• Destin implacable page -9-

     

     

     implacable Destin

     

     

    Geneviève s'adossa  sur les oreillers fraîchement retapés, et attendit que le docteur veuille bien l'informer de l'accident qu'elle avait subit avec son compagnon cette nuit de tempête. Geneviève avait mit sa confiance en lui, et attendait qu'il respecta sa promesse de ne rien lui cacher sur ce qui lui était arrivé. Celui-ci comptait sur le calmant que l'infirmière lui avait administré de façon à limiter la porté du choc qu'elle allait devoir encaisser et sans doute, ne pas accepte sans en garder un sévère traumatisme. Voyant que sa patiente commençait par instant à fermer les yeux, il lui prit la main et se décida à lui parler :

    — Il va falloir être forte ! 

    De sa voix calme et rassurante tout en guettant les effets du medicament administré afin de la garder sous contrôle, le docteur débuta son récit en ayant soins de se perdre dans les détails les moins pénibles à entendre.

    — Vos parents sont venu chercher votre petite fille qui se porte très bien. De ce côté là, vous pouvez être rassurée.

    — Rassurée... Je ne sais si... Ma mère ne m'aime...pas. Pourquoi elle ?

    — Soyez raisonnable : vous ne pouvez pas vous en occuper en ce moment, et puis, vos parents étaient tous deux présents pour prendre soin d'elle.

    Geneviève écoutait, mais son attention se relâchait de plus en plus. C'était le moment fatidique où le docteur s'apprêtait à lui révéler la triste réalité concernant son fiancé qui était dans un comas profond, et où la médecine n'était pas du tout certaine, dans l'état actuelle de ses avancées sur les études concernant les différents comas, et les effets qu'il pouvaient provoquer au réveil. Bob Orial pouvait en émerger un jour ou dans plusieurs mois. Le docteur devait le lui faire part de ce fait, ce qui n'était pas, pour elle, d'après l'amour qu'elle lui portait, une chose facile à accepter. Dans son délire, pendant son inconscience, elle n'avait cessé de répéter son nom, ce qui le poussait à être prudent afin qu'elle ne rechute pas : son comas avait quant même duré quelques semaines, et il avait eu peur pour elle !

    — Maintenant, pour ce qui ait de votre accident : vous étiez, avec votre petite fille et votre fiancé dans sa Mercedes, et vous reveniez de chez la nourrice qui avait la garde de votre enfant. D'abord une pluie diluvienne, puis se déchaîna une violente tempête, empêchant votre ami de continuer sa route. Vous rouliez sous une pluie battante. La route, d'après ce que j'ai appris des ambulanciers et des témoins qui ont aidé à soulever le gros tronc de dessus du toit de la Mercedes, avaient vécu le déluge toute la nuit. La route, noyée sous un torrent qui se transformait en rivière, obligea la Mercedes à se garer à l'abri dans une clairière entourée d'arbres. Il n'y avait pas d'autres solution. Vous dormiez, et votre petite était endormie dans vos bras. Votre fiancé jugeât, à juste titre, qu'il ne pouvait continuer à rouler sans risquer un grave accident. Comme je vous l'ai dis : il bifurqua au premier sentier qui se trouvait sur sa droite et se retrouva dans la clairière ou il se mit à l'abri sous des arbres séculaires, se rendant à l'évidence qu'il n'y avait pas d'autres lieux où se réfugier. Ce qui vous a sauvé, c'est qu'il eu la présence d'esprit de laisser ronronner le moteur, alimentant, ainsi, le chauffage toute la nuit et encore au petit matin. 

    Pierre Grangier arrêta sa narration : Genevieve s'était endormie. Il était soulagé : le reste de l'histoire serait pour plus tard : pour l'instant, il ne trouvait pas sa patiente assez remise et capable de supporter ce qu'il avait à lui confier. Un seul faux-pas, et la jeune femme pouvait sombrer dans un piège mental d'où elle ne pourrait peut-être plus  sortir. Ce qui était à craindre, c'était l'enfermement volontaire de son esprit refusant en bloc de perdre l'homme qu'elle aimait, pourtant, il devait faire en sorte que dans ce sommeil artificiel qui la maintenait inconsciente, son cerveau admettre le coma et peut-être, éventuelement le décès de son fiancé. La voyant suffisamment endormit, il jugeât le moment opportun pour entrer dans le vif du sujet :

    — Geneviève... Vous avez été tous deux est très gravement atteint ; mais Bob votre fiancé est, pour le moment, dans le comas. Nous craignons pour sa vie. De plus, son oncle ne veut plus vous voir. Il vous défend la porte de sa chambre. Je suis désolée. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour le ramener parmi nous, mais cela est très difficile : Le corps humain est complexe : surtout le cerveau. Il faut vous habituer à l'idée qu'il ne sortira peut-être jamais du comas, si-non, tu vas sombrer dans la folie ! De cette acceptation dépend ta guérison et ton salut. Plus vite tu accepteras cette réalité, plus vite nous pourrons envisager ta convalescence et ta sortie... Tu dois penser à reprendre ta vie. Tu as une petite fille qui à besoin de sa maman.

    Geneviève n'avait réagit à aucune des paroles du docteur Grangier. Les yeux fermés, elle semblait dormir. Pierre Grangier voulu s'en assurer :

    — Geneviève ! Tu m'entends ? Geneviève...

    Pas de réponse.

    — Dors mon petit. C'est dans le sommeil que réside ta guérison. L'apaisement viendra avec le temps... Tout finit pas guérir, même les blessures les plus douloureuses...

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 3 Juin à 18:44

    Hello Ghislaine

    Noir c'est noir, la pauvre Geneviève a de gros soucis mais je sens qu'une bonne fée va la tirer de là

    Mais qu'est-ce que c'et arbre faisait là?

    Gros bsous

    Jo

    2
    Lundi 4 Juin à 12:24

     Bonjour Jo,

    Nous savons tous qu'il ne faut pas s'abriter et encore moins se garer sous un ou plusieurs arbres, qu'ils soient d'autant plus séculaires, causant une sorte de sécurité illusoire ; mais lorsqu’il n'y a pas d'autres solutions et que pour sortir d'une route transformée et torrent, tous les moyens sont bons, et c'est bien souvent au détour d'un arrêt forcé qu'arrive, surtout dans une clairière et sous des arbres, ce qu'il vient d'arrivé à Bob et Geneviève.

    3
    Lundi 4 Juin à 15:07

    Hello Ghislaine

    Ce n'était pas une question mais une blague de plus de cet incorrigible oiseau farceur,hihihi

    Gros bisous

    Jo

      • Lundi 4 Juin à 17:13

        Oh! Mais ça ne me dérange pas de te donner des explications,  mon cher oiseau farceur ! Bises, Ghis.

    4
    Jeudi 14 Juin à 09:51

    Bonjour

    pauvre Genevieve, elle n'a pas entendu la triste nouvelle du moment

    est elle mieux endormi au pays des reves et du bien etre ?

    la realité va vite la rattraper un peu plus tard et le reveil sera dur dur

     

    je te souhaite un bon et beau weekend avec du soleil et au loin les pluies de ces jours ci

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