• Chez Orial page -9-

     

    Chez Orial

     

    Les deux amies avaient des goûts similaires et ne repartaient jamais, non sans avoir acquit un de ces précieux ouvrages qui, en les feuilletant, arrivaient, un congé sur l’autre, à les subjuguer encore. Songeuse, Geneviève reprenait sa marche au bras de son amie qui ne l’était pas moins. Comme la journée était agréable, elles allèrent s’asseoir sur un des bancs du square du Vert-Galant : à l’île de la cité, pour y bouquiner une vingtaine de minutes leur trouvaille. La curiosité l’emportant sur la faim, jusqu'à ces instants de lecture, se faisait sentir ; L’âme touchée par tant de lyrisme, et malgré son envie de vivre pleinement cette belle journée d’automne ensoleillée, Geneviève entraîna son amie se restaurer. Intérieurement, elle se sentait un tantinet triste, désarmée par la puissance des mots choisit par l’auteur de certaines de ces poésies. Elle et son amie Juliette ne comptaient plus les fois ou elles n’avaient su résister à l’achat de un ou deux petits recueils de poésie. Geneviève, souvent seule dans son deux pièce, en profitait pour les lire et vibrer toute entière à la lecture de phrases si joliment exprimées. Les images qu’elle voyait défiler dans son esprit par la seule magie des écrits de ces poètes, la bouleversaient.

     

    Depuis le début de la matinée de ce mercredi de septembre, Geneviève savourait chaque minute de liberté qui lui était accordée par la providence. Ses jours de congé étaient un cadeau inestimable pour elle, et les déjeuners en terrasse avec Juliette étaient euphorisant. Elles riaient de leurs plaisanteries tout en dégustant, chacune, leur menu préféré. Ces deux Jolies jeunes femmes respiraient la joie de vivre et les passants qui se promenaient devant les terrasses, souriaient en les admirant. Ces journées de détente si précieuses aux yeux de Geneviève, lui laissaient toujours un arrière-goût d’amertume, et de regret lorsqu’il fallait songer à rentrer. Pour les deux jeunes femmes, les distractions se terminaient dans un salon de thé où l’on servait de délicieuses pâtisseries qu’elles dégustaient accompagnées d’une avec son amie dans Paris, et à s’émerveiller devant les vitrines qui présentaient à leur regard envieux et passionné, les merveilles de la mode, à manger dans de petits restaurants sympathiques pas trop chers, à l’ambiance familiale, à fouiner dans les étales des bouquinistes, à se promener en bord de seine en fin d’après-midi où, Geneviève avait remarqué qu'il se déclenchait une inexplicable nostalgie poussant les promeneuses à regarder le soleil de l’arrière saison qui ne devenait plus qu’un pâle reflet de sa splendeur passée. C’était le signe ou elles devaient rentrer.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 23 Février à 09:55

    Bonjour

    cela fait du bien de lire enfin du bonheur et des phrases de joie dans ce roman

    enfin la pauvre Geneviève vit, respire tranquille, et je ne lis que du beau, pour le moment

     

    je te souhaite un bon weekend, a lundi

      • Vendredi 23 Février à 18:50

        Moi aussi, Philippe, je te souhaite un très bon week-end ! Merci pour tes visites quotidiennes.

        A bientôt, Ghis.

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