• Chez Orial page -8-

     

      Chez Orial

     

    Madame Poupin qui attendait son tour pour avoir son pain tout frais et craquelant, sortant à peine du four, se mêla, à son tour, de la conversation :

    Moi, je suis sûr qu’elle a un amant ! Étant donné que j’habite au rez de chaussée comme les Cadoret et que mes fenêtres sont juste en face les leurs, je vois tout ce qui se passe. Tiens : Pas plus tard que l’autre soir, vers vingt deux heure trente, Le clocher de l’église venait de sonner vingt deux heure, je les ai vu se battre comme des chiffonniers. Je peux vous dire qu’elle ne se laisse pas faire la belle Geneviève ! C’est souvent qu’on voit le panier à salade venir chercher le fils Cadoret pour passer sa nuit au poste pour se dégriser ! Ce qui est bizarre, C’est que pendant plusieurs jours, on ne le revoit pas ; mais madame Cadoret, elle, s’en va quand même tous les matins de très bonne heure, toute pomponnée, et habillée avec classe. Une très grande dame en apparence ! C’est comme j’vous l’dis ! Je ne dors guère, donc, je regarde tout ce qui se passe dans la rue…

     

    Depuis que Robert n’était pas revenu depuis au moins une quinzaine de jours, Geneviève avait l’impression d’être débarrassée de lui. Elle vivait à sa guise dans un deux pièce bien rangé : Ce qui l’ennuyait le plus, était l’odeur de moisissure et le suintement des murs du vestibule. Il fallait qu’elle est assez d’argent pour pouvoir s’enfuir de ce taudis qui lui servait d’abri pour ce moment. Son jour de congé était justement le mercredi : le lundi étant le jour de fermeture hebdomadaire. Geneviève ne comptait pas passer sa journée enfermée, maintenant qu’elle avait prit le goût de se préparer chaque matin. Et puis, elle avait rendez-vous avec Juliette, son amie pour se promener, et faire les magasins. Leur coin favoris étaient les bords de seine et les bouquinistes : une des multiples curiosité de Paris. Les deux jeunes femmes gagnant bien leur vie, s’offraient, pour se rendre au lieu dit, le taxi. Arrivées à leur destination, elle s’offraient, pour commencer la journée de détente, un grand café crème, et deux croissants au beurre, tout en discutant joyeusement de choses et d’autres. Après ce petit intermède, elle traversaient le boulevard et flânaient devant ces bouquinistes ou elle examinaient avec soins quelque livres ayant retenu leur attention. Il y avait beaucoup d’auteur qui n’étaient pas connus et qui auraient, d’après elles, mérités de l’être. Que de jolies choses écrites dans ces recueils de poésie. Geneviève aurait aimé vivre à cette époque, rien que pour qu’on lui parla de cette manière. Le côté romantique de ces écrits entrevus quelques instants, lui plaisaient infiniment et son émotion était palpable.

     

    A suivre...

     

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