• Chez Orial page -2-

     

    Chez Orial

     

    Un tourne disque était à l’œuvre. Les hauts parleurs savamment dissimulés à la clientèle, ne faisait que diffuser le son. L’ambiance était détendue et parfumée, ce qui contribuait au bien être des clients. Pour l’époque, le salon se distinguait déjà par sa grandeur, son élégance, et la mixité de la clientèle. Le salon se répartissait de telle manière, que l’on avait pas l’impression d’une séparation entre les deux vastes pièces meublées de façon à bien distinguer le salon pour dames et le salon pour homme ; mais sans séparation ainsi qu’un alcôve réservé à la manucure. C’est justement ce qui lui donnait tout son charme, et qui le désignait, dans tout Paris, comme le salon d’avant-garde. Toute cette agitation agissait sur la jeune femme comme un gaz euphorisant qui lui permettait, pour quelques heures, d’oublier le dureté de son existence. Et la journée s’envola sur les ailes du temps…

    L’horloge de l’église de son quartier venait de sonner 20 heure lorsque Geneviève introduisit la clef dans la serrure de la porte d’entrée. Elle arrêta son geste et tendit l’oreille quelques instants, le cœur battant puis, elle tourna sa clef dans la serrure et poussa la porte qui s’ouvrit sur un couloir sombre et inhospitalier. Le silence régnait en maître dans ce taudis qui lui servait de logis. Par précaution et surtout pour se rassurer, elle inspecta chaque pièce en ayant soin de faire de la lumière au passage. Tout était normal. Rien n’indiquait que son mari soit passé dans la journée pour quelques raisons que ce soit. Soulagée de ne pas à avoir à rendre de compte, Geneviève s’affala sur le vieux fauteuil bridge qui se trouvait dans la sale à manger faisant office de salon en même temps, et retira, du bout de ses orteils, ses haut talons qu’elle avait supporté toute la journée. Elle s’étira de tout son long en baillant : la fatigue de son premier jour d’essai se faisant sentir, cependant, elle ne pouvait se cacher qu’elle que cet emploi lui plaisait. Pour la première fois de sa vie, elle était heureuse. Ce seul premier jour de travail venait de lui faire entrevoir la possibilité de devenir indépendante financièrement. Si elle savait manœuvrer adroitement, pour que son mari ne découvre rien de sa supercherie, elle comptait bien finir par se sortir de ce piège matrimoniale. Peu à peu, une douce et bienfaisante langueur l’envahit. Sans plus se poser de questions, elle résolue d’aller se coucher. Des flashs faisant revivre sa journée, accaparaient ses pensées. Machinalement, elle s’empressa de bloquer la porte comme à son habitude, éteignit les pièces inutilement éclairées et se dirigea vers la chambre à coucher dont elle avait changé la literie la veille, et qui, pour une fois, lui parut un havre de paix. Geneviève soupira d’aise, et entreprit de faire sa toilette.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 18 Février à 21:22

    Et s'est repartie pour une nouvelle semaine

    Un petit coucou  le week end est  terminé  !!
    Une nouvelle semaine arrive c'est avec toute ma tendresse
    Que je t'envoie mes plus douces pensées
    Pour te souhaiter une belle journée de lundi
    Suivie d'une douce semaine de bonheur
    Gros bisous du cœur de kikinette

    Et s'est repartie pour une nouvelle semaine

    Et s'est repartie pour une nouvelle semaine

      • Lundi 19 Février à 10:32

        Bonne semaine à toi aussi, kikilove !

        Merci pour les belles images. Amitié, Ghis.

    2
    Lundi 19 Février à 11:45

    Bonjour

    je commence l'aventure indépendante de Genevieve, enfin un travail qui lui donnera son independnace, je l'espere, ce salon va lui donner un peu de bonheur, loin de cette vie dure chez elle

      • Lundi 19 Février à 13:41

        Bonjour Philippe,

        Oui : petit à petit, malgré bien des déboires dû à sa condition de femme mariée, Elle s'en va vers un bonheur qui s’appelle l'amour...

        Bonne semaine à toi !

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