• Chez Orial page -11-

      

     Chez Orial

     

    Ta vie ? Hurla son tortionnaire. Tu me dois obéissance et tu n’a aucun droit, juste celui de t’taire ! Que ça t’plaise ou pas !

    Tu ne sera jamais mon maître ! Quant à me soumettre ? Tu rêves ! Je ne me suis pas libérée des griffes de ma mère pour tomber dans les tiennes !

    Robert écumait de rage devant la résistance de sa femme. Ayant dégrafé sa ceinture tout en vociférant des mots d’ivrogne, Robert s’apprêtait à flageller Geneviève avec force, sans s’apercevoir que la porte d’entrée était restée largement ouverte, et que les voisins commençaient à se manifester. Tout en essayant de se protéger des coups de ceinture, Geneviève saisit la balle au bon. Elle fit volte face en retournant sur ses pas, et prit la porte avec précipitation, tout en la claquant derrière elle, puis elle disparut dans le couloir de l’immeuble, omettant sciemment d’appuyer sur la minuterie, de façon à disparaître le plus vite possible, afin qu’il ne la rattrape. Tout en courant, elle avait l’impression que ses talons raisonnaient si fort, qu’il n’aurait pas de mal à la rattraper. Heureusement, elle avait de l’argent sur elle, et elle chercha un hôtel assez proche pour y passer a nuit. Elle se fit inscrire en expliquant le motif de sa venue. Maligne, Montrant ses marques sur ses bras, elle demanda un reçu afin de conserver une preuve de son abandon de domicile, Pour coups porté par son mari, et le cas échéant, déposer plante à la police, bien que cela ne servait pas à grand-chose. Quant à la suite des événements, elle verrait le lendemain matin ce qu’elle devait faire. Fatiguée, elle se coucha et s’endormit.

    Malgré la joie d’exercer le métier qu’elle aimait, elle vivait des jours d’angoisse difficile à supporter. La peur d’être découverte l’angoissait. Il suffisait d'un tout petit grain de sable pour enrayer les rouages de son plan si bien rodé. Elle le savait ! Sa vie se déroulait entre deux pôles carrément opposés : son métier qu’elle adorait et ce mariage absurde qu'elle ne supportait plus. Les disputes continuelles d’où fusaient, de part et d’autre, des insultes qui, de fil en aiguille, aiguisaient la colère de Robert parce que Geneviève ne cédait pas un pouce de terrain. Cela la fatiguaient. Les menaces qu'il proférait à son encontre, Geneviève n'en n’avait que faire. Lorsque l’atmosphère devenait plus qu'orageuse, qu’elle atteignait son paroxysme, et que les coups redoublaient sur la jeune femme, elle n’était pas en reste pour les rendre avec tout ce qui lui tombait sous les mains. Geneviève savait esquiver le mieux possible, les projectiles qui lui arrivaient dessus, et d’une manière ou d’une autre, elle arrivait toujours à lui fausser compagnie comme les soirs ou elle se réfugiait dans une chambre l’hôtel afin d’être à l’abri de sa violence.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 6 Mars à 10:22

    Bonjour

    j'espere que tout est revenu bien en ordre maintenant dans ce roman,

    j'ai hate de reprendre la lecture de "La Rencontre"

     

      • Mardi 6 Mars à 13:44

        Tu vas devoir attendre un tout petit peu parce que je passe une feuille du traitement de texte et que ça bouche ne serait ce d'une ou deux ligne vers le bas, je me mélange les pinceaux. Tu sais que je ne suis qu'un écrivain amateur ?  Alors m'occuper en même temps de remettre en ordre les pages que E.monsite m'a laissé reprendre en dépits de bon sens tous mes poèmes, mes écrits, et surtout mon roman, je te dis pas la rage et le travail dans tout ce méli-mélo ! J'ai mis du temps pour avoir le courage de m'y remettre à ce roman. Parts du principe que les scènes de violence on été vécu pas moi petite fille. ( Elisabeth,c'est moi et c'est ma date de naissance) .C'est un roman tiré de faits réels. Bien sûr qu'il est romancé du côté de bob  qui, lui, a existe puisqu'il est devenu l'amant de Geneviève pendant huit ans. Pour mon père hélas, c'est vrai aussi...

        N. GHIS.

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