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     L'insoumise

     

    Geneviève poussait Robert dans ses derniers retranchements, et tout volait dans la maison. Les voisins alertés par le tapage appelaient Police Secours et Robert devait finir la nuit au poste. Geneviève, dans ces moments-là, se sentait en position de force et savait mettre à profit les traces de coup qu'elle avait reçu en montrant aux policiers les marques de mauvais traitements infligés par son conjoint. Elle savait le provoqué, mais les conséquences des coups reçus lui laissaient des marques, des rougeurs qui viraient au bleu vert délavé, au jaune atténué par un teint terreux peu de temps après les coups qu’elle s’était pris. Elle se plaignait, devant les agents, gémissait, pleurait, morte de peur, et il y avait de quoi, mais elle se l’était bien cherchée, même si elle désirait ses coups pour avoir une preuve de la maltraitance de son mari envers elle !

    Les policiers faisaient leur devoir en enjoignant le mari de se calmer, le menaçant de se retrouver au poste s'il n'obtempérait pas. En fait, Ils se contentaient de le conseiller en le sermonnant, le prévenant que s'il y avait encore des plaintes de la part des voisins pour tapage nocturne, il serait embarqué au poste de police pour la nuit. Ils lui conseillaient donc d'aller cuver son vin chez quelques connaissances. Cela avait pour effet de le rendre raisonnable pour un temps. Sans un mot, Robert prenait son blouson devant les agents, puis disparaissait en claquant la porte.

    Ne voulant pas en rester là, Geneviève désirait déposer plainte :

    Regardez monsieur le policier : il me frappe ! Regardez mes bleus !

    Les policiers compatissants lui expliquaient :

    Madame. Il ne faut pas que vous attendiez beaucoup de votre plainte. Pour que vraiment votre plainte aboutisse, il faut un premier sang : autrement dit, que vous soyez blessée assez sérieusement pour que nous puissions intervenir. C'est la loi. Pour l'heure, nous ne pouvons faire plus. Nous vous conseillons quand-même d'aller voir un médecin pour faire constater les ecchymoses sur votre corps. C’est tout ce que vous pouvez faire dans l’état actuel des choses. Geneviève, insoumise, et rebelle, avait vite compris qu'elle pouvait tirer partie des fuites désespérées de son mari lors des affrontements avec la police. Dormir seule ces nuits-là, était pour elle un indescriptible soulagement. Après le départ précipité de Robert, Geneviève savait qu'il ne rentrerait pas de la nuit. Elle prenait alors bien soin de bloquer la porte avec son double de clef qu'elle laissait dans la serrure après lui avoir fait faire un demi-tour, ce qui empêchait que l’on puisse l’éjecter de l’extérieur.

     

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    L'insoumise 

     

    C'est la loi. Pour l'heure, nous ne pouvons faire plus. Nous vous conseillons quand-même d'aller voir un médecin pour faire constater les ecchymoses sur votre corps. C’est tout ce que vous pouvez faire dans l’état actuel des choses.

    Geneviève, insoumise, et rebelle, avait vite compris qu'elle pouvait tirer partie des fuites désespérées de son mari, lors des affrontements avec la police. Dormir seule ces nuits-là, était pour elle un indescriptible soulagement. Après le départ précipité de Robert, Geneviève savait qu'il ne rentrerait pas de la nuit. Elle prenait alors bien soin de bloquer la porte avec son double de clef qu'elle laissait dans la serrure après lui avoir fait faire un demi-tour, ce qui empêchait que l’on puisse l’éjecter de l’extérieur. Elle terminait le travail avec le dossier d'une chaise de cuisine en formicas qu’elle calait en dessous de cette même clef coincée dans son logement, ce qui terminait la barricade : les serrures d'avant permettaient ce stratagème car elles ne ressemblaient pas à celles d'aujourd'hui

    Les absences prolongées de son mari lui permettaient de souffler un peu. Geneviève en profitait pour sortir faire du lèche vitrine, et dépenser l'argent du ménage qui était, pensait-elle, son plein droit. C’était aussi le sien puisque Robert avait prit possession de sa dote. Et quand Robert faisait une réapparition sans prévenir, et qu’il demandait des comptes sur l’argent qui était dans une boîtes de fer bien cachée, Geneviève répondait non nonchalamment :

    Je ne sais pas puisqu’elle cette boîte est cachée ? Je ne puis m’en servir même si je le voulais.

    Mais mon argent à disparut ! Tu peux m’expliquer pourquoi ?

    Une femme, cela s’entretient ! Fit-elle ironiquement.

    Robert fulminait intérieurement et marmonnait :

    Alors, tu l’as trouvé ?! Quel besoin de t’entretenir comme tu dis ! Tu n’es pas du grand monde que je sache ! Je suis un simple mécanicien et tu as des gosses à t’occuper, T’entretiens pas la maison : tout ce que normalement une femme doit faire sans rechigner quand elle est mariée.

    Contre mon grès ! Ne l’oublies pas !

     

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    L'insoumise 

     

    Robert  se prenait à rêver que sa femme lui pardonnait et qu'ils allaient ensemble chercher la dernière née. La petite Elizabeth. Il ne forcerait pas Geneviève à s'occuper de son fils Robert junior, car elle l'avait volontairement abandonné sous un pont exposé au bombardement. Son fils, avait vu le jour le deux avril 1942. Robert, un an de moins que Geneviève, l'avait confié à ses parents car sa femme avait catégoriquement refusé de s'en occuper. Robert ne demandait qu'à aimer cette petite fille qu'elle lui avait donné bien malgré elle. Il était conscient de l'avoir obligé à se soumettre à lui. Il n'arrivais pas à considérer que sa fille soit le fruit du pêcher. Confusément, Robert sentait que la jeune femme était remontée contre lui et qu’elle lui tenait une rancune féroce, alors qu'il refusait de l'admettre. L'acte d'amour d'une manière aussi brutale n'avait pas eu l'effet escompté que son père lui avait décrit comme étant la solution miracle à leur méconnaissance mutuelle de l’acte sexuel. Pourtant, sa fierté d'homme lui interdisait de capituler devant les attaques répétées de la jeune femme. Malgré les tensions de tous les jours, il s'obstinait à ne pas envisager le divorce. Dans la famille Cadoret, cela ne se faisait pas. Oh, non ! De religion catholique, il lui était interdit d'en arriver à ces extrémités et puis, maintenant qu’ils étaient mariés, il ne désirait pas divorcer. La jeune femme lui appartenait en tant qu’épouse légitime. Pourtant, il fallait bien qu’il se rende compte que dans la vie, Geneviève refusait d’être sa femme. Rien ne se passait comme lui avait dit son père qui se targuait de faire obéir les femmes :

    La fille Delaplace est un bon parti ! Elle te veut pas ; mais c'est pas elle qui va avoir l'dernier mot : c'est sa mère ! C'est pas son père qui va dire l'contraire ce nigaud ! C'est sa bonne femme qui porte la culotte chez eux !

    Les propos de son père cognaient encore à ses oreilles comme autant de coups de marteau sur une enclume :

    Tu t'rends fils ? J'te donne l'garage en dot p'isque j'peux pus travailler à cause d'ma jambe. Tu sais bein ? Moi et ta mère, on a pus vingt ans ! On a pus b'soin d'grand chose pour viv' ! Tu nous verses une tite pension pou nos vieux jours et ça ira bein comme ça ! Et pis c'mariage avec la p'tit' Delaplace, ça t'f'ras une belle dot en pus du garage que J'te laisse en gérance ! Pour l'moment, la mère Delaplace veut garder son bazar ; mais y'aura bein un jour ou elle en aura mare, et elle fera comme moê j'ai fais avec toê !

     

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    L'insoumise 

     

    Y prendront un p'tit pourcentage au passage et l'rest' s'ra pour toê ! Les aut'es filles sont pas encor' une menace pou' l’héritage des Delaplace ! J'ai causé avec eux l'aut' jour : y veulent voyager qui z'ont dit ; prend' du bon temps. Y'a pas d'mal à ça ! Y Z’ont d’la fortune ! La dot, marmonnait son vieux en bourrant sa pipe de bruyère qu'il avait l'intention de fumer, vous f'ra un bon p'tit pécule pour voir v'nir ! La mère Delaplace ma promit qu'elle aurait sa dot comme ses aut'es filles et q'l'héritage s'rait bein partagé comme y faut, bein sûr ! Y’en aura ben assez pou' tout l'monde, allez donc !

    Pour le jeune homme, les fille de la campagne n’avaient pas peur des travaux difficiles. Elles ne s’occupaient que de besogner : elles aidaient leur mère aux tâches ménagères de la ferme et quotidiennement, elles se levaient tôt pour aider à traire les vaches, nettoyer la porcherie, donner la pâtée aux cochons, distribuer les graines aux poules, canards et autres dindes oies et dindons, ramasser les œufs frais du jour qui venaient d'être pondu, donner de l’herbe aux lapins et tout cela sans se poser de question. Les travaux des champs étant dur et nombreux, les hommes : enfin, ceux qui le pouvaient, s’en occupaient de nouveau ; mais tout ce qui était du domaine des femmes, c’était elles qui s’en chargeaient sans rechigner.

    Les journées de grande lessive étaient les plus pénibles, mais il y avait des compensations. Les préparatifs étaient pourtant assez fatigants par eux même. De grandes lessiveuses galvanisées étaient disposées dans la cour de la ferme, alimentés chacune par un constant feu de bois. L’eau à plus de quatre vingt degrés où trempaient les draps de métisse, laissait échapper une vapeur d’un blanc rendu laiteux par les copeaux de savons que l’on ajoutait au fur et à mesure qu’elle montait en température. Ça embaumait l’air. Mère et fille, ce jour là, faisaient équipe pour se répartir le travail et ainsi gagner du temps. La grande lessive se faisait une fois par mois et durait jusqu’à trois jours.

    Pendant ces grandes lessives, une fois le linge bouillit, les femmes le remuaient régulièrement, le sortaient à l’aide de grandes pinces en bois de hêtre pour éviter de s’ébouillanter puis, le retournait à nouveau de façon à ce que tous les côtés du linge se soient bien imprégnés de copeaux de savon, ce qui rendait les draps de métisse d'un blanc cassé très souples et d'un blanc immaculé une fois séché, en plein soleil, dans les prairies verdoyantes. Dans les grandes lessiveuses où bouillait le linge qu'elles seules connaissaient, après un temps réglementaire, elles passaient les draps et le linge de coton dans des baquets séparés, emplit d’eau claire que l’on changeait plusieurs fois pour qu’il refroidisse avant d’aller au lavoir pour le battre.

     

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    Le  reste du linge fait de coton plus fragile que le métis, ne bouillait pas. Les tissus grand teint comme les torchons, les serviettes de toilette, les nappes, les serviettes de table que l’on désignait comme grand teint : ce qui signifiait qu’elles ne déteignaient pas, avant de pouvoir sortir ce linge l’un après l’autre une fois qu’il était assez refroidi pour le manipuler, l’essorer puis, le charger dans des brouettes de bois où l’on avait disposé un vieux morceau de drap sec et propre qui devaient recevoir le linge car il fallait encore aller à la rivière où se trouvait le lavoir. C'est là que toutes les femmes jeunes ou plus âgées que l'on appelait les lavandières, venaient battre les draps et tout ce qui était en coton. Le battoir était de rigueur : outil indispensable pour pouvoir battre la lessive à la rivière en contrebas où coulait une eau limpide, douce et fraîche. Le travail le plus harassant était de battre, battre et rebattre les tissus afin d'évacuer tout le savon et la saleté. Tout ce labeur ne s'arrêtait pas là. Il fallait encore rincer abondamment le linge dans cette eau courante et chantante. Pour se donner du cœur à l'ouvrage, les lavandières chantaient, mais ne faisaient pas que fredonner des airs qu’elles avaient apprit de mères en filles ! Non ! C'était aussi des airs à la mode comme :

    Connaissez-vous les lavandières : Les lavandière du Portugal — ?

    Les plus jeunes chantaient à tue tête, ce qui énervait passablement les vieilles paysannes,Robert se souvînt du temps ou il était encore jeune homme. Il connaissait tellement bien les habitudes des filles du pays. Il aurait préféré se marier avec une fille de la campagne. Les souvenirs lui revenaient par bribes. Il se revoyait en train de les espionner caché derrière les buissons jouxtant les abords de ce ruban d’eau vive qui serpentait à travers collines, monts et vallées. En cachette de son père, bien sûr ! Il grignotait quelques minutes de son temps sur le travail des champs pour admirer les beautés du village. Ho ! Il ne faisait rien de mal ! Il aimait les voir laver le linge, et le taper avec leur battoir, bavarder, entonner le chants des lavandières, se trémousser en riant, un foulard retenant leurs cheveux dont on voyait, parfois, s’échapper une mèche rebelle. Elles relevaient un coin de leur jupe longue qu’elles coinçaient entre leur fine taille, et leur ceinture de jupe. Souvent robert les voyait s’activer au lavoir pieds nus.

     

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     L'insoumise

     

    Elles avaient également une habitude qu’il aimait par dessus tout, c’était leur panier d’osier qu’elles calaient sur une de leurs hanches. Il sentait encore l’odeur des pains de savon dont elles se servaient, ce qui laissaient au linge une agréable odeur de fleurs des champs au pliage. Toute cette effervescence lui plaisait. Robert aimait aussi les voir se chamailler. Les vieilles étaient toujours en train de ronchonner : et ça rouspétait, rouspétait de plus belle, si bien qu'à la fin de la journée, au lavoir, entre les cancanières et les filles pleine de joie de vivre, tout le monde était épuisé. Lorsque les anciennes jugeaient que les draps et linge de maison étaient parfaitement propres, elles tordaient avec précaution chemises, robes, corsages, jupes et jupons, caleçon et pantalons en s'aidant mutuellement. Ensuite, elles allaient tout étendre dans les prés avoisinants leur domaine, ce qu'elles avaient si bien fait bouillir, rincé, lavé et tapé pendant les trois longs jours de grande lessive réglementaire. Rien ne valait les prés d’herbes tendres de leur champs où les vaches n’avaient pas accès à cause de leurs bouses. Il ne fallait pas tacher ce linge resplendissant de blancheur ! Par contre, les bouses étaient un excellent combustible que l’on ramassait une fois bien séchées au soleil, afin de servir, pareil au bois, pour se chauffer dans les grande cheminées murales des fermes : Tout était utilisé dans les fermes, et ce linge exposés aux chauds rayons du soleil, séchaient tranquillement profitant de cette chaleur bienfaisante venant du ciel. Les draps blanchis par la chlorophylle de l’herbe, et la réverbération des chauds rayons solaires, donnaient au linge un parfum fleurant bon la campagne. Ils étaient toujours ramassé et pliés en chantant. Les jeunes filles et femmes mariées caquetaient comme des poules les jours de grande lessive, et le lavoir était leur seule distraction. Les demoiselles de fermes avoisinantes se mêlaient toutes ensembles, autant à la rivière, que pour aider à collecter le linge par famille. Elles se rendaient la pareille mutuellement jusqu’à ce que tout soit ramassé et soigneusement plié dans de grands paniers d’osier. Le travail des maîtresses de maison était de ranger dans de grandes armoires de chêne. Ça embaumaient les petits sacs de lavande que les fermières avaient l’habitude de glisser entre les piles de draps qui s’entassaient, rangées par rangées, au millimètre prés. Les chemises et autres petits linges, se retrouvaient tout aussi minutieusement rangés à leur place habituelle. Après avoir compté les draps et tout ce qui devait se trouver au complet dans les armoires, les lourdes portes de chêne étaient refermées à clef, cachant souvent des trésors en argent et bijoux transmis par héritage. Robert le savait parce qu’il avait vu sa mère faire de même.

     

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    L'ultimatum de l'oncle de Bob

     

     

    Geneviève ne dit mot devant les paroles du vieil homme ; mais elle sentit son cœur se serrer. Il reprit encore :

    — Afin d'être sûr que votre relation n'est pas qu'un feu de paille causé par le côté romanesque et défendu de votre liaison, j'aimerai que vous cessiez de vous voir : que vous espaciez vos rendez-vous le temps que votre divorce se mette en place. Je ne vous cacherais pas que ce divorce va être long et difficile.Vous avez quitté le domicile conjugale la première et dans ce cas précis, vous êtes en tort.

    — Ce n'est pas exacte. Mon mari quitte très souvent, et pour plusieurs mois, le domicile. Je l'ai signalé à la police. En ce moment, il n'est pas à la maison et cela fait dix mois qu'il aire je ne sais où. C'est un homme qui est toujours ivre. Il me frappe. Vous pensez que je dois supporter cette situation toute ma vie ? !

    — Je conçois tout à fait votre affaire vis à vis de la loi ; mais votre position, vis à vis de votre couple, est peu enviable. Votre divorce risque d'être long et pénible. Si, en plus votre mari arrive à prouver que vous avez une liaison avec un autre homme que lui, vous allez avoir le divorce à vos torts.

    Cette fois, Geneviève les larmes au yeux ne pu contenir sa révolte et sa réprobation concernant la tournure que prenait les événements :

    — Oh ! Monsieur ! Ce que vous me demandez là, est impossible ! Nous n'en aurons pas la force ! Nous nous connaissons à peine !

    — C'est justement pour cette raison que je craints que ce ne sois qu'un coup de foudre se terminant par un feu de paille. Essayez mon enfant. Je connais mon neveux. De vous avoir parlé en suggérant une séparation provisoire, ne va pas lui convenir, mais de ce sacrifice dépendra votre avenir. D’après ce que m'en a dit Bob, votre mère ne vous a jamais témoigné d'amour. Votre père est un homme bon, mais faible. Vous avez été mariée contre grès et violée par votre mari le soir de vos noces. Votre petite fille est en nourrice parce que vous avez besoins de travailler : la cause en est évidente. Vous vous êtes débattue dans des épreuves qu'à votre âge, beaucoup de jeune femmes n'auraient pas réussit à surmonter. Vous êtes une personne très courageuse ; mais cela ne suffit pas : il faut encore faire vos preuves. Bob, lui aussi à été privé de l'affection parentale très jeune. Bien sûr que j'ai  essayé au mieux des parents replacer en le gardant avec moi, m'occupant de son éducation par l 'intermédiaire de préceptrices ; mais on ne remplace jamais l'amour d'une mère ou d'un père trop tôt disparut dans un accident tragique. Bob a trouvé en vous l'amour qu'il cherchait. Je me fais l'effet d'un croque-mitaine, cependant, je dois vous mettre en garde, car le prestige de notre famille ne peut souffrir de scandale. Je vous assure que je ne me mettrais pas en travers de votre chemin tant que vous respecterez notre accord. Vous pourrez vous téléphoner autant de fois que vous le désirerez, mais c'est tout ce que je vous permets tant que votre situation ne sera pas saine. Je vous demande, au départ, un sacrifice de six mois sans vous voir. Ce n'est pas si long ! A la fin de ce temps de réflexion, si vous n'avez jamais cessé de vous aimer, et si, de votre côté, vous avez entamé la procédure de divorce : condition nécessaire à l'effort que je vous demande, alors, il n'y aura plus d'objection de ma part ni d'obstacle à votre bonheur. Vous êtes jeune mon petit. Je vous souhaite de réussir dans ce que vous devez entreprendre afin de vous libérer de cette chaîne qui vous entrave. Tâchez de trouvez les forces nécessaires  pour défendre votre liberté et votre droit au bonheur. Vous pouvez disposer. Au revoir mon enfant.

      

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    L'ultimatum de l'oncle de Bob

     

    Entrez, vous deux. Bob, toi, sors : Vas faire un tour pour que nous puissions parler plus librement, madame et moi, et vous, jeune femme, asseyez-vous en face de moi, sur ce fauteuil pendant que je termine ce travail, fît-il en désignant de sa pipe qu'il remit aussitôt à sa bouche de vieil homme, un des fauteuils se trouvant devant le bureau, tous deux du même style que le reste qui était à la disposition des visiteurs.

    Geneviève, intimidée, s’exécuta tout en se retournant sur Bob qui quittait la pièce sans un mot, la laissant aux mains de cet homme dont elle se méfiait. Elle était, cependant, très intriguée par l'attitude du vieil homme qui l'air de rien, lui en imposait. Celui-ci, aucunement dérangé par le regard interrogateur de la jeune femme, fumait tranquillement sa pipe tout en examinant sa correspondance, ce que Geneviève trouvait son sa façon de faire très impoli.

    De temps à autre, il levait ses yeux de sa lecture, fixait Geneviève et reprenait son occupation. Pendant cet interminable surprise, La jeune femme le surprit plusieurs fois à lever un sourcil, ce qui lui donnait un air encore plus impressionnant ; mais ce n'était que la fumée de sa pipe qui lui chatouillait le nez et les yeux. En le regardant plus attentivement, elle trouvait le vieil homme très distingué, avec des allures qui rappelaient les vieux Lords Écossais. C'était certainement sa pipe, et ses gros sourcils qui lui donnaient cet air si particulier ; mais cela ne lui donnait pas le droit de la faire mijoter en attendant qui se décide à lui adresser la parole ! NON ! Elle n'était certainement pas de la noblesse, mais ce n'était pas une raison pour l'humilier de la sorte ! C'était d'une incorrection inconcevable ! Était-ce la richesse qui rendait les gens si méprisants envers les ceux du peuple ? Ce vieillard, tout distingué qu'il était, laissait voir son impolitesse  à son égard intentionnellement ce qui ne lui plaisait guère.

     Elle se disait qu'elle n'allait pas tarder à se lever du fauteuil, jugeant qu'il l'avait suffisamment fait poireauter. Elle joignit le geste à sa pensée et se leva pour se diriger vers la grande porte sans même se retourner, et négligeant sciemment de le saluer, lui montrant ainsi qu'il n'avait aucunement le droit de la traiter de cette façon. Elle était conscience qu'elle risquait sa place de coiffeuse, mais son honneur était plus important que sa place. Elle était arrivée à la porte du bureau, posait sa main sur la poignée dorée quand le viel homme se décida enfin à lui adresser la parole.

    — Et bien jeune femme ! Vous êtes amoureuse de mon neveux ?

    Geneviève se figea sur place. Il l'avait prise au dépourvu. C'était fort bien joué ! Toute à ses pensées, elle n'avait pas eu le temps de préparer de réponses.

    — Et bien ? Vous avez perdu votre langue ? Répondez à ma question !

    Geneviève hésita un instant et lui lança en pleine face son impolitesse envers elle, ce qui lui permettait de le faire attendre,  tellement elle était hors d'elle. Il se passa quelque secondes avant qu'elle se décide à lui répondre à sa manière :

    — Vous permettez que je prenne mon temps comme vous avez eu un malin plaisir à le faire pour moi ? 

    — Je vois que vous avez un sacré caractère ! J'aime les personnes qui ont du caractère !

    — Cela vous aurait plus que l'on vous traite comme vous venez de me traiter ? Vous m'avez humilié ! Et oui, j'aime votre neveux profondément, et lui aussi m'aime, ne vous en déplaise ! Il est majeur et il a le droit d'aimer la femme de son choix ! En l’occurrence, je suis la femme qu'il a choisi ! Je peux vous exprimer mon amour pour lui en Anglais puisque tout ici reflète le style Victorien du dix neuvième et que vous avez tout à fait l'allure d'un noble écossais sur le retour. Vous croyez que je n'ai pas eu le temps de vous jauger pendant que vous m'avez faite attendre ? Vous espérez que je ne sois pas assez cultivée pour  entrer dans votre famille ? Et bien, vous vous trompez sur mon compte !

     

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    L'ultimatum de l'oncle

     

     

    Ne voulant pas montrer son désarroi au vieil homme, Geneviève ne se retourna pas pour le saluer, et lâcha, plus par convenance qu'autre chose :

    — Au revoir monsieur.

    Une tristesse infini envahissait son âme tandis qu'elle franchissait la porte du bureau pour se retrouver dans la grande bibliothèque, perdu dans ses pensées, accablée par tout ce qu'elle venait d'entendre. Cette bibliothèque qu'elle retraversa lui parût plus sombre qu'à son arrivée. cela devait faire au moins trois heures qu'elle était dans la demeure familiale de Bob, mais elle ne reconnaissait plus rien et tout se mît à tourner autour d'elle, et la pièce s'allongeait démesurément à chaque pas qu'elle essayait de faire. Elle n'était pas loin de s'évanouir lorsqu'elle sentit une main robuste l'a retenir pour se retrouver dans les bras sécurisants de celui qu'elle aimait.

    Cette pénombre particulière à ces grandes maisons anciennes dû aux grandes tentures de velours d'un rouge bordeaux,  dissimulant de hautes fenêtres qui se trouvaient être au nombre de six, là où des espaces vides réservés à cet effet avaient été conçu pour. La tombée du jour empêchait de distinguer son amour qui la tenait serrée contre son cœur. Elle appuya sa tête contre sa poitrine et se mit à sangloter. Pour le compte, il était inquiet et lui releva le visage trempé de larmes. Elle n'aperçu que son regard d'habitude si rieur, ne reflétait qu'une interrogation inquiète qui cherchait à comprendre ce qu'il s'était dit de si grave, que son aimée ne puissaccepter ? Il l'enveloppait d'un regard ardent que ne pouvait supporter Geneviève. Elle ferma les yeux tout contre sa poitrine et une foule de mots tournaient dans sa tête : des mots que l'oncle de Bob avait prononcé, et qui n'acceptaient aucun appel concernant sa décision. Des mots qui la brûlaient telle une flamme venant tout droit de l'enfer. La bouche de Bob, pour la réconforter à la couvrir de petits baisers tendres ; mais Geneviève s'écarta de lui avec l'énergie du désespoir. Leur amour était coupable d'adultère. Ils n'avaient pas le droit de s'aimer ! Leur amour était coupable vis à vis de la société, et leur idylle prenait une telle ampleur !

    Geneviève arriva entre deux sanglots, à lui faire part, non sans difficulté d'élocution, tout ce que son oncle exigeait d'eux comme sacrifice afin de se rendre compte, par lui-même, si leur amour tenait le choc de la séparation longue de six mois, et obliger ainsi Geneviève à déclencher sa demande de divorce, si non, il ne serait pas question que Bob  et elle vivent en ménage, et pour dire le mot approprié à cet état de fait : vivre en concubinage. De plus, il y avait une petite fille en jeux que son oncle désirait avoir pré de lui avant de partir pour l'autre monde. Leur amour prenant de l'ampleur qu'ils n'auraient jamais soupçonné quelques semaines auparavant était en danger. Il fallait qu'ils se séparent, alors qu'ils venaient à peine de se connaître ? C'était, eux, impensable.

    — Je ne peux accepter ses exigences. Je t'aime et ma vie ne le regarde plus à partir de maintenant. Si c'est pour son patrimoine, qu'il me déshérite ! Je n'en ai rien à faire ! Nous ne respecterons pas les contraintes qu'il nous impose.  Je t'aime mon amour ! Lui dit-il dans un souffle. Ses lèvres descendaient le long de son cou, ses bras la retenaient prisonnière contre lui, et il avait le souffle court d'un homme qui désire la femme qu'il aime. Son haleine la brûlait partout où il posait ses lèvres, et cette sensation qui ne lui était plus inconnue depuis qu'il lui avait fait l'amour pour la première fois, envahit son bas ventre, telle une vague la submergeant, lui faisant perdre pied. En cet instant, elle aurait aimé être de nouveau seule avec lui.

     

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    L'ultimatum de l'oncle

     

     

    Une peur panique qu'on les découvre dans la pénombre du soir qui s'annonçait, angoissait Geneviève  ; mais en même temps, sans s'en rendre compte, elle répondait aux éteintes de Bob, non plus comme une jeune fille effarouchée, mais comme une femme éprise et consentante aux prières muettes que Bob formulait de tout son corps.

    — Bob, il faut que l'on aille parler loin de ton oncle. J'ai trop de choses à te confier concernant notre avenir auxquelles ton oncle émet des oppositions si nous ne respectons pas ses souhaits. Bob... Bob... arrête... ton oncle pourrait décider de sortir de son bureau.

    — Je n'en fiche. Mon amour ! Donne-moi encore tes lèvres...

    — Je ne vais plus pouvoir tenir... Tu me fais perdre toute raison.

    Leurs lèvres se rejoignirent encore une fois. Une porte claqua, le bruit venait du bureau. Bob plaqua Geneviève dans renfoncement de la bibliothèque ou de grandes tentures les dissimulaient. Le cœur battaient à l'unisson et il ne se quittaient pas des yeux. Des pas se rapprochèrent et monsieur Orial passa à quelques mètres devant eux sans se douter que no son neveux, ni la jeune femme, n'était pas encore partit du manoir.

    — Monsieur Bob n'est pas de retour ? Demanda le vieil homme à son major d'homme. peut être a-t-il raccompagné la jeune femme ?

    — Je suppose que ce doit être cela ? Je sors. J'en ai pour une bonne heure. Faites avancer la limousine. Au fait ! Savez-vous si la voiture sport de mon neveux à été remise en état ?

    — Je ne sais pas, monsieur. Je me renseignerais. Je vous fais avancer la limousine.

    — Bien. que le dîner soit prêt lorsque je serai de retour.

    — Bien, monsieur.

    Les deux amants attendirent que le calme soit revenu pour sortir de leur cachette. Bob fit de la lumière sachant que Grégoire : le major d'homme, saurait tenir sa langue s"il lui glissait un billet. Bob prit Geneviève à nouveau dans ses bras, et lui baisa le bout de son nez tout en la questionnant :

    — Que t'as encore dit mon oncle ? Que je t'aime et que rien, même pas lui ne pourra nous séparer et que je veux que tu sois ma femme, que je ne peux vivre sans toi ! Mon amour ! Je veux t'épouser ! Je te veux toute à moi ! Je veux te rendre heureuse et que nous ayons des enfants, si toi aussi tu le désires ?

    — Bob, arrête ! sois sérieux ! J'ai des chose grave à te dire.

    — parle, mon amour ! Qu'as-tu donc à me dire ?

    — Pas chez ton oncle. Viens? Partons d'ici : je me sens mal à l'aise dans ce manoir. Et si ton oncle revenait ? Allons-nous en tant qu'il est encore temps.

    Le jeune homme surpris, se demanda pourquoi le ton de Geneviève était si grave. Il se décida à relâcher son étreinte. Une ombre fugace passa sur son bonheur et un doute indescriptible l'envahit. Que s'était-il passé dans ce maudit bureau ?

     

    A suivre...

     

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    L'ultimatum de l'oncle

     

    — Viens ! Ce n'est pas la peine de rester là. Nous rentrons à l'hôtel et tu m'expliqueras en route ce que mon oncle à bien pu te raconter pour te mettre dans cet état.

    Un peu plus tard, en sous sol, dans la Mercedes, Geneviève fut pressée de questions. La jeune femme n'en pouvait plus. Elle décida de ne rien cacher à Bob :

    — Je t'ai dis que ton oncle ne voulais plus que l'on ne se voit pendant les six mois à venir tant que ma situation ne sera pas stable, que mon divorce ne sera pas chose facile à obtenir et qu'il ne saurait être question de mariage entre nous, et encore moins que nous vivions ensemble, ce qui serait, pour le nom des Orial, même s'il n'y a plus que lui et toi comme représentant principal, à part des cousinages éloignés, un désastre financier. Il ne veut pas de scandale qui entacherait le nom de vos illustres ancêtres. Tu est son seul héritier et si tu ne te rends pas à ce qu'il désire pour toi, n'ayant pas d'autres choix, il nous séparera à tout jamais. Mon honnêteté n'est pas en cause à ce qu'il m'a dit, mais je ne pourrais jamais faire partie de votre famille dans l'état actuel de ma situation.

    Bob arrêta la mercedes sur le bas côté de la route, anéantit. Il resta un instant silencieux. ce qu'il ressentait était de la colère. Il essaya de se contrôler pour ne pas mettre mal à l'aise Geneviève :

    — Non ! Nous n'allons pas nous séparer, même pour six mois.  Il connait mon opinion sur ce sujet. Je vois qu'il n'a pas tenu compte de mon avis ! J'ai trente ans, bon sang ! Il ne va quand même pas me dicter ma conduite toute ma vie !

    — Ne parle pas ainsi Bob. Ne raisonnes pas sur le coup de la colère : tu pourrais le regretter par la suite. Je ne veux pas être la cause de votre mésentente.

    Bob Protesta :

    — Mais je suis plus que majeur et je me fiche complètement des ancêtres qui ont conduit leur vie à leur manière comme la fait mon oncle ! Il y a encore des descendants dans la familles qui seraient très heureux de récupérer la fortune colossale que mon oncle va laissé après sa mort si moi je refuse de reprendre les rênes des compagnies ! Je sais qu'il veut que ce sois moi qui lui succède ; mais je ne suis pas près à lui obéir. Je t'ai rencontré. Tu es mon avenir, mon destin et c'est tout ce qui m'importe. Savoir que tu vas être obligée de revoir ton mari, m'est insupportable !

    — Bob, je t'en prie, ne parle plus de lui. Je ne sais même pas si j'aurais la force de le revoir, car je n'ose te dire ce qui m'attend une fois seule avec lui dans ce taudis malsain.

    — Mais enfin : il faut bien que nous abordions ce sujet brûlant ! Tout va dépendre de lui pour ton divorce ! Te sens-tu capable de tenir six mois avec ce monstre ? Tu sais qu'il n'y aura pas de divorce, si lui ne donne pas son accord ?

    — Bob, je t'en prie ! Tais-toi ! fit Geneviève d'un ton suppliant. Je ne sais plus ce que je dois faire, dit-elle en cachant son visage dans ses mains.

    — Regarde-moi ! Dit Bob en l'attirant à lui, mais elle se dégagea doucement, en sachant très bien qu'elle ne pourrait plus se séparer de lui si elle s'abandonnait à son étreinte.

    —Bob, il faut que tu réalises ! Je t'aime follement, moi aussi, et plus que tout ! Je souffre autant que toi d'être contrainte de nous séparer parce que ton oncle nous impose se sacrifice ; mais si tu devais te brouiller avec lui, à cause de moi, tu finirais pas me haïr par la suite. Il t'a élevé. Tu es son héritier : rien ne doit entacher la réputation des salons de coiffure Orial.

     

    A suivre...

     

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  • La mal aimée

     

    Le malheureux ambulancier ne savait plus quoi faire pour aider la jeune femme et il sentait son assurance professionnelle le quitter.

    Il épongeait son front, lui parlait doucement tout en lui tenant la main lorsque les douleurs reprenaient de plus belle. Geneviève, à l’évidence, semblait nourrir un ressentiment très fort contre il ne savait trop quels démons dont apparemment, sont esprit ne pouvait se débarrasser.

    Intuitivement, L’ambulancier sentait une sourde colère émaner de toute sa personne, ce qui, probablement, devait décupler l’intensité de ses douleurs. Il ne pouvait absolument rien tenter de plus pour l’aider et commençait à trouver le trajet la conduisant à l’hôpital décidément bien trop long à son goût. Le chauffeur ne pouvait pas aller plus vite sans risquer l’accident.

    Enfin, l’ambulance pénétra dans la cour du centre hospitalier, ce qui mit fin à son supplice. Geneviève, comme dans un brouillard, entendit des bruits extérieurs, des voix qui donnaient des ordres, mais qu’elle n’arrivait pas à définir. Une douleur plus forte que les autres la fit sombrer progressivement dans une inconscience qui ne lui permettait plus de rassembler ses idées. Une brume épaisse l’enveloppa toute entière. Elle devina plus qu’elle ne vit les portes arrière du véhicule s’ouvrir sur deux brancardiers qui empoignèrent la civière où elle gisait, ne se souciant pas plus que cela de son état qui, pour eux, était du domaine du normal.

    On la conduisit à travers un dédale de couloirs qui, de toute évidence, devaient mener à la salle d’accouchement. Geneviève ne résista plus à la tempête intérieure qui la dévastait et se laissa aller.

    A son réveil, elle entendit une grosse voix de femme lui annoncer la naissance de son bébé avec une satisfaction toute professionnelle : Toujours pas de signe de joie de la part de l’accouchée. La sage-femme continua :

    — Vous ne pourrez voir votre petite fille avant un certain temps. Vous pourrez la voir lorsqu’elle sera plus forte et que vous serez mieux. Reposez-vous.

    Les prunelles vertes de Geneviève trahissait une profonde angoisse. Ce qui semblait n’être peut-être qu’une fausse idée de la part de la sage-femme qui l’avait accouchée. Celle-ci l'observait avec une curiosité à peine dissimulée. Un je ne sais quoi, pourtant, dans le comportement de la jeune femme, l'intriguait.

    Geneviève avait du mal à ne pas montrer son dépit de savoir son bébé en vie. Elle avait tant espéré la savoir décédée à la naissance ?

    Des larmes de rage qu'elle voulait retenir envahissaient ses yeux. La sage-femme ne voulu pas croire à ce qu'elle lisait dans ce regard paniqué qui, dans un tel lieu, n'était pas de circonstance. Cette jeune femme n’était encore qu'une enfant.

     

    A suivre... 

     

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  • La mal aimée

     

    Par un triste après-midi supportant un ciel plombé n’augurant rien de bon, une ambulance filait à vive allure en direction de l’hôpital Beaujon. Ses vitres rendues presque opaques par une pluie fine, ruisselante et tenace, ne laissaient pénétrer qu’un jour diffus à l'intérieur de celle-ci. Une pénombre ouatée enveloppait le peu de paysage à peine entrevu qui défilait devant les yeux de Geneviève, agrandit par une souffrance à peine supportable. À peine cinq minutes s’étaient écoulées depuis ses dernières contractions. Chaque seconde qui s’égrainait lui paraissait tellement courte entre les douleur, qu’elle n’en pouvait plus de se tordre sur le brancard.

    La sirène de l’ambulance hurlait afin d’écarter les automobilistes qui gênaient le passage. Geneviève avait l’impression que sa tête allait éclater, tant le bruit assourdissant qu’elle occasionnait lui était pénible. Dans son esprit fiévreux, des sentiments contradictoires se bousculaient : elle allait être mère pour la quatrième fois, réaliser ce miracle que des centaines de femmes dans l’impossibilité de concevoir pouvaient lui envier, mais n’en éprouvait aucune joie.

    L’ambulancier l’observait à la dérobée tout en lui prenant le pouls. Jamais, de toute sa carrière, il n’avait vu femme aussi jolie. Tout en elle n’était que grâce, et malgré la tension qui durcissait les traits de son visage, cette jeune femme était belle. Il ne comprenait pas pourquoi elle vivait ces moments intenses sans personne à ses côtés. Aucun membre de sa famille n’accompagnait ses gémissements. Pas de mari n’essuyait son front perlé de sueur où se collaient les mèches de ses beaux cheveux blonds. Ses mains fines et blanches se crispaient sur le drap qui la couvrait.

    Son beau corps dont les courbes harmonieuses n’étaient en rien diminuées par la rondeur de son ventre, se tordait sous la force des contractions qui revenaient par espaces réguliers.

    L’ambulancier essayait par tous mes moyens de la calmer, la rassurer en lui murmurant des paroles qui se voulaient réconfortantes. Le pauvre homme ne savait plus quoi faire pour la soulager, et il avait hâte d’arriver aux urgences. Depuis qu’il exerçait ce métier, lui et son ambulance en avaient vu passer de ces futures mères capricieuses, geignantes, hurlantes et grimaçantes, perdant toute leur dignité à vouloir trop en faire. Certes, il était conscient qu’un accouchement, ça faisait souffrir ; mais pas au point d’en rajouter des tonnes ! Aucune femme dans toute sa carrière déjà vieille de cinq ans déjà, n’avait su capter son attention comme celle-ci. Pas une seule n’avait su éveiller, en lui, autant de compassion et autant d’émotion.

     

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    La mal aimée

     

    Elle n’aurait su dire pourquoi, sa conscience lui dictait d’insister auprès de la mère pour sauver ce petit être sans défense qui, de plus, à cause d’une maladresse de la part d’une assistante, se battait deux fois plus contre l’adversité. Les gynécologues et les médecins accoucheurs considéraient son cas grave et ne savaient pas si le bébé allait vivre. Pour sa propre estime et aussi pour la conscience qu’elle avait de son devoir, elle se devait de réussir ce tour de force.

    Elle réprima la rage qui montait en elle, ce qui pouvait brusquer la jeune mère dépourvu de sentiment maternel et la buter si elle ne se contrôlait pas. Elle avait compris, depuis toutes ces années, que cela ne servait à rien qu’à desservir les intérêts du bébé en devenir. L’espace de quelques secondes avait été nécessaire à la sage-femme pour reprendre le cours de sa pensée. Geneviève, sur le qui-vive, recroquevillée sur elle-même, guettait le moment où celle-ci reprendrait la parole. Geneviève sursauta presque par surprise, lorsque elle entendit, de nouveau le son de sa voix dont la masculinité l’avait tant impressionnée la première fois :

     Allons ! Lui dit-elle en tapotant doucement sa main. On ne rejette pas le bébé que l'on vient de mettre au monde sans une raison grave ! Rien ne justifie ce geste !

    Ce contact du simple toucher sur sa main était très désagréable à la jeune femme qui n'essaya même pas de bouger le petit doigt. Elle se contenta de prononcer laconiquement :

    — Veuillez retirer votre main s'il vous plaît : je ne supporte pas que l'on me touche.

    La sage femme interloquée par cette soudaine rebuffade n'insista pas, et stoppa net son geste, étonnée par cette réaction froide et disproportionnée. Elle venait de le comprendre que la jeune femme ne voulait pas se laisser attendrir par cette marque de compassion destinée à la faire fléchir concernant la garde de son bébé.

    Geneviève ne voulait pas de l'enfant qu'elle venait de mettre au monde parce qu’elle ne se sentait pas la force d’être une bonne mère et qu’elle n’éprouvait rien pour l’enfant qu’elle venait de mettre au monde. Elle ne voulait pas que ce bébé la prive d’une liberté déjà précaire. Pour ne pas rompre le dialogue qu'elle avait eu du mal à établir, la sache femme continua de chercher à toucher le cœur de Geneviève par de multiples démonstrations de sympathie, mais non sans perdre de vue le plus important : essayer de la dissuader d'abandonner sa petite fille.

     

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     La mal aimée

     

    — Je réalise tout ce que vous avez dû endurer. Reprit la sage-femme.

    Dans un geste mécanique, Geneviève continuait de hocher la tête tout en triturant le drap de métis qui la recouvrait. Elle semblait dans un état second, ne semblant pas prêter attention aux paroles que la sage-femme prononçait.

    — Je suis très peinée et inquiète concernant votre envie d’abandonner votre bébé, mais pour l’heure, je pense à votre petite fille n’en à pas fini avec le sort. Décidément, celui-ci ne lui est pas clément. Pour votre bébé, ce n'est pas réglé. Nous ne pouvons pas nous prononcer avant plusieurs jours quant à sa viabilité : son cordon ombilicale est trop court de deux centimètre et il y a risque d’infection. Geneviève ne décrocha pas un mot en entendant cette horrible nouvelle. Surprise, la sache-femme continua sur sa lancée, essayant de réveiller quelque chose en elle :

    — Votre mari, quoique vous en pensiez, est le père de votre bébé, et à ce titre, il a le droit d’être informé de l’état de votre petite fille Il a aussi le droit de donner son avis sur l’abandon de son enfant ! Vous ne pouvez décider seule ! C’est la loi ! Et la loi est d’abord faite par des hommes, et pour des hommes ! Vous ne pouvez rien y changer ! Il se passera beaucoup d’années, avant que les mentalités n’évoluent et qu’enfin, nous obtenions justice. Combien de jeunes femmes endurent la même chose que vous ? Combien de jeunes filles sont violées par leur père, leur oncle, par de sales voyous qui n’ont aucun scrupule ! Ces jeunes filles n’osent se confier à personne de peur qu’on ne les traite de vicieuses, de menteuses et qu’on les rende responsables de leur sort. Elles ont honte ! Leur honneur est bafoué ! Elles se sentent sales et deviennent des victimes à vie ! Elles atterrissent le plus souvent ici, à la maternité, avec le fruit de leur infortune qu’il faut mettre au monde. Certaines accouchent dans un coin de rue, au fond d’une impasse, afin qu’on ne les remarque pas ! Il est arrivé que des éboueurs trouvent des nouveau-nés morts ou encore en vie dans les poubelles qu’ils étaient venus vider. Ces petits êtres fragiles sont confiés aux orphelinats qui, heureusement, les recueillent, s’ils survivent, ils deviennent pupille de l’état. Il y a trop d'enfants abandonnés et malgré les soins prodigués, il y en a encore qui ne survivent pas. C'est triste. Dans votre cas, vous et votre époux êtes mariés ! Il n’y a pas viol entre mari et femme. Le conseil que je m’évertue à vous donner : c'est de ne pas vous buter. Ne vous vengez pas non plus sur votre enfant

     

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     La mal aimée

     

    Ce n’est pas bien. Je sais qu’il vous faut admettre cela, et que c’est très dur d’être l’objet du désir d’un homme, lorsque l’on n'est pas consentante. Je comprends que vous ne vouliez pas cette enfant ! Pourtant, le bébé est là ! J’en ai vues des détresses, et pas seulement des jeunes femmes de votre âge, mais de toutes jeunes filles ! Des adolescentes ! Et ce dont vous m’avez fait part ce soir, n’est que trop courant à des degrés différents, bien sûr, mais jamais sanctionné par la loi ! Ces violeurs : qu’ils soient mariés, célibataires, jeunes, à la fleur de l’âge ou même plus vieux, sont toujours blanchis, faute de preuves, car c’est leur paroles contre celles de ces infortunées jeunes femmes et je vous parle des affaires de viols qui arrivent à être connues du grand public ! Les autres, on les escamote. Les familles prennent bien soin de dissimuler le scandale qu’ils étouffent dans l’œuf, si je puis m’exprimer ainsi, afin d’éviter le déshonneur qui éclabousserait leur nom !

    Geneviève pensa :

    — Vous ne croyez pas si bien dire. Si vous saviez... Tout ceci n'est que la partie immergée de l'iceberg.

    Ignorante de ce qui se tramait dans l’esprit de la jeune accouchée, la sage-femme insista encore :

    — Que décidez-vous pour votre petite fille ?

    Geneviève formula sa réponse d'une voix ferme :

    — Malgré tous ces arguments que vous essayez de faire valoir pour essayer de me convaincre de garder l'enfant, je n'est pas changé d’avis sur ce point. Je suis encore maîtresse du jeu et plus déterminée que jamais. C'est tout ce que la loi m'accorde et je compte bien le mettre à profit.

    — Très bien. Puisque je ne peux vous forcer à changer votre point de vue, je ne peux que vous conseiller de vous taire si vous n’êtes pas capable de déposer plainte pour viol. Il faut avoir un sacré courage pour aller, quoi qu’il vous en coûte, jusqu’au procès qui, de toute façon, n’aboutira pas. Je le sais par expérience. Dites vous bien que vous êtes la femme de votre assaillant ! Je vous l’ai dit : le viol n’est pas considéré comme tel entre époux.

    — Je veux divorcer. Je suis encore maîtresse de ma vie et plus déterminée que jamais. C'est tout ce que la loi m'accorde et je compte bien le mettre à profit.

     

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      La mal aimée

     

    — Malheureusement, tant que vous êtes l'épouse de cet homme, vous lui devez obéissance. Vous êtes, je suppose, catholique et pratiquante ? Vous devez donc savoir que votre mari n'acceptera jamais le divorce. Nous autres femmes, n'avons pas de grands moyens pour nous défendre du machisme des hommes et nous n'avons pas le choix ! Nous nous devons de supporter le joug et la violence de ces hommes, ce qui est le lot de nombreuses épouses : Cela fait partie du jeu. Ils croient avoir le droit d'exercer cette violence pour se prouver qu'ils sont des hommes et prendre vraiment conscience de leur virilité. C'est eux qui détiennent la force, le pouvoir et l'autorité. Pour certains, ils ont besoin d'exercer cette violence. Quoi de plus normal et de plus facile pour eux, que de violenter une femme, taper dessus ou malmener un enfant. Ils ont besoin d'exercer cette violence : C'est un comble quand on y pense ! Pour le mal que votre mari vous fait, je ne vous suis plus d'aucun secours quant à mes conseils. Pour votre petite fille, si Dieu permet que vous soyez la dépositaire d'une petite âme toute neuve. S’il permet que ce petit ange qui se bat en ce moment pour rester en vie, en fin de compte, s’en sorte, il faut, de votre côté, faire un effort et accepter de la garder. Peut-être va-t-elle vous réconcilier avec votre existence ? Ne refusez pas son aide par bravade ! Vous êtes courageuse et volontaire ! Vous vous en sortirez ! J'en suis persuadée ! Je vous conseillerais plutôt de ravaler votre désir de vengeance qui ne vous mènera à rien de concret pour le moment. Penser à votre petite fille qui elle, n’a pas demandé à venir au monde ! Elle a le droit, si elle vit, d’avoir sa chance ! Ne pouvez-vous faire abstraction de votre propre existence pour ne penser qu’à votre enfant ? Ne pouvez-vous faire cela ? Au moins, votre sacrifice servira à quelque chose !

    Ce mauvais jeu de mots arrivait mal à propos. La sage-femme se rendit compte de sa bévue, mais les mots étaient lâchés. Du côté de Geneviève, la réaction ne se fît pas attendre. Sur un ton ironique Elle lança :

    — Quelque chose ! Parce que vous trouvez le terme juste, vous ! Cette chose, comme vous dites, à été conçu sans mon consentement, et je n'en veux pas ! Vous pensez que mon sacrifice ne sert pas suffisamment à mon mari ? Dès qu’il veut prendre ce que je me refuse à lui accorder, il se sert chaque fois que ça lui chante et il me frappe ! Ne trouvez-vous pas que ce salopard ne profite pas mal de ma personne chaque fois qu'il me touche, qu’il me viol ? Cette… chose qui s’est nourrit de mon sang de ma chair et qu a fait son nid dans mon ventre, est justement une chose répugnante ! Je ne veux même pas la voir ! La sage-femme balbutia :

     

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      La mal aimée

     

     La sage-femme pourtant rompu à toutes épreuves, s'excusa de sa maladresse :

    — Je n’ai pas voulu dire ça, mon enfant !

    — Non. Vous n’avez pas voulu dire ça ! C’est juste une mauvaise expression de votre part ! N’est ce pas ? Vous ne connaissez pas encore toute ma vie ! Je ne peux et ne veux pas pardonner ! C’est au-dessus de mes forces ! Je n’éprouve rien pour ces enfants que j’ai mis au monde contre ma volonté ! Pardonner, Oublier ? Non ! Vraiment, je ne peux pas ! C’est trop me demander ! La blessure ne peut pas, et ne pourra jamais se cicatriser !

    La sage-femme, après un long instant d’hésitation, se rendant compte qu’elle avait échoué dans sa démarche et que la jeune femme s’enfermait dans un mutisme volontaire, capitula, non sans risquer quelques paroles encore, n'étant pas du tout sûr que la jeune femme en tiendrait compte.

    — Je vois que je n’arrive pas à vous convaincre de garder votre bébé. Je ferai le nécessaire auprès de votre mari demain. Pour le certificat d’abandon, il faut qu’il le signe et s’il ne le veut pas, vous devrez garder votre bébé. Bon courage mon petit et bonne chance pour votre avenir. Je vous plains de tout mon cœur. Il va vous falloir énormément de force de caractère pour affronter les difficultés qui ne manqueront pas de se présenter à vous. Mais quoi qu’il advienne, encore une fois, je vous supplie de réfléchir avant d’abandonner votre bébé car vous n’êtes pas seule à décider ! Vous pourriez le regretter amèrement et votre existence risquerait de s’en trouver modifiée, et pas forcément dans le sens que vous auriez aimé qu’elle le soit !

    — Je peux le mettre en nourrice et ne pas m’en occuper ! Mon mari paiera pour le résultat de son ignominie. Je refuse de m’en occuper!

    — Vous avez tord ! Croyez-moi ! Un enfant apporte joies et consolations, même dans un ménage où les rapports entre époux son difficiles ! Peut-être est-ce lui qui vous aidera à surmonter les difficultés que ne manquera pas de traverser encore votre couple. Ne rejetez pas votre bébé simplement parce que vous en voulez à son père ! Ce serait injuste pour la vie que vous venez de donner ! Encore une fois, vous devez prendre sur vous et élever cet enfant. Je connais à présent votre parcours douloureux. Je suis consciente aussi, que vis à vis de votre mari, vous n’êtes pas à l’abri d’une récidive.

     

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       La mal aimée

     

    Il faut vous y attendre, à moins que vous ne cédiez de plein gré à cet acte sexuel qui vous répugne et que vous supportez ce que vous considérez comme une souillure depuis plusieurs années. Toute votre vie, vous serez esclave de ce genre d’homme : Je me suis mariée avec ce même genre d’individu qui est décédé maintenant. Croyez-moi : j'ai souffert aussi par la faute de cet homme. Ce fut une délivrance que de me retrouver veuve, sans enfant, et encore jeune. J’exerçais déjà la profession d'infirmière dans divers services avant de devenir sage-femme. Comme je n’ai pas put avoir d’enfant, je me suis promise d'aider au mieux de mes capacités, les jeunes femmes sous ma protection qui se trouveraient être en difficulté le temps de leur hospitalisation. C'est pourquoi j'essaie de vous comprendre, mon enfant, au risque de vous paraître très curieuse.

    Geneviève ne put s’empêcher de prendre cette confession pour une ultime tentative de conciliation. Elle se recroquevilla un peu plus sur elle même pour lui faire comprendre que leur entretient était terminé. Geneviève ne comptait pas s'obliger à écouter le reste de ce plaidoyer au sujet de ce bébé dont elle ne voulait pas. Elle avait déjà bien trop de mal à supporter la sache-femme, et cela, depuis un petit bout de temps. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour qu'elle la prenne en grippe. Ce qui la hantait, c’était la perspective de devoir retourner vers cet homme qu’elle n’aimait pas, et de devoir le supporter toute sa vie. Cela l’écœurait. Pour agir au niveau de ce mariage grotesque dont elle ne se voyait décidément pas continuer à subir, entre autre chose, les envie de sexe de son mari, et une vie commune qu’elle ne pouvait accepter. Elle avait un plan qui, petit à petit, se mettait en place. Tout en restant silencieuse, les pensées les plus folles tourbillonnaient dans sa tête. Sans se douter un seul instant de ce qui se tramait dans l’esprit de Geneviève, la sage-femme risqua une fois encore de la dissuader d’abandonner sa petite fille. Une folle envie de hurler s’empara de la jeune femme :

    — Assez maintenant avec vos sermons ! Vous m’exaspérez ! Je n’en peux plus ! Comprenez-vous ? Je vous demande de me laisser en paix !

    Sur les paroles furibondes de la jeune femme, la sage-femme, un instant interdite sur sa chaise, croyant avoir perdu la partie, s’empressa de se lever, de remettre le siège qu'elle avait emprunté, à sa place. Sous le regard réprobateur des autres personnes présentes. Un long et pesant silence avait enveloppé la salle de maternité.

     

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     La mal aimée 

     

    Comme pour choquer un peu plus sont interlocutrice, et le reste de l’assistance, un sourire énigmatique au coin des lèvres, Geneviève laissa tomber des paroles qui ne se voulaient pas très rassurante quant à la tournure qu’allaient prendre les événements. D’un ton presque ironique, Geneviève l’invita à revenir sur ses pas :

    — Ne vous en allez pas si vite ! Je vous fais peur tout à coup ! Venez ! Reprenez votre chaise et approchez-vous au plus près de moi de façon à ne pas déranger plus que cela les autres femmes et les infirmières ! Et non mesdames ! Vous n’aurez pas droit au chapitre principal de ma confession !

    La sage-femme n’étant plus toute jeune, eu un éclaire de lumière dans les yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres très minces. Geneviève observa ce changement d’attitude, et finit de la déstabiliser :

     Oh ! Ne vous réjouissez pas trop vite ! Vous n'allez pas aimer la suite de mon histoire. Vous voulez tout connaître de ma vie ? Et bien, vous allez être servie ! C’est loin d'être finit ! Je n'est pas eu que cette petite fille ! Il y a eu d'autres enfants... en tout : quatre que je n’élève pas et n’élèverais jamais.

    La sache femme éberluée par la bombe que Geneviève venait de lâcher, resta pétrifiée ne sachant que répondre à ce qu'elle venait d'entendre. Et Geneviève de continuer son récit sans se soucier de l'étonnement qu'elle suscitait chez cette femme. Imperceptiblement, le ton de sa voix venait de changé et se transformait en un murmure. Ce chuchotement confidentielle, obligeait cette dernière à tendre l’oreille. Elle s’approcha le plus prêt possible du lit afin de garder cette confession loin des oreilles indiscrètes se trouvant dans la salle de maternité. Geneviève continua son monologue sans plus se soucier des oreilles curieuses qui se tendaient aux alentours de son lit, mue par une curiosité déclenchée par l’accès de colère de Geneviève quelques minutes auparavant :

     Voyons. Par quoi vais-je commencer ? Ah ! Oui ! J’ai été violée par mon frère aîné : le seul fils chéri de ma mère, maintenant âgé de 45 ans. Il m’a prise de force, dans la grange au foin, en m’assénant un coup de poing magistral sur le visage, de façon à ce que je ne sois plus en état de me débattre. J’avais alors quinze ans. Bien sûr, comme un lâche qu’il était, il m’interdit de révéler à qui que ce soit ce qu’il m’avait fait sous peine de sanction de sa part.

     

    A suivre...

     

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      La mal aimée

     

    Je suivis ses conseils ne sachant pas que je portait en moi le fruit de son forfait. Bientôt je vis mon corps se transformer alors que mon frère était partit s’engager dans la légion afin de s’éloigneret surtout, ne pas à avoir à se justifier sur ce viol que j’avais subis. Bien sûr, les foudres de notre mère retombèrent sur moi, ma traitant de dévergondée. Je fut durement châtiée pour avoir entraîné son fils chéri dans le pêché car, bien sûr, c’était moi la seule coupable. Je fus enfermée pendant toute la durée de ma grossesse afin de cacher mon infamie aux curieuxD’après ma mère, mon bâtard issus de consanguinité ne devait pas avoir le droit de vivre. De toutes façons, je ne voulais pas de cet enfantMa mère prit soins de me bander le ventre le plus serré possible, de façon à ce qu’une fausse couche naturelle se produise. Peine perdue : le fétus était bien accroché. Aux grands mots, les grands remèdes : elle paya une femme rompu à ces sales besognes. Mon avortement provoqué par cette faiseuse d’ange se passa, tant bien que mal, dans ma chambre. A quinze ans, on ne peut être que choquée par de telles pratiques.

    Bien plus tard, j'ai eu, ensuite, une petite fille : une petite Chantal qui m'a été retiré dès sa naissance et qui, à l’heure d’aujourd'hui, est morte. Une petite Chantal décédée à tout juste à un an. Le douze juin 1945 à Neversdans la Nièvre où il y avait un orphelinat assez loin de chez mes parents et donc de moi. Lfin de la guerre était prononcée ; mais les atrocités continuait de faire de nombreuses victimes. Des obus de la première guerre mondiale furent découverts par les enfants de ce même orphelinat où avait été placé ma petite Chantal, d’à peine un an, par ma mèreDans cet orphelinat, il y avait des sous sols qui servait d’abri et de cachette pendant les bombardements.

    Une partie de ces sous-sols avaient été condamnée à la fin de la guerre de 14 /18 pour des raisons obscures que même encore à notre époque, nous ne connaissons pas vraiment les raisons. Est-ce que ce matériel militaire fut volontairement oubliés là ? Je ne sais. Néanmoins, ces obus n'avaient pas été désarmés, ce qui se produisit était inévitable ! Vous devez bien vous en douter ! Une formidable explosion eu lieue dans les sous-sols de l'établissement, juste au dessus de la pouponnière qui abritait les nouveaux-nés, dont ma petite fille, en situation d'abandon, très certainement encombrants pour les autorités en place, et encore sous l’occupation Allemande. J’appris, parla suite, que l’explosion qui avait complètement détruit l’établissement tenu pas les sœurs, grâce aux journaux que l’on avait pris soins de laissé traîner là, sciemment, de façon que je tombe dessus et que j’apprenne la vérité sur la destinée de ma pauvre petite Chantal.

     

    A suivre...

     

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