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    Pour le moment : 

    Présentation

     

    Roman  en réécriture.

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    Chers amis(es) 

    Il se peut que quelques fautes d'étourderie se soient glissées dans mon manuscrit. J'ai fais une première correction avant de mettre le premier chapitre sur le blog. Je vous demande d'être indulgents, car il peut arriver que l'attention se relâche et que l’œil ne soit plus si attentif à ce que l'on écrit.

    Je vous remercie de votre compréhension.

     

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    Voici ma présentation

     

    Livre d'or

    Je suis parisienne de naissance. 

     

    Sur ce blog, je suis "La Rose De Janvier".

    Pourquoi la rose? Parce que la rose est ma fleur préférée.

    Pourquoi Janvier? Parce que je suis née le 31 Janvier 1947.

     

    Livre d'or

     

    Ce roman dont vous allez  lire les premiers chapitres

    est inspiré d'une histoire vécue. 

    Les protagonistes ne sont plus de ce monde :

    Il n'y a plus de descendants pouvant intervenir

    et contrecarrer la narration de ce roman.

     

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    Salutation mes amis et souvenez-vous

    Que la beauté du cœur vaut plus de la beauté du corps...

     

    AMICALEMENT VOTRE.

    Accueil - Autant en emporte la vie : SYNOPSIS 

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    Chapitre -1-

     

    La mal aimée

     

    Par un triste après-midi supportant un ciel plombé n’augurant rien de bon, une ambulance filait à vive allure en direction de l’hôpital Beaujon. Ses vitres rendues presque opaques par une pluie fine, ruisselante et tenace, ne laissaient pénétrer qu’un jour diffus à l'intérieur de celle-ci. Une pénombre ouatée enveloppait le peu de paysage à peine entrevu qui défilait devant les yeux de Geneviève, agrandit par une souffrance à peine supportable. À peine cinq minutes s’étaient écoulées depuis ses dernières contractions. Chaque seconde qui s’égrainait lui paraissait tellement courte entre les douleur, qu’elle n’en pouvait plus de se tordre sur le brancard.

    La sirène de l’ambulance hurlait afin d’écarter les automobilistes qui gênaient le passage. Geneviève avait l’impression que sa tête allait éclater, tant le bruit assourdissant qu’elle occasionnait lui était pénible. Dans son esprit fiévreux, des sentiments contradictoires se bousculaient : elle allait être mère pour la quatrième fois, réaliser ce miracle que des centaines de femmes dans l’impossibilité de concevoir pouvaient lui envier, mais n’en éprouvait aucune joie.

    L’ambulancier l’observait à la dérobée tout en lui prenant le pouls. Jamais, de toute sa carrière, il n’avait vu femme aussi jolie. Tout en elle n’était que grâce, et malgré la tension qui durcissait les traits de son visage, cette jeune femme était belle. Il ne comprenait pas pourquoi elle vivait ces moments intenses sans personne à ses côtés. Aucun membre de sa famille n’accompagnait ses gémissements. Pas de mari n’essuyait son front perlé de sueur où se collaient les mèches de ses beaux cheveux blonds. Ses mains fines et blanches se crispaient sur le drap qui la couvrait.

    Son beau corps dont les courbes harmonieuses n’étaient en rien diminuées par la rondeur de son ventre, se tordait sous la force des contractions qui revenaient par espaces réguliers.

    L’ambulancier essayait par tous mes moyens de la calmer, la rassurer en lui murmurant des paroles qui se voulaient réconfortantes. Le pauvre homme ne savait plus quoi faire pour la soulager, et il avait hâte d’arriver aux urgences. Depuis qu’il exerçait ce métier, lui et son ambulance en avaient vu passer de ces futures mères capricieuses, geignantes, hurlantes et grimaçantes, perdant toute leur dignité à vouloir trop en faire. Certes, il était conscient qu’un accouchement, ça faisait souffrir ; mais pas au point d’en rajouter des tonnes ! Aucune femme dans toute sa carrière déjà vieille de cinq ans déjà, n’avait su capter son attention comme celle-ci. Pas une seule n’avait su éveiller, en lui, autant de compassion et autant d’émotion. Le malheureux ambulancier Ne savait plus quoi faire pour aider la jeune femme et il sentait son assurance professionnelle le quitter. Il épongeait son front, lui parlait doucement tout en lui tenant la main lorsque les douleurs reprenaient de plus belle. Geneviève, à l’évidence, semblait nourrir un ressentiment très fort contre il ne savait trop quels démons dont apparemment, sont esprit ne pouvait se débarrasser.

     

     

    A suivre... 

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    La mal aimée 

     

    Intuitivement, L’ambulancier sentait une sourde colère émaner de toute sa personne, ce qui, probablement, devait décupler l’intensité de ses douleurs. Il ne pouvait absolument rien tenter de plus pour l’aider et commençait à trouver le trajet la conduisant à l’hôpital décidément bien trop long à son goût. Le chauffeur ne pouvait pas aller plus vite sans risquer l’accident.

    Enfin, l’ambulance pénétra dans la cour du centre hospitalier, ce qui mit fin à son supplice. Geneviève, comme dans un brouillard, entendit des bruits extérieurs, des voix qui donnaient des ordres, mais qu’elle n’arrivait pas à définir. Une douleur plus forte que les autres la fit sombrer progressivement dans une inconscience qui ne lui permettait plus de rassembler ses idées. Une brume épaisse l’enveloppa toute entière. Elle devina plus qu’elle ne vit les portes arrière du véhicule s’ouvrir sur deux brancardiers qui empoignèrent la civière où elle gisait, ne se souciant pas plus que cela de son état qui, pour eux, était du domaine du normal.

    On la conduisit à travers un dédale de couloirs qui, de toute évidence, devaient mener à la salle d’accouchement. Geneviève ne résista plus à la tempête intérieure qui la dévastait et se laissa aller.

     

    A son réveil, elle entendit une grosse voix de femme lui annoncer la naissance de son bébé avec une satisfaction toute professionnelle : Toujours pas de signe de joie de la part de l’accouchée. La sage-femme continua :

    Vous ne pourrez voir votre petite fille avant un certain temps. Vous pourrez la voir lorsqu’elle sera plus forte et que vous serez mieux. Reposez-vous.

    Les prunelles vertes de Geneviève trahissait une profonde angoisse. Ce qui semblait n’être peut-être qu’une fausse idée de la part de la sage-femme qui l’avait accouchée. Celle-ci l'observait avec une curiosité à peine dissimulée. Un je ne sais quoi, pourtant, dans le comportement de la jeune femme, l'intriguait.

    Geneviève avait du mal à ne pas montrer son dépit de savoir son bébé en vie. Elle avait tant espéré la savoir décédée à la naissance ? Des larmes de rage qu'elle voulait retenir envahissaient ses yeux. La sage-femme ne voulu pas croire à ce qu'elle lisait dans ce regard paniqué qui, dans un tel lieu, n'était pas de circonstance. Cette jeune femme n’était encore qu'une enfant. Émue plus qu'elle ne voulait le laisser paraître, elle se surprit quelque peu à la fustiger du regard et des paroles qu'elle ne voulait aucunement être empreintes de reproches, dépassèrent sa pensée :

    Il me semble que vous n'avez pas l'air content ? Je suppose que vous n'êtes pas heureuse de cette naissance ?

     

     

    A suivre... 

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    La mal aimée

     

     

    La phrase fusa à travers la pièce et s'abattit sur Geneviève comme un couperet. Cette fois, la jeune femme ne put retenir plus longtemps le flot de larmes qui roulaient maintenant sur ses joues. Son corps délivré du poids qui l’avait arrondi depuis tous ces longs mois de calvaire, semblait ne pas vouloir cesser ses soubresauts désordonnés. Des spasmes l’agitaient. La sage-femme excédée s'énerva :

    Et bien ! Qu'avez-vous ? Ces larmes ne semblent pas être des larmes de joie ! Mais qu'est-ce qui m'a fichu une maman qui pleure ?

    Si c'est une crise de nerfs, essayez de vous ressaisir si vous ne voulez pas que je vous fasse administrer un calmant ! Geneviève ne comprenait pas la raison qui poussait cette femme d'allure masculine à la rabrouer de la sorte. D'ailleurs, elle s'en moquait. Qui aurait pu deviner ce qui l'agitait ainsi en ce moment même ?

    Madame « grognon » comme on la surnommait dans le service, cachait sous un faciès bourru qu’elle cultivait à plaisir, un cœur tendre, bon et généreux.

    C’est une petite fille ! S’exclama la voix. Ça n’a pas été facile, mais nous y sommes arrivés. N’êtes vous pas heureuse ?

    Geneviève ne répondit pas. Inquiète de cette apparente indifférence concernant tout ce qui se passait autour d'elle, la femme reprit :

    Votre bébé est en bonne mains. Pour le moment, nous la gardons sous surveillance : elle est faible et n'a pas le poids requit pour un bébé étant né à thermes. C’est vraiment très inquiétant. Je ne comprends pas. Vouliez-vous vraiment de cette grossesse ? Aviez vous conscience que vous étiez enceinte au début de votre grossesse ?

    Sa carapace n’était que la résultante de nombreuses années de présence, de dévouement, de pratique au sein du service de la maternité. Ce blindage acquis, somme toute, depuis de longues années, était nécessaire si l’on voulait tenir dans ce milieu professionnel.

    Dans les année cinquante, les abandons et la mort de nouveaux nés étaient monnaie courante bien qu’on s’évertua à y prodiguer les soins nécessaires pour préserver la vie dans la mesure où la nature voulait bien laisser le personnel médical exercer ce métier difficile. Le niveau des connaissances était beaucoup moins pointu qu’aujourd’hui ! Il était très éprouvant de voir des mères accoucher de leur nouveaux-nés sans vie, des nouveaux-nés avec les cordons autour du cou, violacés, ayant des malformations cardiaques, pulmonaires où autres complications menaçantes pour leur devenir comme la mal nutrition du temps de la grossesse. Madame « grognon » désirait par-dessus tout venir en aide à son prochain, et elle sentait cette jeune femme au bord du désespoir pouvant conduire à l’abandon concernant son bébé. Sa vocation avait de puissantes racines dans son passé. C’était tout naturellement qu’elle avait enfilé comme un vieux pull mité cette dure profession.

     

    A suivre... 

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    La mal aimée 

     

    Sans pouvoir l’expliquer, la sage femme sentait le danger d’un abandon se profiler à l’horizon et justement, Geneviève l’intriguait.
    Dans les années cinquante, les maternités n'étaient pas du tout conçu de la manière que celles que nous connaissons aujourd'hui. l'individualisme n'était pas encore dans les mentalités. Ça se résumait toujours à une grande salle où, de chaque côté de celle-ci, s'additionnait, une succession de lits. Seule une table de nuit toujours placée du côté droit, faisaient office de séparation. Les lits répartis dans un rectangle d’une longueur indéfinissable, étaient séparés par une allée centrale assez large en son milieu, de façon à laisser le personnel hospitalier aller et venir au milieu des accouchées afin de pratiquer les soins nécessaires, s’il y avait lieu. Pas de petits berceaux entre chaque lit. Les bébés étaient dans une nurserie, à l’écart des mères qui ne pouvaient voir leur enfant qu’à des heures bien précises si leur état le leur permettait. Chaque bébé avaient autour de leur petit poignet, un genre de bracelet ou ruban bleu ou rose, avec le noms de famille écrit dessus afin de ne pas les mélanger : ce qui arrivait quand même.
    La salle longitudinale par elle-même, permettait aux aux familles de rendre visite aux accouchées. Le lit de Geneviève se trouvait être au bout cette grande salle, face à une haute fenêtre poussiéreuse ne permettant de voir que le plafond bas du ciel. Cette fin d’après-midi se fondait lentement dans la nuit hivernale.
    — Il doit faire très froid dehors pensa Geneviève.
    La pluie, peu à peu, avait laissé place à la neige. Geneviève regardait les flocons danser, perdue dans ses pensées, ailleurs. Son esprit avait fait abstraction de tout ce qui l’environnait. Seuls les flocons de neige tourbillonnant en tous sens accaparaient son attention. Elle sentait son âme en symbiose avec la saison d'hiver. Son attitude détonnait auprès des autres mères toutes à leur nouveau bonheur d’être mère.
    A force de fixer la fenêtre et la valse des flocons, Geneviève, comme hypnotisée par ce spectacle, finit par s’endormir. Ce n’est qu’une heure plus tard, alors que les visites du soir commençaient, qu’elle émergea de sa léthargie, reprenant contact avec la réalité : sa réalité qui n’avait rien de commun avec celle des autres femmes de la maternité. Geneviève observait les visiteurs qui s’extasiaient devant leur femme respective. Toutes affichaient cette fierté qu'on les jeunes mère après avoir donné le jour à leur premier né.
    Pour d’autres femmes, ce n'était pas leur premières expériences. Geneviève remarquait tout de suite celles qui n’en étaient pas à leur premier enfant : elles n'avaient pas le même regard.
    Geneviève épiait l’expression des nouveaux pères qui, le visage reflétant une satisfaction toute intérieure souriaient, béats d'admiration, lorsque leur femme leur annonçait la venue d'un garçon.

     

     

    A suivre... 

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    La mal aimée 

     

    Les garçons étaient, de loin, la priorité pour les pères. Aux yeux de Geneviève, ils étaient tout à fait ridicules. Dans sa tête revenaient sans cesse les mêmes questions : pourquoi ? Quelles étaient les raisons pour lesquelles elle en était-elle arrivée là ? Que faisait-elle dans cet endroit réservé à la seule joie d’être parent ? Geneviève se sentait vide de toute émotion. Elle repensait aux atrocités qu’elle avait subies depuis son mariage imposée par sa mère et son rustre de beau-père. Ces cinq dernières longues, longues années. La fatigue physique et morale avait eu raison de sa ténacité. Trop de haine emplissait son cœur meurtri. Elle ne ressentait rien de ce sentiment maternel que l’on dit inné chez une femme. Son âme ressemblait à un désert aride où rien, pas même une mauvaise herbe, ne pouvait pousser et croître. Les autres femmes, tout à leur joie dans leur rôle de mères, avaient les yeux brillants d’amour pour leurs rejetons, et Geneviève détonnait dans cette grande salle d’accouchement.

    Les maris, surtout si le premier bébé était un petit garçon, éprouvaient une reconnaissance qu’ils ne pouvaient cacher. Toute cette agitation l’agaçait. Pas de fleurs pour elle ni de cadeau. D’ailleurs, cela lui importait peu. Toutes ces démonstrations d’affection l’écœuraient. Elle observait les familles, qui défilaient avec une singulière régularité. Les mères ne restaient pas souvent seules. Et ce n’était qu’embrassades, compliments et cadeaux pour ces heureuses mères de tous âges et leur nouveau-nés. La layette était tricoté à la main par les femmes de chaque famille. A cette époque, tous les trousseau était confectionnés par les futures mamans et par les familles des deux époux.

    Pour ne pas contaminer les nouveaux-née, les pères ne pouvaient les apercevoir qu’à travers une grande baie vitrée. Seul un petit groupe de cinq était exceptionnellement permis, lorsque il y avait foule : quand ils se trouvaient être tous présents à la même heure, les belle-mères et les beaux-pères des époux se devaient de respecter le règlement.

    Au chevet des accouchées, les fleurs n’étaient pas permises : les bouquet apportés par les familles ornaient pratiquement toutes les tables de nuits, au point que les infirmières, par ordre des médecins, demandaient aux visiteurs de reprendre leur bouquet et de les porter dans la salle réservée à cet effet en précisant bien de ne pas oublier de mettre une carte mentionnant le prénom et le nom de la maman à qui elles appartenaient. Il était aisé de comprendre que le parfum entêtant de certaines fleurs incommodaient fortement les nouvelles accouchées, ce qui n’était pas du tout saint. Quant aux cadeaux et les layettes, les visiteurs devaient les laisser dans une autre pièce attenante à la salle de maternité où les sortantes pouvaient venir les reprendre à la sortie de la maternité. Geneviève regardait le ballet des visiteurs et cela lui faisait encore plus ressentir sa solitude.

    Au fur et à mesure que les heures s’égrainaient à la grosse horloge de la salle commune qui venait de sonner vingt heures, la salle s’était vidée de ses occupants. Un silence tout relatif remplaçait maintenant le brouhaha des visiteurs.

     

     

     A suivre... 

     

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     La mal aimée

     

    Laprès guerre ne se prêtait pas encore aux chambres individuelles, et en mille neuf cent quarante sept, on en était encore très loin. Comme le dit le vieil adage : Il faut laisser le temps au temps...

     

    A vingt trois ans, Geneviève avait un lourd vécu derrière elle. Éprouvée dans sa vie comme dans sa chaire, elle se sentait prise au piège dans une existence dont elle ne voulait pas. Elle refusait cet odieux mariage dont elle n'avait jamais voulu. Trop longtemps soumise à l'autorité de sa mère plus qu'à celle d’un père bien trop faible disant « Amen » à tout ce que sa femme décidait, elle n’acceptait plus d'être encore une fois dominée par qui que ce soit et encore moins par un mari qu’on lui avait imposé. Ce qu’elle souhaitait, c’est être libre de ses choix et mener sa vie comme bon lui semblerait, sans que personne ne vienne y mettre son nez. Un long soupir souleva sa poitrine. Elle s'entendit, pour la première fois, prier à haute voix :

    Ô, mon Dieu ! Ayez pitié de moi ! Aidez-moi à voir plus clair dans cet avenir incertain qu'est le miens ! Que va être mon existence une fois sortie de cet hôpital ? Quelle décision dois-je prendre au sujet du bébé ?

    Toute la détresse du monde se résumait dans ces quelques mots prononcés dans un moment d’angoissante lucidité. C'était pour elle une incertitude insoutenable ! Elle était seule à mener son combat. Pas de parents aimants, compréhensifs auprès d'elle ? Personne à qui se confier, pas même une amie qui la soutiennent simplement en l'écoutant. L'amitié et le doux réconfort d'une oreille compatissante étaient inconnus d'elle. Elle était tout à fait consciente du vide qui l'entourait. D'ailleurs, qui aurait-elle bien pu intéresser ? « Qu'ils aillent tous au diable ! » Se dit-elle.

    Geneviève ressassait ses tristes pensées lorsqu'elle aperçut la sage-femme qui, tout en adressant des compliments et des mots gentils ça et là, se dirigeait dans sa direction. Recroquevillée dans ses draps, elle la regardait s'approcher d'elle, un sourire attardé sur ses lèvres. Geneviève n'avait pas envie de la voir s'arrêter auprès de son lit, mais ne pouvait se soustraire à cette obligation du jeux des questions qu'elle sentait venir. Arrivée à sa hauteur, la sage-femme prit la chaise qui se trouvait au pied de sont lit et vînt prendre place tout à côté d'elle, près de la table de chevet. Sans attendre, elle commença :

    Et bien, mon petit ? Comment allez-vous à présent ?

    Aucune réponse ne fusa des lèvres de Geneviève. La sage-femme insista :

    On ne peut pas dire que vous soyez bavarde !

    Geneviève rétorqua aussi sec :

    C'est sans doute que je n'ai rien à dire.

     

      A suivre...

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