• Amour naissant page -8-

     

    Amour naissant      

      

    Décidément, ce chauffeur était bien trop cérémonieux à son goût. Elle ne savait pas ce qui l'attendait, et elle ne pouvait se convaincre que la peur ne l'habitait pas. Que pouvait bien lui vouloir cet homme ? Pendant un trajet assez long, toutes sortes d'idées lui traversaient l'esprit. Et si la liaison toute nouvelle qu'elle entretenait avec Bob déplaisait à son oncle ? S'il exigeait d'eux qu'il se séparent ? " Non ! Pas ça ! Je ne le faut pas ! Pensa t-elle. En quoi cela le regarde t-il son oncle ? Bob est majeur, et je ne saurais plus vivre sans lui !"

    La limousine ralentit soudain pour tourner dans une allée où les immenses grilles de fer forgé dénonçaient les armoiries de la famille dont les ancêtres marquaient l’appartenance à la noblesse du dix neuvième siècle. Cette allée ombragée était bordée, de chaque côté, par de grands arbres, et Geneviève se demandait ce qu’elle venait faire dans ce monde qui n’était pas le sien. Encore un quart d'heure de route avant d'apercevoir un magnifique manoir de style Victorien qui n’humiliait pas les grilles d’entrée. Subjuguée par sa grandeur et la beauté de ce véritable monument à la gloire de la noblesse Anglaise, Geneviève avait les yeux fixé sur la demeure ancestrale, attendant que le chauffeur vienne lui ouvrir la portière : ce qui faisait parti de son travail. Il l'invita à descendre. Jamais, elle n'aurait pu se douter qu’il pouvait y avoir, en banlieue parisienne, de si majestueuse demeure ? A part en Angleterre ou sa tante Odile possédait un château du même style grâce à son titre de noblesse obtenu par mariage avec son Lord Byron décédé depuis trois ans environs. Connaissait-elle seulement Saint-Germain-en-Laye, elle qui, jeune fille ne connaissait que sa Normandie, l’Angleterre pendant un séjour chez sa tante, et ensuite, la banlieue de Paris : Clichy Hauts de seine ? Geneviève resta figée devant l'imposant manoir et se demanda si elle n'allait pas s'enfuir ? S’enfuir ? Pour aller où ? Elle se ravisa et se décida à suivre le chauffeur. Ils gravir les quelques marches de marbre patinée par le temps jusqu'à ce que le chauffeur se serve du heurtoir représentant un lion. Afin qu’on vienne le décharger de sa mission. Un major d'homme vînt leurs ouvrir, et Geneviève se retrouva seule devant lui, tétanisée : le chauffeur avait disparu. L'homme d'un aspect hautain et froid, l'invita à entrer, l'aida à retirer son manteau, lui prit son sac à main puis l'invita à le suivre dans la bibliothèque ou il la pria de s'asseoir et d'attendre que l'on veuille bien l'introduire dans le bureau de Monsieur Orial. Puis il disparut à son tour. Pas loin de vingt minutes s'écoulèrent sans que rien ne se passe. Geneviève, impatiente d'attendre le bon vouloir de l’oncle de Bob, s'occupa à détailler les livres finement reliés, habillés de cuir, et dorés sur tranches qui ornaient toute la pièce. A l'évidence, tous ces livres devaient être des éditions originales. Les quatre hauts murs de la bibliothèque étaient garnis de chef d’œuvres jusqu’au plafond. De très beau livres constata Geneviève. Heureusement qu'il y avait une espèce d'échelle à roulette qui se déplaçait sur chaque pan de mur, et sur toute leur longueur ! Pour passer le temps, elle parcourut les titres de ceux qu'elle pouvait atteindre sans les toucher de peur de faire une bêtise. Les minutes lui semblaient interminables, lorsqu'un bruit de voix se fit entendre de l'autre côté de la pièce où elle se trouvait. Des sons de voix et des pas se rapprochant de la haute porte qui devait être celle du bureau de l'oncle de Bob, incitèrent Geneviève à revenir s’asseoir à sa place et à ne plus bouger afin d'essayer de comprendre ce que se disait avant que la porte, ne s'ouvre enfin.

    Bob ! Chuchota, la jeune femme ?

    Chut, fît-il en mettant son index sur sa bouche.

    Mais...

    Ne dis rien. Mon oncle veut te voir, mais n'ai aucune crainte : je suis là.

    Oui, cela, je le sais, mais c’est étonnant ? Que me veut-il ?

    Il t'attend dans son bureau.

    Mais pourquoi ? Je ne suis guère rassurée !

    Mon oncle n'est pas un ogre ! Allez, courage.

    Qu'est-ce que je vais lui dire à ton oncle ? Sait-il tout de moi ?

    Oui. Je lui ai tout dit. C'est lui qui m'a élevé depuis la mort de mes parents qui malheureusement sont décédés tous deux dans un grave accident d'avion. Il veut faire ta connaissance.

    Tout en essayant de faire comprendre à Geneviève que son oncle ne lui voulait aucun mal, Bob l'entraîna vers l'imposant bureau seigneurial.

     

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    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Avril à 14:44

    Petite page cadeaux merci à vous tous bisous

    Bonjour bon vendredi,  bonne fin de semaine et week-end
    Une mélodie légère.
    Des mots flottants dans l'air….
    des roses …et des bouquets de fleurs
    pour te dire de tout mon cœur
    Passe une belle journée 
    Plein de gros bisous  ton amie kikinette

    Petite page cadeaux merci à vous tous bisous

      • Samedi 21 Avril à 12:22

        A toi aussi ! merci pour penser à moi en chaque fin de semaine. C'est très gentil !

        J'aimerai savoir une petite chose : Est-ce que tu lis ce que j'écrie ?

        Tu me laisses de belles images avec un gentil message ;

        mais mon inquiétude vient de ce que je ne sais pas si tu aimes lire ?

        Ne m'en veux pas pour ma question ; mais j'aimerais savoir ?

        Bon week-end à toi !

    2
    Jeudi 26 Avril à 10:28

    Bonjour

    du suspens du suspens, que va t il dire l'oncle chéri ou méchant ?

    je reviens demain lire la page 09

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