• Destin implacable page -3-

     

     

    Destin implacable

     

     

    Ils avancèrent, faisant bien attention de ne pas mettre leurs pieds dans des nids de poules pleins de boue , quand, au loin, le clochez d'une église des environs se fit entendre et sonna 12 coups. 

    — Déjà minuit ? fît Geneviève.

    Un chien, au loin aboya, ce qui fit aboyer tous les chiens du quartier. Le lieu était vraiment lugubre ! Dans le noir, sans éclairage par manque de réverbères, Bob et Geneviève avancèrent prudemment en se tenant jusqu'à atteindre le porche. Bob monta les trois marches, et tout en tâtonnant, chercha la sonnette de la porte d'entrée assez épaisse et sculptée qu'il actionna plusieurs fois. Tous deux s'impatientèrent quelques minutes, et Bob s'énerva de nouveau sur la sonnette.  Le porche de la vieille maison finit par s'allumer, et la grosse porte massive s'ouvrit. Une femme revêche d'apparence, leurs demanda ce qu'ils désiraient en leurs faisant remarquer que ce n'était pas une heure pour déranger les gens.

    — Nous venons reprendre la petite Elisabeth qui est en nourrice chez vous depuis sa naissance répondit Bob.

    La femme répondit :

    — Pourquoi c'est pas le père qui vient la chercher ? C'est lui qui vient payer la pension et jamais elle, en désignant Geneviève du menton.

    — Cela ne vous regarde pas ! Nous voulons l'enfant, un point, c'est tout !

    — Je veux bien vous la rendre, mais on me dois plus de six mois de pension et je les veux, si non, je ne vous donne pas l'enfant !

    — Vous gardez les enfants gratuitement ? Et depuis quand ? Vous croyez que je vais avaler ce que vous me déballez, là ? Vous me prenez pour un pigeon ! Allez me chercher l'enfant ou je reviens avec la police !

    — J'ai besoin de l'accords de son père. C'est elle la  mère ? Et pourquoi je ne l'ai jamais vu lui rendre visite. Après tout ! Je ne la connais pas ?

    — On vous a déjà dit que cela ne vous regardez pas ! Je suis sa mère et je veux mon enfant.

    — Et ben, alors, il faudra me payer si vous voulez que je me taise. Ça fait un sacrés paquet d'argent ! Vous les avez en liquide ?

    — Dites moi combien nous vous devons pour reprendre la petite. Allez me la chercher qu'on en finisse, et n'essayez surtout  pas de me truander ! Je  connais le genre de femme de votre espèce !

    — Mais je vous permets pas ! Si vous voulez pas que j'aille tout raconter aux condés, donnez-moi mon argent, et foutez-moi l'camp !

    — Donnez-moi la petite d'abord ! fit bob, hors de lui, si non, c'est moi qui vais aller la chercher.

    La femme appela une acolyte et lui ordonna d'aller chercher l'enfant.

    Geneviève, légèrement en retrait, ne disait mot et laissait Bob intimider la mégère. Pendant que les intimidations fusaient des deux côtés, des pas se firent entendre dans l'escalier dont le bois grinçait fortement. La petite fille bien emmitouflée dormait encore dans les bras dans ce que les jeunes gens supposaient être l'autre nourrice : certainement la sœur, car les deux se ressemblaient fortement. Bob avait préparé la liasse de billets constituant la somme réclamée sans chercher à discuter plus avant, jugeant qu'ils étaient dans leur tort vis à vis de la loi. Ils avaient récupéré tous les vêtements de l'enfant puis, une fois la petite dans les bras de Bob, tous deux tournèrent les talons sans un mot, et se dirigèrent vers la voiture en pressant le pas, car la nuit était de plus en plus fraîche. La pluie recommençait à tomber. L'endroit était vraiment très inhospitalier, et la pluie n'arrangeait rien.

    Le chemin du retour fût silencieux. La petite Elisabeth dormait toujours dans les bras de sa mère. Le contact de sa petite fille tout contre elle, faisait tout drôle à la jeune femme. Elle regardait dormir sa petite, confiante, comme si ce n'était pas la première fois que Geneviève la tenait dans ses bras. Tout semblait si naturel. C'est ma petite fille... mon enfant... elle est si belle ! pensa Geneviève. Une émotion jusqu'ici inconnue, s'empara de tout son être, et la submergea. Des larmes roulaient sur ses joues. Bob, à ce moment précis, tourna subrepticement son regard vers Geneviève et un sourire se dessina sur ses lèvres. Geneviève et la petite semblaient s'être fondues l'une en l'autre presque par magie. A présent, il en était sûr : à les voir ainsi, l'enfant dans les bras de sa mère, le rendait fou de joie. Les voir ainsi était tout ce qu'il désirait. De son côté, intérieurement, Geneviève venait de se rendre compte que devant son enfant, toute sa colère envers elle, par rapport à son mari, avait disparut. C'est ce que la sage-femme avait vainement tenté de lui expliquer après son accouchement : à savoir que son bébé n'était pas responsable de ce que lui avait fait subir son mari. En cet instant, auprès de Bob, elle ne pouvait plus nier que tout cet amour refoulé depuis des mois, faisait surface : elle aimait son enfant.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Mai à 18:16

    L'évocation du sentiment maternel est bien venue dans le récit.

    Nous attendons la suite.

    Gros bisous

    Jo

    2
    Jeudi 17 Mai à 10:16

    Bonjour

    l'amour maternel enfin avec Genevieve, l'enfant est innocnet des crimes commis, il ne faut pas reprocher a des générations le drame fait avant par d'autres

    enfin elle a son enfnat et son Bob, la suite prochainement je lirai eh eh eh

    3
    Jeudi 17 Mai à 17:55

    Je te laisse avancer doucement... Il ne faut pas rompre le suspens !

    Merci pour ton assiduité à suivre l'histoire. Amitié, Ghis.

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