• Refus du passé page -2-

     

     

    Refus du passé

     

    Une fois son ami partit, Geneviève fît le tour de toutes les pièces, afin de s'imprégner une nouvelle fois de la puanteur des pièces due aux moisissures qui s'étaient étendue. Elle n'ut pas le temps de reprendre possession des lieux, que déjà Robert faisait son apparition dans le hall d'entrée tel un fou furieux :

    — Je viens de voir ton amant partir en belle bagnole ! Tu te refuses rien ! Tu croyais t'en tirer encore longtemps comme ça ?! Et ben, c'est raté ! Je suis là ce soir ! Ouais, c'est raté ! Et j'vais t'corriger comme on doit l'faire avec une putain !

    Tout en dégrafant sa ceinture, et s'avançant vers elle, il marmonna :

    — En plus, ça s'fait ram'ner en voiture de luxe ! J'ten foutrais, moi  des voitures de luxes  ! Qui c'était ce salopard qui t'a raccompagner ?!

    Geneviève ne perdit pas son sang froid et lui lança au visage que cela ne le regardait pas. Ne contrôlant plus ses pulsions, Robert la gifla à toute volées. Geneviève chancela et perdit l'équilibre, mais la peur de ce qui pouvait se produire par la suite, lui donna l'énergie suffisante pour se relever et foncer vers ce qui servait de salle à manger puisque Robert barrait le passa entre lui et elle, et comme pour le braver, elle se mit a à hurler :

    — Oui, j'ai un amant et je travaille depuis plus d'un an dans un grand salon de coiffure en plein cœur de Paris pendant que toi tu te saoules et que tu te fais toutes les femmes de mauvaise vie du quartier pendant que le garage fait faillite ! Et pourquoi, moi, je n'aurais pas le droit  d'avoir un amant ?! Il doit être content ton père?! Qu'est-ce que tu dis de ça ?!

    Tous deux tournaient autour de la table de la salle à manger, se mesurant l'un l'autre, pendant que Geneviève cherchait le moyen de s'esquiver dans le couloir menant à une fuite salutaire si elle ne voulait pas subir plus dure châtiment. La peur qu'éprouvait la jeune femme lui donnait des ailes. Dans un mouvement de rage, elle lui jeta son cocufiage en plein face :

    — J'ai un amant et depuis des mois ! Oui, je l'aime et il m'aime ! et oui, tu es cocu !  Tu entends bien ! TU-ES-CO-CU !

    Robert se rua sur le plateau de la table afin de l'attraper. C'était sans compter sur la rapidité de réflexion de Geneviève. Avisant une ouverture côté couloir, prestement elle se déroba à sa prise imminente alors qu'il essayait, dans sa fureur, de la coincer. Une fois dans le vestibule, Geneviève attrapa son sac à main accroché au porte manteau et prit la porte sans demander son reste, et se mit à courir comme une dératée.

     

    Pour une raison qui n'appartenait qu'à lui, le docteur Grangier ne s'était pas trop éloigné de la rue Mirabeau. Une prémonition lui interdisait de laisser sa protégée sans secours s'il devait arriver un imprévu si le contact avec mari rentrant à l'improviste se passait très mal. Garé deux rues derrière, il n'avait pas tord s'attendant à un drame, et sa prémonition se trouvait être juste car, en effet, il aperçu sa protégée tournant le coin de la rue courant, affolée, se retournant sans arrêt de peur d'être rattrapée. Geneviève ne sentait plus ses pieds. Ses larmes inondaient son visage, l'empêchant de voir devant elle. Elle l'avait échappée belle ! De peur d'être poursuivit, elle n'osait pas se retourner, ni s'arrêter, redoutant de voir Robert sur ses talons. Elle avait tourné le coin de la rue Mirabeau donnant sur l'autre rue devenu, avec la nuit, humide et glissante. Sans pouvoir se raisonner, elle continuait sa course folle ne sachant où aller par cette heure tardive. Un petit gravillon la déstabilisa, ce qui la fit se tordre la cheville et chuter de tout son long dans le caniveau : un cri de douleur se fit entendre, et ses sanglots redoublèrent de plus belle, complètement désemparée, sa rage mêlée à sa révolte ajoutant à son désarroi, elle se retrouva assise sur le bord du trottoir, se frottant les genoux qui étaient en sang, le corps douloureusement meurtrit par cette chute imprévue.

     

     A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 5 Novembre à 10:50

    Bonjour

    et de nouveau le drame de Genevieve avec ce mari insupportable,

    pureeeeeeeeeeeeee mais quel drame !

      • Lundi 5 Novembre à 15:35

        Cette histoire n'est pas encore à son apogée cher Philippe. Ce roman est pour beaucoup de chapitres, est tiré d'une histoire vraie de façon qu'elle puisse convenir pour être éditée si je pouvais avoir cette chance ? Amitié mon cher Philippe et merci pour tes charmantes visites. Ghis.

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