• Chez tante Odile page -5-

     

    Chez tante Odile

     

    Tante Odile n’avait malheureusement, pas son mot à dire puisque j’étais encore mineur. Ma mère me fit chercher par deux de mes cousins bien plus âgés que moi, prétextant un séjour beaucoup trop long pour une faignante comme moi. Je fus obligée de les suivre, ma majorité n’intervenant que deux ans plus tard. J’étais donc, bien malgré moi, sous sa coupe. Sans dévoiler ses batteries au sujet du viol dont mon frère aîné s’était rendu coupable envers moi, et l’enfant de Warren qui m’avait été enlevé à la naissance par deux hommes qu’elle avait dû payer grassement pour qu’ils se taisent, ma mère, était sûr de son pouvoir sur moi.

    Pendant mon absence, elle s’était faite amie avec le père de mon futur mari qui n’était, bien sûr, pas au courant du secret qu’elle comptait bien faire disparaître en me mariant le plus rapidement possible avec son nigaud de fils, et ainsi, se débarrasser de moi. Je me rendais bien compte qu’elle ne voulait pas mon bonheur et qu’elle avait habilement ourdit un plan extrêmement malin pour me forcer à prendre époux. D'après elle, vu ma désastreuse vie, il ne fallait pas que je fasse la difficile. De toutes façons, se débarrasser de moi était son principal désir, et c'était le mariage sans mon accord... ou le couvant.

    Pour sauvegarder les apparences et pour une vulgaire histoire d'intérêts. Avec l’accord de mon future beau père, ma mère organisa ce mariage grotesque sans que je n’ai mon mot à dire. Je me suis retrouvée marié de force à un homme que je n'aime pas et que je n’aimerai jamais. Peu lui importait que je fus heureuse ou pas. Ma mère m'a amenée au mâle comme l’on mène la vache au taureau…

    Replongée de nouveau dans un épisode douloureux de sa vie, Geneviève ne parlait plus. La sage-femme attendait patiemment que la jeune femme revienne à la réalité, si douloureuse soit-elle. Elle n’eut pas longtemps à attendre : de nouveau, Geneviève reprit son monologue.

    Peu de temps après mon mariage j'accouchais d'un garçon que mon mari prénomma Robert issu d'un des nombreux viol qu’il pratiquait régulièrement sur moi. Je décidais de ne pas m'en occuper. C’était ma façons de me venger de l’homme que l’on m’avait imposé. Je ne ressentais rien pour cet enfant. Je ne lui choisi aucun prénom et je refusais de m’en occuper.

    S’en suivit une autre grossesse neuf moi après la naissance du garçon de mon mari. Ce fut encore à la suite d’un viol que je me retrouvais enceinte. Celle fois, je mis au monde une autre petite fille qui prit le même chemin que l’autre enfant puisque je refusais de m’en occuper. Ne voulant pas lui trouver de prénom, mon mari reconnu l’enfant qu’il prénomma Danièle. A chaque naissance, ma haine pour cet homme, mes beaux-parents, et mes propres parents, ainsi que pour mes sœurs, grandissait. J’étais muée par une haine farouche contre tous les protagonistes, auteurs d’une partie ou d’une autre, des maltraitances physiques, et morales que supportais.

     

      A suivre... 

     

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