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    Refus du passé

     

    Le sursaut de défense de Geneviève s'accentua et réagit à cette avalanche d'injures en hurlant des mots d'intimidation lorsqu'elle vit son beau père enlever sa ceinture pour la corriger comme le fait d'être sa bru, lui en avait le droit.

    — Ne me touchez pas ! Vous n'avez aucun droit sur moi ! Vous ne me faites pas peur,  lui lançât-elle en le provocant tout en reculant. Je ne me soumettrais jamais ! Vous êtes un rustre ! Un goujat ! Un rebut de la nature comme votre fils ! Ne faites surtout pas un pas de plus ou je vous assomme avec mon sac ! 

    N'écoutant pas sa belle-fille, le vieille homme continuait d'avancer sans se soucier de sa mise en garde ; mais Geneviève ne comptait pas se laisser flageller par ce butor.

    —N'avancez plus, ou vous allez comprendre ce que peut faire une femme maltraitée en colère !

    En reculant, la main de Geneviève rencontra par hasard un gourdin que son mari avait dû poser là, dans le coin du vestibule, près du porte manteau en marbre. Cette arme était la bien venu en cette situation critique pour elle. Lâchant son sac sans se poser de question, elle le saisi des deux mains, se disant que si cet instrument était à cet endroit, c'était pour de bonnes raisons : en l'occurrence ou se faire battre par son mari, ou se défendre contre cette brute qui s’apprêtait à la corriger.

    Se rendant compte que ce gourdin avait été placé là intentionnellement par Robert au cas ou elle se pointerait alors qu'il se trouverait présent en même temps qu'elle, elle n'éprouverai aucun remord à frapper, sur son beau-père, prête à l'affronter si celui-ci devait la cravacher. Geneviève, se sentant sûr d'elle, comptant bien faire des ravages dans les deux familles dont elle ne voulait plus faire partie, décida à lâcher la bombe qu'elle gardait en elle depuis la naissance d'Elisabeth. Elle venait de se rendre compte qu'elle pouvait retourner la haine que sa mère lui témoignait, contre elle. Ces fameuses révélations déjà confiés à la sage-femme lorsqu'elle venait d'accoucher de son dernier bébé et qu'elle s’apprêtait de lancer à la face de son paysans de beau-père, sans nul doute, allaient faire du bruit dans les chaumières et c'était là, le but recherché, son ultime vengeance : détruire la réputation des Delaplace que sa mère s'était bien appliquer à porter aux nues comme étant une des familles les plus respectable, dont la fortune respectable la comptait parmi la bourgeoisie de Normandie venue s'établir en banlieue Parisienne.

    Ahuri devant tant d’horreurs dissimulées pour rayer les enfants bâtards mi au monde par leur fille Geneviève sans que personne ne soit au courant du trafique cette famille afin de chercher à caser sa fille que la mère Delaplace n'aimait pas, ayant ainsi pris sa propre famille et lui-même pour des pauvres imbéciles, le mettait hors de lui. Il venait soudainement de comprendre la raison de la conduite de sa belle fille. La détermination de Geneviève à se défendre stoppa net Monsieur Cadoret. Sa ceinture dans sa  main  levée pour la rabattre sur sa bru, reprit sa place le long de son corps.

    Geneviève avança de deux pas, frondeuse, le gourdin toujours prêt à l'emploi, intimant à son beau-père de reculer. Celui-ci s’exécuta à regret, complètement médusé par les incroyables révélations que sa belle-fille venait de lui faire et  qui, d'une voix soudainement agressive et méconnaissable, le clouait sur place. Ballot, hébété, il se balançait d'une jambe sur l'autre, aidé de sa canne, l'air complètement effaré, déstabilisé par la hargne soudaine de cette jeune femme qui n'était plus du tout la même que celle qu'il avait connus.

    Geneviève sen aperçu et ne lâcha pas l'ascendant qu'elle avait sur lui. Elle haussa la voix de plus belle :

    — Allez ! Reculez encore ! 

    Le vieille homme  obtempéra sans mot dire. 

    —  Avant de tourner les talons, rendez-moi le double de la clef que vous détenez, et qui vous a été remise, je suppose, par votre fils. Maintenant, sortez de mon domicile ! Vous n'êtes pas chez vous ici. Que je ne vous voie plus remettre les pieds de ce côté-ci de mon quartier ! Votre fils est chez les fous, et il y est très bien !

     Le père Cadoret ne demanda pas son reste, peux habitué à être remis à sa place par une femme et constatant que ça faisait la deuxième fois qu'une "femelle" avait le dessus sur lui. Il lui lança ce qu'elle lui demandait et détalla, aidé de sa canne, claudiquant maladroitement pour accélérer sa démarche comme s'il avait celle qu'il considérait comme une diablesse, à ses trousses. 

    Satisfaite de sa prestation,  Geneviève se surprît à sourire après cette deuxième victoire en peux de jours sur les deux familles qu'elle exécrait. Ce n'était quand même pas cette antiquité qui avait la prétention de faire la loi sur elle, se dit-elle?!

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 6 Septembre à 11:52

    Hello Ghislaine

     

    Rien de tel qu'un gourdin pour remettre en place les idées de certains, hihihi

    La menace a porté ses fruits.

    Gros bisous

    Jo

     

     

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