• Chez Orial page -7-

     

    Chez Orial   

     

    Lorsque le patron du café lui signifiait gentiment qu’il fermait, elle cherchait de la monnaie, payait et s’en allait en espérant retrouver le deux pièce vide. Après ces moments de colère extrême, Robert avait vidé les lieux, ce qui la soulageait. Elle barricadât la serrure et bloqua la poignée en porcelaine de la porte avec la chaise de cuisine habituelle pour être sûr de ne plus être importunée. En prévision de ces ouragans, Geneviève avait acheté un rasoir à mains qu’elle avait toujours dans on sac ou caché sous son traversin pour une raison bien précise. Moins innocente qu’aux jours de ses noces, elle apprit ainsi, mois après mois, à encaisser les brutalités de son mari, nourrissant à son égard, à mesure que le temps comptait les mois, puis les années, une haine sans borne. Pour se protéger le mieux possible, il lui fallut déniché diverses cachettes, dont celle de la cave très pratique pour y passer quelques heures avant que son mari, ne la trouvant pas, décide de s’en aller au bougnat se rincer le gosier. Chacun de son côté, s’arrangeait à sa sauce : Robert s’enfonçant dans sa dépravation buvant allègrement les revenus de garage qui diminuaient à vue d’œil, jusqu’à engloutir complètement la dot de sa femme. Toutes les putes qui l’adulaient étaient à ses pieds, tant et si bien qu’avec elles, il se sentait invincible. Ce qu’il n’avait pas comprit, c’est que tous ceux et celles qu’il croyait ses amis (es), le laisseraient dès qu’il n’aurait plus un sous en poche. Le garage n’ouvrait plus que très rarement. Les clients attendaient que leur voiture soit réparée et, au bout du compte, ils faisait remorquer leur véhicule ailleurs, en colère et déçu du manque de professionnalisme du fils du père Cadoret. Lui qui adorait son métier, n’était presque jamais plus dans son quartier et les rumeurs allaient bon train. Quant à la femme de celui-ci, on la voyait partir tous les matins de très bonne heure, toujours bien pomponnée, sa jolie tête blonde bien plantée entre ses deux épaules, absolument pas préoccupé du sort de son époux.

    Ces drôles de jeunes gens, quand même ! Ils ont une drôle de façon de concevoir leur couple ! Dit une cliente au boulanger du coin. Et la boulangère de renchérir :

    Moi, je vois Mme Cadoret tourner au coin de la rue Mirabeau, pour aller où ? Je ne saurais vous dire ; mais j’arriverais bien à glaner quelques renseignements par-ci, par-là ! On entend plus parler que de ça dans l’quartier ! Vous verrez ! Un jour ou l’autre, vu que le mari ne fait pas grand-chose de bon à part tenir le bar du bougnat de peur qu’il ne s’écroule ! Le garage va être mis en vente. Ça va pas traîner ! Le fils Cadoret est en train de tout dilapider le patrimoine de son père, avec les filles et la boisson. Si c'est pas malheureux de voire ça !

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Février à 15:06

    Et s'est repartie pour une nouvelle semaine

    ❤️ Bonjour bon mercredi avec un rayon de soleil mais très froid
    ❤️ Je suis loin, mais je ne t'oublie pas
    ❤️ Je suis loin, mais je pense à toi
    ❤️ Je passe à n'importe qu'elle heure
    ❤️ Je sais que je ne dérange pas
    ❤️ Je te souhaite une très belle journée
    ❤️ Gros bisous du cœur  de ton amie kikinette

    Et s'est repartie pour une nouvelle semaine

      • Jeudi 22 Février à 11:11

        Merci gentille petite femme-enfant pour ces belles images.  Elles sont magnifiques ! Bisous de très loin, moi aussi. Ghislaine.

    2
    Jeudi 22 Février à 10:41

    Bonjour

    la situation s'arrange doucement pour Genevieve

    mais pas du tout pour le mari,

    qui lui néglige son travail et passe plus de temps a boire qu'a gérer le garage

    merci de cette histoire passionnante

      • Jeudi 22 Février à 11:15

        Bonjour Philippe,

        C'est vrai qu'il y a du mieux, mais c'est, malheureusement le calme avant la tempête...

        Amitié, mon cher philippe. Ghis.

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