• Chez tante Odile page -4-

     

    Chez tante Odile

     

    Pendant des mois je me laissais ronger par la douleur d'avoir perdu mon Warren et ma petite fille. Des abcès vinrent compliquer les choses en faisant de ma poitrine un foyer à microbes qui m'empoisonnaient petit à petit. Ma propre vie n'avait plus aucune importance sans mon bébé. Ma tante ne savait que faire. Les médecins des alentours avaient tous fais le chemin jusqu’au hameau ou se trouvait le château aux mille roses.

    Tous se concertaient pour essayer de trouver un remède miracle qui jugulerait l'inflammation dû à l’infection. Je me laissais décliner ne faisant rien pour m'accrocher à la vie sachant qu'une fois rentrée, rien d'heureux, en Normandie, ne m’attendait. C'était sans compter avec tante Odile qui, à force de dévouement, de douceur, de soins attentifs et d'écoute, accomplit le miracle que nul, à part elle, n'aurait pu réussir. Elle me donna tant d'amour qu'elle s'en oublia elle-même. Elle m'appris à vivre avec mon chagrin et s'est apprise à vivre avec le siens.

    Pour ma convalescence, je refusais de rentrer et restais de longs mois au Château. Je ne voulais plus retourner chez mes parents à cause de ma mère et de mes sœurs. Plus j'étais loin d'elles et mieux je me portais. Et puis tante Odile était si tendre avec moi ! Nous nous étions prise d'une véritable affection l'une pour l'autre : nous entendions à merveille et je me sentais si proche d’elle ! Qu’elle différence entre ma tante Odile et ma mère ! Je n'étais plus la honte de la famille puisque personne ne me connaissais dans le Sussex. Pour me familiariser avec la langue, ma tante m’avait fait apprendre l’Anglais pour pouvoir mieux converser avec le personnel qui ne connaissaient guère le français. Tante Odile était parfaitement bilingue, Étant donné son rang dans la société. Du vivant de Lord Byron, ma tante faisait partie de la haute société. Son veuvage la tenait recluse dans ce grand domaine comme le voulait la tradition. Sa réputation en aurait souffert si on l’avait aperçu dans des soirées mondaines. Elle ne voulait surtout pas qu’on lui trouva un sobriquet du style : La veuve joyeuse. Et puis, cela ne lui disait plus rien de parader, sans son grand amour en lady Byron, puisque son cher mari n’était plus là. Toute Baronesse qu’elle était, tante Odile était simple.

     

    Les terres du domaine étaient somptueuses et assez vastes pour ne pas avoir à rencontrer les Châtelains des domaines voisins. Il y avait tellement d’hectares que je ne risquerais pas, le temps de mon séjour, d’en voir jamais la fin. Les grandes promenades que nous faisions toutes deux, contribuèrent à me remettre complètement sur pied. Il y avais un grand lac où des cygnes glissaient majestueusement sur l'eau bleu marine. Les bords de la grande pièce d’eau était bordés de saules pleureurs, ce qui rendait cet endroit précis du domaine, encore plus féerique. Des canards accompagnés de leur porté à la sortie du bain quotidien, s'ébrouaient sur la berge où des bancs de pierre permettaient de s’asseoir pour se reposer et admirer le paysage. Tout était tellement beau que mes yeux fascinés ne savaient plus où se poser. Quant à la roseraie, c’était un ravissement pour les yeux, mais pas que pour la vue : Des milliers de roses diffusaient généreusement leur parfum dans ce magnifique parc et ses alentours ombragés.

     

      A suivre... 

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 29 Janvier à 10:02

    Bonjour

    bien triste séparation, meme loin de ses parents il leur faut faire le mal a cette maman

    merci de ce recit passionnant

      • Lundi 29 Janvier à 10:55

        Bonjour Philippe,

        Cela me fait plaisir que tu t'intéresses à ce roman. ça va ? Tu ne trouves pas trop de fautes ? Bonne journée à toi, et merci de ton passage.

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