• Destin implacable page -4-

     

     

    Destin implacable

     

     

    La Mercedes, chargée de son précieux trésor, filait dans la nuit vers Paris. Bob regardait à la dérobée la jeune femme et son petit bout d'à peine trois ans, endormies toutes deux, et une sainte paix envahit son âme. Il était heureux. Sa vie prenait soudainement un sens plus aboutit. Finies les soirées parisiennes, les mondanités, les sourires hypocrites, forcés, afin de faire bonne figure devant la clientèle féminines et les amis de son oncle toujours plus exigeants : ce qu'il exécrait. Désormais, il ne vivrait que pour celle qui allait devenir sa femme une fois le divorce prononcé, et cet amour de petite fille deviendrait sa fille. Lui le plus beau parti de la gente masculine de Paris encore célibataire allait se marier. Les femme qui le convoitaient, n'avaient qu'à bien se tenir !

     

    L'orage ne semblait pas vouloir se calmer. Les essuie-glaces de la voiture n'arrivaient plus à assurer l'évacuation de l'eau du pare-brise. Bob ne voyait plus à un mètre devant lui. Il décida de chercher un endroit plus sécurisé que la route transformée en torrent, afin de se mettre à l'abri son précieux chargement en attendant que l'orage se calme. En plein dans la tourmente, ne pouvant plus continuer, il se rappela avoir vu à l'aller, un chemin de travers providentiel qui ne devait pas être très loin puisque la route, après plusieurs kilomètres, offrait à la voiture, au retour, son côté droit ou devait se trouver le fameux chemin. Il devina plutôt qu'il ne vît le petit chemin menant à la clairière providentielle. Il'empruntât sans se poser de question, préférant cela à un possible accident dû à un débordement de côté sur une voiture venant en sens inverse. La prudence était de mise. La route départemental, bordée de platanes des deux côtés, était un danger pour qui n'était pas prudent. La tempête et le vent ne disait rien qui vaille. Les coups de tonnerre et les éclaires se succédaient par espaces rapprochés. La Mercedes de Bob, robuste voiture, n'était plus qu'un fragile abri. Il s'avança prudemment sur le chemin boueux avant de déboucher dans cette clairière pour stopper la voiture à l'abri d'arbres séculaires. Bob laissa le moteur tourner, de façon à garder la chaleur dans l’habitacle pour ses deux amours qui dormaient toujours.Toutes les émotions de ces derniers jours les avaient tous deux épuisés. Il contemplait sa nouvelle petite famille heureux, un sentiment de tranquillité dans le cœur. Il inspira profondément puis, expira  comme pour libérer toute cette tension intérieur qui l'étouffait. En cet instant précis, il se sentait bien. Il se laissa aller contre le dossier et le repose tête du véhicule et, pendant un court instant, il ferma les yeux. Une douce torpeur l’enveloppa et il sombra dans un profond sommeil réparateur. Le tonner, les éclaires n'étaient plus qu'un vacarme lointain. Tous trois dormaient détendus, apaisés.

     

    La foudre indifférente aux sentiments humains, frappa un des magnifiques arbres plus que centenaires de cette clairière, le coupant en son milieu, sur toute sa longueur, tout en déracinant la partie prête à s'effondrer. La partie de l'arbre encore suffisamment lourde, vînt s'abattre sur le côté gauche, côté conducteur, enfonçant la taule pourtant épaisse, jusqu'à toucher la tête de Bob. Le traumatisme subit semblait considerable. Les branches éparpillées en tous sens ouvrirent le reste de la toiture comme une boite de conserve, et assommèrent Geneviève. Inconsciente le front en sang, elle lâcha sa petite fille qui glissa à ses pieds, sur le plancher du véhicule. La petite Elisabeth, réveillée se mit à sangloter en appelant sa maman qui ne pouvait lui répondre, ne s'étant pas rendu compte du désastre. Bob gisait sans connaissance à côté de celle qui était également dans le même état. Un silence macabre succéda aux bruits assourdissants de l'orage. Sous  l'amas végétal, rien n'était visible. Juste un bébé pleurait dans ce silence de la nuit, ce qui n'augurait rien de bon. La mort avait envahi la clairière et rodait, attendant son heure...

       

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 28 Mai à 10:57

    Bonjour

    je reprends enfin la suite de ton roman a suspens

    merci d'avoir pu faire refaire ton blog, les codes informatiques quel mystere pour nous simples internautes

    oulala le drame,

    mon dieu mais quel drame,

    je ne veux pas lire trop vite la suite, j'ai peur d'un cauchemar, d'une vraie tragedie

      • Lundi 28 Mai à 15:22

        C'est une tragédie qui n'est encore qu’incomplète...  merci mon cher Philippe pour tes gentilles visites journalières.  Bonne semaine à toi ! Amitié, Ghis.

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