La Mercedes, chargée de son précieux trésor, filait dans la nuit vers Paris. Bob regardait à la dérobée la jeune femme et son petit bout d'à peine trois ans, endormies toutes deux, et une sainte paix envahit son âme. Il était heureux. Sa vie prenait soudainement un sens plus aboutit. Finies les soirées parisiennes, les mondanités, les sourires hypocrites, forcés, afin de faire bonne figure devant la clientèle féminines et les amis de son oncle toujours plus exigeants : ce qu'il exécrait. Désormais, il ne vivrait que pour celle qui allait devenir sa femme une fois le divorce prononcé, et cet amour de petite fille deviendrait sa fille. Lui le plus beau parti de la gente masculine de Paris encore célibataire allait se marier. Les femme qui le convoitaient, n'avaient qu'à bien se tenir !

     

    L'orage ne semblait pas vouloir se calmer. Les essuie-glaces de la voiture n'arrivaient plus à assurer l'évacuation de l'eau du pare-brise. Bob ne voyait plus à un mètre devant lui. Il décida de chercher un endroit plus sécurisé que la route transformée en torrent, afin de se mettre à l'abri son précieux chargement en attendant que l'orage se calme. En plein dans la tourmente, ne pouvant plus continuer, il se rappela avoir vu à l'aller, un chemin de travers providentiel qui ne devait pas être très loin puisque la route, après plusieurs kilomètres, offrait à la voiture, au retour, son côté droit ou devait se trouver le fameux chemin. Il devina plutôt qu'il ne vît le petit chemin menant à la clairière providentielle. Il'empruntât sans se poser de question, préférant cela à un possible accident dû à un débordement de côté sur une voiture venant en sens inverse. La prudence était de mise. La route départemental, bordée de platanes des deux côtés, était un danger pour qui n'était pas prudent. La tempête et le vent ne disait rien qui vaille. Les coups de tonnerre et les éclaires se succédaient par espaces rapprochés. La Mercedes de Bob, robuste voiture, n'était plus qu'un fragile abri. Il s'avança prudemment sur le chemin boueux avant de déboucher dans cette clairière pour stopper la voiture à l'abri d'arbres séculaires. Bob laissa le moteur tourner, de façon à garder la chaleur dans l’habitacle pour ses deux amours qui dormaient toujours.Toutes les émotions de ces derniers jours les avaient tous deux épuisés. Il contemplait sa nouvelle petite famille heureux, un sentiment de tranquillité dans le cœur. Il inspira profondément puis, expira  comme pour libérer toute cette tension intérieur qui l'étouffait. En cet instant précis, il se sentait bien. Il se laissa aller contre le dossier et le repose tête du véhicule et, pendant un court instant, il ferma les yeux. Une douce torpeur l’enveloppa et il sombra dans un profond sommeil réparateur. Le tonner, les éclaires n'étaient plus qu'un vacarme lointain. Tous trois dormaient détendus, apaisés.

     

    La foudre indifférente aux sentiments humains, frappa un des magnifiques arbres plus que centenaires de cette clairière, le coupant en son milieu, sur toute sa longueur, tout en déracinant la partie prête à s'effondrer. La partie de l'arbre encore suffisamment lourde, vînt s'abattre sur le côté gauche, côté conducteur, enfonçant la taule pourtant épaisse, jusqu'à toucher la tête de Bob. Le traumatisme subit semblait considerable. Les branches éparpillées en tous sens ouvrirent le reste de la toiture comme une boite de conserve, et assommèrent Geneviève. Inconsciente le front en sang, elle lâcha sa petite fille qui glissa à ses pieds, sur le plancher du véhicule. La petite Elisabeth, réveillée se mit à sangloter en appelant sa maman qui ne pouvait lui répondre, ne s'étant pas rendu compte du désastre. Bob gisait sans connaissance à côté de celle qui était également dans le même état. Un silence macabre succéda aux bruits assourdissants de l'orage. Sous  l'amas végétal, rien n'était visible. Juste un bébé pleurait dans ce silence de la nuit, ce qui n'augurait rien de bon. La mort avait envahi la clairière et rodait, attendant son heure...

       

    A suivre...

     

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