• Chez Orial page -4-

     

    Chez Orial 

     

    En ce qui concernait le linge de maison, les grosses pièces comme les bleus de travail de Robert, les pantalons, les chemises et linges de corps : sous ses ordres, étaient mener à la blanchisserie. Son linge régulièrement nettoyé, repassé, plié, était bien rangé à leur place dans l’armoire. Lorsque Geneviève rentrait de son travail, tout était ordonné et propre. Il ne lui restait qu’à préparer le repas seulement quand il rentrait. Robert n’était pas souvent là, et l’on en connaît la raison ; mais quand il lui prenait l’envie de reparaître devant Geneviève, que, par oubli, Geneviève n’avait pas bloquée la porte, il n’était pas beau à voir : il sentait mauvais, et la crasse lui soulevait le cœur. Mais où avait t-il donc été traîner ?

    Les disputes recommençaient de plus belle pour les mêmes raisons : la garde des enfants dont elle ne voulait toujours pas en entendre parler et pour cause ! Ces soirs là, les affrontements étaient violents, et Robert finissait au poste de police. Dans ces moments-là, Geneviève était soulagée de se retrouver à nouveau seule, échappant ainsi à une nuit infernale...

    Le salon Orial dont la réputation n’était plus à faire, présentait des nouveauté dans les cosmétiques, les teintures capillaires, les permanentes, les crèmes pour décoloration, les brillantines pour ces messieurs dont je tairais le prestigieux nom qui existe toujours : aussi bien les shampoings, que des savonnettes et autres produits. Geneviève évoluait dans un monde perpétuellement en mouvement, Cet univers de la beauté dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence, la fascinait. Juliette avait immédiatement prit Geneviève sous son aile, et elle s’étaient toutes deux liées d’amitié. Geneviève s’entendait bien avec la plus part des employés. C’était une grande famille que la coiffure ! Jusqu’à Patrick, le directeur du salon qui, ne cachant plus l’intérêt que la jeune femme suscitait chez lui, cherchait n’importe quel prétexte pour la prendre en aparté afin de lui demander si tout se passait bien, si elle se plaisait à son poste, ou bien, si elle accepterait de prendre un café avec lui en dehors du salon, etc. Lorsque le client dont elle s’occupait, était bien de sa personne, elle ressentait un petit pincement au creux de l’estomac qui l’avertissait de se tenir sur ses gardes. Geneviève restait donc très professionnelle, s’efforçant de l’éconduire avec le sourire en lui confiant qu’elle était mariée. L’homme en prenait un coup à son amour propre d’avoir été proprement éconduit ; mais en générale, cela se passait pour le mieux. En plus d’un ans, bon gré mal gré, en ce qui concernait son couple, Geneviève avait fait d’immenses progrès dans le domaine de la coiffure.

     

    A suivre...

     

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