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    Chez Tante Odile

     

    Le train roulait à vive allure et j’entendais, par intervalles réguliers, les saccades occasionnées par les interstices des rails ce qui, avait tendance à me bercer. Je fermais les yeux pour ne pas à avoir de compte à rendre à certains voyageurs qui avaient pris le même compartiment que moi. J’en connaissais vaguement quelques uns, et je ne voulais parler à personne. Je sentais qu’ils me regardaient avec insistance, et ce que ma mère désirait éviter à tout pris se révélait être un mauvais calcul de sa part. Donc, le train roulait et roulaient avec lui mes pensée. Pourquoi ? Pourquoi tant de méchanceté de sa part ? Je finis par m’assoupir un assez long moment, car ce fût le ralentissement du train et le bruit des roues qui grinçaient sur les rails, puis l'arrêt complet des wagons qui me signifia, pour la première fois, que je faisais partie d'un voyage qui m'éloignaient de ma mégère de mère. Pour la première partie de mon voyage, j'étais arrivée à destination. Je du descendre du train et c’est au port du havre que je pris le ferry pour Portsmouths. De là, je devais me rendre à Londres qui se trouvait à deux heure de route de mon point de chute en prenant le taxi. Me retrouver en Angleterre, à Londres, ne suffisait pas à mon périple ou tante Odile devait m'attendre. Il y avait un peu plus quatre vingt neuf kilomètres. Je devais encore prendre un car qui faisait la navette entre Portsmouths et ma destination finale : le Sussex. Lorsque enfin j’arrivais, j’étais exténuée. Je savais que le voyage ne s’arrêtait pas là ; mais ça me faisait chaud au cœur de savoir que je devais être bientôt arrivée. J’aperçus ma tante aupré du chauffeur, qui me faisait de grands signes pour que je puisse la reconnaître. D'être accueillis avec tant de chaleur et de bienveillance me changeait de l’atmosphère de la maison où j'avais, jusqu'ici, vécu en recluse. Je su, par la suite, que c’est elle qui avait réglé les formalités du voyage en envoyant à ma mère des francs pour le voyage en train, et des livres stèrlings que j’avais glissé dans mon porte monnaies : des livres stèrlings en billets que je ne connaissais pas, et que ma mère m’avait remise juste avant mon départ, non sans faire les remarques habituelles sur la chance que j’avais d’être prise en charge par la tante Odile.

     

    Au bout de ce très long voyage comportant plusieurs changements, j’étais à bout de force et de nouveau, je m’assoupis tout au long du trajet menant au château. Arrivée au bout de ce long voyage, ma tante me éveilla très doucement dès que nous franchîmes les grande grilles du château. A peine arrivées, je fut présentée à tous les domestiques qui avaient reçu des consignes pour m’accueillir. A mon arrivé, Ils se tenaient bien en ligne, chacun en livré désignant leur emploi. Il y avait les femmes de chambres, femmes de ménage, des cuisinières, des coursiers et, par ordre de grandeur des petites soubrettes présentées par ordre d’arrivée dans le domaine.

     

      A suivre... 

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 25 Janvier à 09:41

    un debut d'une nouvelle vie plus heureuse, j'espere

    merci de ce passionnant roman

      • Jeudi 25 Janvier à 12:02

        Mon cher Philippe :

        Attends-toi à des rebondissements moins heureux pour l’héroïne malheureusement... amitié, Ghis.

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