• Refus du passé page -3-

     

     

    Refus du passé

     

    Tout en sanglotant, elle revivait la scène où la fureur de son mari l'avait contrainte à prendre la fuite pour se retrouver là, assise sur le trottoir, ses genoux meurtris, sans un seul refuge où il lui aurait été possible de passer la nuit sans craindre aucun danger, n'était pas envisageable sans rencontrer son mari. Le seul endroit ou il n'allait jamais, était la cave louée avec le taudis qu'ils habitaient, aussi, elle s'était aménagé dans cette même cave en terre battue, pour les nuits ou elle arrivait à lui échapper, une vieille paillasse garnie de son. Un vieux traversin et une courte pointe pour se couvrir, constituait son coin pour se reposer jusqu'au petit matin avec toujours la crainte, au moindre bruit causé par la minuterie et des bruits de pas, que Robert ait l'idée de descendre visiter sa cachette, sans compter la forte possibilité dans ces caves en terre battues, de voir des ras ramper sur elle.

    La chute brutale qu'elle venait de subir, lui faisait mal partout. Ses paumes de mains, étaient éraflées.  Le reste de son corps était tout tremblant. Un bruit de moteur qu'elle ne reconnut pas sur le moment, la fit sursauter. Il n'était pas très bon de se retrouver seule, assise sur ce trottoir, surtout à cette heure tardive ou les gens sont chez eux. Elle était consciente qu'elle pouvait faire une mauvaise rencontre, ce qui n'arrangerait pas sa situation. Malgré sa douleur, elle résolu de se relever et de marcher comme si de rien n'était. Sa cheville et ses genoux la faisant  énormément souffrir, entraînait une claudication. Malgré tout, elle arrivait  tant bien que mal à se déplacer. Le bruit du moteur se rapprochait d'elle. La voiture ralentissait son allure.

    — Mon dieu ! Se dit-elle. Quelqu'un me suit. Je ne peux rentrer et je ne peux pas rester dehors non plus. Si l'homme me forçait à monter ? Que vais-je faire ?

    Elle pressa le pas, manquant à tous moment de tomber une nouvelle fois. La voiture était maintenant à sa hauteur et stoppa. La portière du côté passager s'ouvrit. A la voix de Pierre, elle se retourna, soulagée d'apprécier cette voix amie, elle s'engouffra dans la chaleur du véhicule et redoublant de pleurs, lui fit part de ce qu'il s'était passé une fois qu'il s'en était allé, et comment elle avait réussit à lui échapper. En même temps, elle ne comprenait pas pourquoi son ami était encore dans les environs, en pleine nuit à cet instant  précis où elle avait tant besoin d'une protection. Il n'aurait pas dû se trouver là ? Elle lui posa la question, curieuse de sa réponse. De sa main droite, il lui caressa la joue en lui expliquant sa motivation : s'il n'était pas parti bien loin, redoutant justement un danger de ce genre, C'est qu'il se sentait responsable d'elle. Il voulait se rendre compte, par lui même, si tout se passait bien puisqu'il avait prit sur lui de l'accompagner jusque chez elle. Il se serait sentait fautif si l'on avait attenté à cette vie qu'il avait sauvé d'une fin atroce. Pour lui, il était normal qu'il se soucia d'elle jusqu'au bout. Pour cette raison, il avait décidé de se garer non loin de du 48 de la rue Mirabeau où elle devait se rendre. Il se devait d'être sûr que sa protégée ne risquait rien et que tout était calme. La réconfortant du mieux qu'il le pouvait, il réussit, petit à petit, à la calmer tout à fait. La voiture reprit de la vitesse et Pierre lui dit d'une voix calme et rassurante :

    — Je te ramène chez moi. Tu y seras en lieu sûr. Je dois voir tes plaies, les soigner et tu dois te reposer. Tu es en état de choc, et fatiguée. Ce n'est pas bon pour toi. Demain étant un autre jour, nous aviserons sur la marche à suivre. Geneviève se sentant en terrain de confiance, se laissa aller. Elle ferma les yeux, sachant qu'elle ne risquait rien avec lui. Il était là pour la protéger de tous les dangers qu'elle rencontrerait sur son chemin. Il était son médecin et son ami. Comme elle tombait de sommeil, elle s'abandonna sur le reposoir du dossier de la voiture et se laissa aller...

     

     A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 26 Juin à 15:13

    Hello Ghislaine

    Voilà un secours qui vient à point, la pauvre va pouvoir se faire soigner et dorloter un peu

    Gros bisous

    Jo

    2
    Mardi 6 Novembre à 10:51

    Bonjour

    ouf elle est sauvée pour le moment,

    et quelques moments de joie et de réconfort pour elle

    j'ai bien aimé lire que Pierre qui etait là encore est venu l'aider

      • Mardi 6 Novembre à 16:10

        Merci cher Philippe pour ta visite et ton avis sur le déroulement de l'histoire. Je suis si heureuse que ça te plaise et te passionne ! Tu es mon premier fan,  et grâce à toi, L'espoir d'éditer un jour n'est pas mort. Il me faudrait bien plus de visiteurs qui me donnent leurs avis pour me conforter dans l'idée que ce roman peut plaire ! Porte-moi chance mon ami ! Amicalement Ghislaine. Bonne semaine à toi !

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