• La rencontre page -8-

     

     

     La rencontre 

     

     Soyez raisonnable et venez prendre quelque chose de chaud avec moi dans le  grand café d’en face. Vous n'avez pas à avoir peur ! Je me présente : Bob Orial pour vous servir. Je suis le neveu du grand patron ou vous êtes employée. Vous n'avez rien à craindre, et dans l'état où vous êtes, je ne donne pas cher de votre peau seule dans la rue en attendant le prochain bus !

    —  Je ne vous ai rien demandé ! Pourquoi vous soucier de moi ? Vous ne me connaissez pas. Vous n’avez pas autre chose à faire ? Je ne suis rien pour vous, alors pourquoi ? Geneviève, trempée et grelottante, ses larmes se mêlant à la pluie qui redoublait d'intensité, ne pouvait plus s'arrêter,  ne distinguant plus rien du boulevard, des passants, et du jeune homme. Bob de son sourire rassurant réussit à la calmer et la convaincre de le suivre en lui parlant doucement pour la calmer :

    — Je ne peux vous laisser ainsi ! Ce serait incorrecte de ma part ! Comprenez-vous ?

     La pluie était si dru, que pour la protéger, Bob défit son pardessus, et lui posa sur les épaules. Il accélérèrent le pas sous les trombes d'eau qui emplissaient les boulevards au point que l'on n'apercevait plus du tout les pavés de Paris. Geneviève, telle une somnambule, se laissa guider sans résistance. Plus que quelques mètres jusqu’au grand café de la place qui brillait de toutes ses lumières. Elle pourrait enfin s’asseoir et boire une boisson chaude. Geneviève pensa : de toutes façons, c’est fichu, et perdu pour perdu...

    Pour tous ceux qui n’avaient pas pris de quoi s'abriter, le grand café était une halte providentielle qui leurs permettrait de prendre une boisson revigorante, et se réchauffer. Pour les habitués, le café se trouvait être le point de rencontre de tous les copains de beuverie qui, une fois bien éméchés, s’appliquaient, en parlant fort, à refaire le monde à leur manière. Ce lieu de convivialité réunissait les joueurs de belote qui ne dédaignaient pas leur petit verre de calvas pendant les parties du matin commençant à neuf heure après leur café/calvas, puis ils passaient allègrement au Pernot en fin de matinée, pour terminer, l’après-midi, sur plusieurs choppes de bières blondes ou brune, puis ils " re-pernotaient " le soir avant de rentrer chez eux. Ceux-là étaient, En quelque sorte, vulgairement appeler des piliers de bar. On se plaisait à dire qu' ils soutenaient le comptoir, de peur qu’il ne s’effondre. 

     

     

    A suivre...

     

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