• Destin implacable page -2-

     

     

    Destin implacable

     

     

    Après plusieurs mois de vie ensemble, amoureux, heureux, bien installés dans leur doux confort de jeune couple, le moment était venu d'aller chercher la petite Elisabeth qui n'était pas loin de ses trois ans. Geneviève avait comme une intuition qui la travaillait. Elle percevait clairement que Bob désirait qu'elle reprenne son enfant. Oh! Il ne la brusquait pas, ne la forçait pas non plus ; mais il se sentait tout à fait prêt pour adopter cette petite fille qui n'était pour rien dans ce dilemme familiale dont la jeune femme n' était qu'une victime elle aussi. Geneviève se disait que si elle voulait que leur bonheur d'être ensemble dure, il fallait qu'elle prenne une décision.

    De par son éducation catholique, et même s'il n'était pas en règle avec sa conscience en ayant bravé les règles fondamentales de sa religion, Bob se demandait si Geneviève aimait sa petite fille ? Souvent, il se posait la questions. Celle qui était toute sa vie ne semblait pas souffrir de du manque qu’occasionnait de l'absence de la petite. la jeune femme sentait bien qu'il fallait qu'elle reprenne sa fille. Depuis qu'elle était née, jamais elle n'avait éprouvé le besoin d'aller la voir. Elle n'arrivait pas à se défaire que cette enfant était née d'un des viols que son mari lui faisait subir selon son bon plaisir.

    Bob ne savait pas qu'elle avait eu d'autres enfants issus de viol également : que ce soit le viol de son frère aîné, ou des agressions répétées de son mari. Puisqu'elle ne s'en occupait pas ? Est-ce que la famille de Robert était régulière dans le paiement de la pension concernant la garde de l'enfant, elle se demandait, si la pension était à honorée à chaque fin de moi ? Toutes ces questions tournaient dans sa tête et, petit à petit,  le remord s'emparait d'elle. Geneviève en parla à Bob qui convint  avec elle d'aller chercher la petite, encore une chose lui faisait peur : est-ce que la petite accepterait de partir avec eux ?

    Une fin d'après-midi, ou Geneviève était en congé, ils quittèrent leur nid douillet sous un crachin pénétrant et peu engageant  : ce qui les fit frissonner. Ils firent une dizaine de mètres avant d'atteindre la Mercedes. Après que Bob eut ouvert la portière côté passager à Geneviève, elle s'engouffra juste à temps, avant que ne se déverse sur eux une pluie diluvienne. Bob s'empressa de se mettre à l’abri dans son véhicule, puis il dit à Geneviève :

    — Nous allons chercher ton petit bout de bonne femme, et vous mettre toutes deux en sécurité. J'ai déjà discuté avec Hortense : ma nounou qui m'a élevé car mon oncle avait son affaire à faire tourner. Elle chérira ta petite fille comme elle l'a fait pour moi depuis l'accident de mes parents. Tu peux lui faire entièrement confiance !

    Sans divulguer à mon oncle des raison qui la poussaient à demander son compte, bien qu'il fut en droit d'en demander la raison, elle l'informa qu'elle décidait de quitter le manoir ou elle avait vécu des années auprès de moi. Elle informa  mon oncle qui se doutait de ce pourquoi elle voulait retrouver sa liberté ; mais il n'avait dit mot. Elle n'attend que mon appel pour venir vivre avec nous. Hortense chérira ta petite comme si c'était moi. Elle m'est toute dévouée, et cette petite fille sera son rayon de soleil éclairant ses vieux jours.

    La Mercedes roulait à vive allure sur une route départemental détrempée dont on ne distinguait plus les bas-côtés. Bob, prudent, fixait la route en faisant bien attention dans aux virages dangereux et les nids de poules emplies d'eau. Avec le ronron du moteur de la voiture, la chaleur interne qu'il dégageait, Geneviève s'était endormit. Bon avait atteint la rase campagne et fontainebleau n'était plus très loin. La pluie, comme par miracle, avait complètement cessé, et la nuit, depuis un bon bout de temps, était complètement tombée.

    Bob rétrograda pour avancer plus doucement avant d'apercevoir le chemin qu'il fallait prendre avant d'arriver au lieu-dit ou la petite Elisabeth était en nourrice. Bob continua de maintenir une vitesse réduite, veillant ainsi à ne pas dépasser la maison en question de la nourrice. Il n'eut pas à chercher longtemps : à cinq mètres environ du lieu-dit, la maison était là. Il arrêta la Mercedes, et doucement, Geneviève émergea de son assoupissement. la voiture étant stoppée, la pluie ayant cessée, on entendait, dans le lointain, les aboiements de chiens. Bob éteignit les phares puis, attendit. L'atmosphère glauque de cet endroit ne les incitait pas à quitter le véhicule. Silencieux, chacun dans leurs pensées, ils restèrent un long moment sans oser se communiquer le fond de leurs pensées, puis ils se décidèrent, d'un commun accord, à sortir de la voiture pour se retrouver les pieds dans un chemin boueux. 

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Mai à 10:43

    Bonjour

    retour de mes vacances, et je lis la suite,

    j'entrevoie que la suite sera heureuse, mais on ne sait jamais dans les romans,

    j'espere que tu n'as pas tout ecrit de la réalité et qu'il y a beaucoup d'invention, d'imagination, parmi le vrai bien caché dans tes textes LOL

    2
    Lundi 14 Mai à 13:10

    Bonjour mon cher Poupées 3D images

    Oui, bien sûr ! Tu as tout à fait raison : J'ai voulu écrire une biographie ; mais les éditeurs n'en voulaient pas parce que, à part les gens célèbres, les biographies se vendent mal... ou pas bien.

    Quand je pense que la plus part des chanteurs et même certains écrivains se servent de " prête plume " pour écrire leur bouquin ?!

    Moi, je fais tout toute seule car je n'ai pas les moyens de prendre ce genre d'écrivains publique. Je me suis instruite par moi-même et j'en suis fière ! et puis, écrire, j'ai ça dans le sang, dans mes gènes. C'est le métier que je voulais faire déjà à mes neuf ans. La vie ne me l'a pas permit. J'ai fais à peu prêt tus les métiers pour subsister à partir du moment ou je me suis retrouvée seule, lâcher parmi la meute de chiens que la terre porte . Merci pour ton soutien mon cher Philippe. Amitié, Ghis.

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