• Destin implacable page -8-

     

     

     implacable Destin

     

    Dans son lit d'hôpital, Geneviève se réveillait doucement de sa torpeur, mais ne se souvenait plus de l'accident, et pour quelles raisons elle se trouvait là ? Par contre, le souvenir de Bob était bien présent dans sa tête. Elle voulait le voir, mais elle n'en avait pas le droit puisqu'elle n'était pas officiellement sa femme. Pourquoi ne venait-il pas lui rendre visite ? Son oncle avait-il quelque chose à voir par rapport à son absence aupré d'elle ? Et sa petite fille... ou était-elle ? Pourquoi lui amenait-on pas ? Elle aurait tant aimé la serrer dans ses bras ! Que ce passait-il ? Il lui semblait qu' la gardait prisonnière ? Lorsqu'elle demandait des renseignements, et pourquoi elle était dans ce lit d'hôpital, les infirmières évitaient de lui répondre pour ne pas aggraver le traumatisme qu'elle avait à la tête, ou lui répondaient évasivement. Elle essayait bien de rassembler ses idées, mais c'était peine perdue : ses souvenirs étaient confus. Des bribes de souvenirs lui revenaient en mémoire, mais ses visions s'arrêtaient chaque fois à la même vision d'une pluie battante s'abattant sur la voiture de Bob. Le ronronnement du moteur et la chaleur bienfaisante qui se dégageait de l'habitat, l'avait plongé dans un  bien heureux sommeil : sa petite toujours dans ses bras. Pour la suite des événements, Geneviève avait beau fouiller dans les recoins de sa mémoire, c'était la néant.

     

    Après que différentes sources d'informations lui soient parvenues aux oreilles, le docteur Grangier avait très bien compris la situation. D’après ce que lui avait rapporter l'oncle du jeune homme, celui-ci ne désirait plus, si son neveu sortait du comas, que la jeune femme, moins atteinte que lui, ne reprenne contact avec lui en se rendant à son chevet. Il ne voulait pas voir cette idylle aboutir. D'après son jugement, la jeune femme n'était pas pour lui. Le destin avait mit ses deux ces deux être en présence, mais il ne voulait pas de cette unions pouvant entacher son illustre nom. Il ne devait pas s’apitoyer sur ses patients, mais n'avait qu'elle ne tête et pressentait chez elle un passé douloureux qui allait certainement la rattraper. Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est que son amour ne serait plus à pour la protéger. Il était presque sûr que le jeune homme, s'il sortait du comas et que, physiquement, tout se passait pour le mieux, il n'était pas du tout sûr qu'il retrouve sa mémoire et, bien sûr, son oncle en profiterait afin qu'il ne se rappelle pas de la jeune femme qu'il avait aimé. Comment lui annoncer la vérité sans que cela nuise à l'équilibre mentale  d"e la jeune femme qu' il sentait fragile ? Cette jolie blonde le troublait. Il se défendait de l'attirance qu'il ressentait pour sa patiente. Il la savait désarmée, inquiète devant l'absence prolongé de celui qu'elle aimait plus que tout, et il se devait de faire taire ses pensées constamment tournées vers elle. Lorsqu'il était de service, il n'avait guère le temps d'avoir quelques minutes de repos pourtant, il s’arrangeait pour passer à son chevet dès qu'il en avait l'occasion afin de rompre la monotonie de ses journées qui se traînaient en longueur.

     

    Une quinzaine de jours s'était écoulés depuis qu'elle s'était retrouvée dans ce lit. Toujours dans l'ignorance de la tragédie qui s'était jouée le soir de la tempête, et dont elle n'avait pas conscience puisqu'elle dormait. La gravité qui maintenait son Bob dans un comas profond ne l'inquiétait pas bien qu'elle ne trouva pas normal qu'il la laissa ainsi, sans visite : Cela ne lui ressemblait pas. Cette situation d'abandon lui faisait peur, et ou était sa petite fille ? Elle devenait suspicieuse. Il fallait qu'elle sache ! Un matin, n'y tenant plus, lorsqu'elle vît le docteur franchir pour quelques minutes la porte de sa chambre entre deux interventions, elle l'assaillit de questions :

    — Docteur, vous me cachez quelque choses ! Il faut me dire ce que vous savez au sujet de monsieur Bob Orial ! Est-ce qu'il y a des événement qui m'ont été sciemment dissimulés ? Si je suis là, c'est qu'il est arrivé quelque chose de grave puisque je suis blessée ! Ma petite fille est-elle décédée ? Vous connaissez mon histoire, je suppose ?Pourquoi personne ne vient-il me voir ? Pensez-vous que monsieur Bob Orial ne veuille plus me voir, ou que son oncle l'en empêche ? Vous connaissez ma vie plus que vous ne voulez me l'avouer !  Qui est venu me voir ? Personne et surtout pas ma famille ! Pourquoi est-ce que je ne sort pas ? Je ne suis plus en danger ! Je veux savoir ?! Elle s’agitait, s'énervait au point de risquer une syncope. Elle s'accrochait à la blouse blanche du médecin en hurlant : je ne suis plus malade ! Je vais bien ! Vous n'avez pas le droit de me garder ainsi ! Vous ne pouvez plus me laisser dans l'ignorance !  Je vais perdre ma place ! Je suis coiffeuse et l'oncle de mon fiancé est mon patron. Je sais qu'il tient à nous séparer ! Je veux partir lui hurla t-elle en s'accrochant à lui. Elle était en pleine crise d'hystérie. Le Docteur Grangier que cette avalanche de questions allait, tôt ou tard,  se produire, mais il se fâchât afin de retarder l'inévitable :

    — Cela suffit ! Calmez-vous ou je vous fais administrer un calmant ! Après l'accident que vous venez d'avoir, ce n'est pas bon de vous mettre dans un état pareil ! Votre santé passe avant tout autre chose ! Je vais accéder à votre demande à une seule condition : c'est que vous restiez calme. Vous saurez tout des points qui vous sont obscurs, mais d'abord, j’exige que vous vous calmiez ! soyez sage et après, nous parlerons de ce qui vous préoccupe ! Promettez-moi d'être forte ou je serai obligé de vous garder plus longtemps ! Il faut que vous abordiez cette épreuve avec le plus de calme possible : nous ne pourrons pas parler si vous ne vous efforcez pas de garder votre calme !

    Geneviève reprit ses esprits, lâcha la blouse du praticien qu'elle s’apprêtait, sans s'en rendre compte, à déchirer, et accepta le calmant que l'infirmière lui administra.

    — Là ! C'est bien ! fît le docteur Grangier.

      

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 23 Mai à 12:05

    Hello Ghislaine

    Nous entrons dans une tragédie grecque, la pauvre Geneviève a bien de la peine.

    Il faut vite la sortir de cette situation.

    Gros bisous

    Jo

      • Lundi 28 Mai à 15:25

        Tu as raison cher Jo;

        mais ses mésaventures ne sont pas finit et elle n'est pas au bout de ses peines !

        Je laisse s'installer le suspens.

        Ghis.

    2
    Lundi 11 Juin à 10:23

    Bonjour

    mon petit tour sur ton roman a rebondissements et digne d'un feuilleton style "Dynastie"

    le drame est encore leger pour la pauvre Genevieve, elle ne sait pas tout, n'a pas encore la vraie conscience de ce qui s'est passé, laissons la encore dans son reve et ce merveilleux monde de reve

      • Lundi 11 Juin à 12:03

        Bonjour Philippe,

        Malheureusement, le rêve va devenir un cauchemar dans peu de temps... 

        Je vous laisse entrer progressivement dans un infernal dilemme.

        La seule differences, c'est que Geneviève va savoir se défendre...

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