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    Chez tante Odile

     

    En me privant de ma petite fille qui seule aurait pu me donner le sentiment de devenir femme et me sentir mère, la mienne de mère avait définitivement tué l'instinct maternel qui était comme emmuré au plus profond de mon être.

    Depuis le viol que mon frère André m’avait fait subir, je ne voulais plus d’enfant. Seul Warren avait su faire renaître en moi ce sentiment maternel grâce à ce petit être que nous avions conçu ensemble, avec amour. Cette petite fille qui était le fruit de l'amour que Warren et moi nous nous portions. Warren s’en était allé trop vite. Le héros qu'il était, avait offert sa vie, comme nombre de soldats, par devoir, afin de nous libérer de la oppression Allemande.

    J’en veux à ma mère à un point tel que je ne peux vous décrire. La haine que je ressens pour cette femme sans cœur est innommable. Elle m’a fait trop de mal. Le garçon qui est le seul enfant mâle que j’ai mis au monde, et qui est de mon mari, est élevé par mes beaux-parents : La fille aussi. Pour moi, il sont aussi bâtards que le bâtard que mon frère m’a fait, sauf qu’ils sont légitimés par ce mariage absurde à mes yeux. Je n’aie jamais su ce que ces deux enfants sont devenu, et c’est aussi bien ainsi. Je ne considère pas ma petite Chantal comme une bâtarde ; mais comme une pauvre petite victime de la méchanceté de ma mère. Si Warren avait vécu, nous serions mariés, je me serais appelée madame Geneviève Campbell et ma petite fille aurait grandit aupré de nous, en Angleterre. Mon mari actuel ne connaît pas le secret que m’a mère dissimule avec tant d’acharnement. Imaginez un seul instant qu’il ait été mis au courant par des personnes bien intentionnées qui sauraient ? Posez-vous la question. Un temps de silence s'établit entre les deux femmes puis, Geneviève reprit :

    Vous voyez ce que je veux dire ? Croyez moi ! Ma mère est assise sur sa propre poudrière et je viens tout juste de me rendre compte que c’est moi qui tiens le détonateur entre mes mains. J’ai enfin une arme redoutable pour qu’elle cesse ses manigances envers moi. Je ne suis plus sa chose et elle ne s’en doute même pas ! Je vais leur faire payer à tous le centuple de ce qu’ils m’ont fait subir ! Cette fois, c’est moi qui vais mener le jeu, à commencer par ce bébé dont je ne veux pas ! Oh ! N'ayez aucune crainte ! Je viens de changer d’avis et n'abandonnerai pas l'enfant. Vous venez de me donner une idée : je ne m’en chargerais pas non plus. Mais il sera élevé par une nourrice qui voudra bien s'en charger. Êtes-vous satisfaite ? Peut importe pour moi son devenir et qui l'élèvera ! Oui, grâce à ce bébé, je vais la faire danser sur ma musique et lui rendre au centuple ce qu'elle m'a fait endurer. Cette petite est le sang des Cadoret ! Pas question cette fois de consanguinité ou de bâtardise ! Je tiens là, ma revanche ! Gardez le bébé à la pouponnière : je ne veux pas le voir. Faites part à mon mari de ma décision afin qu’il cherche une nourrice. Je reconnais le bébé comme étant ma fille pour avoir des droits sur elle au même titre que mon mari à des droit sur moi, mais c'est tout !

    Vous lui ferez part également du prénom que j’ai choisi pour elle : Elizabeth, Guylaine, Monique.

    Peut-être qu’un jour je me déciderai à m’en occuper... un jour... peut-être...

     

      A suivre... 

     

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    Chez Tante Odile

     

    — Le train roulait à vive allure et j’entendais, par intervalles réguliers, les saccades occasionnées par les interstices des rails ce qui, avait tendance à me bercer. Je fermais les yeux pour ne pas à avoir de compte à rendre à certains voyageurs qui avaient pris le même compartiment que moi. J’en connaissais vaguement quelques uns, et je ne voulais parler à personne. Je sentais qu’ils me regardaient avec insistance, et ce que ma mère désirait éviter à tout pris se révélait être un mauvais calcul de sa part. Donc, le train roulait et roulaient avec lui mes pensée. Pourquoi ? Pourquoi tant de méchanceté de sa part ? Je finis par m’assoupir un assez long moment, car ce fût le ralentissement du train et le bruit des roues qui grinçaient sur les rails, puis l'arrêt complet des wagons qui me signifia, pour la première fois, que je faisais partie d'un voyage qui m'éloignaient de ma mégère de mère. Pour la première partie de mon voyage, j'étais arrivée à destination. Je du descendre du train et c’est au port du havre que je pris le ferry pour Portsmouths. De là, je devais me rendre à Londres qui se trouvait à deux heure de route de mon point de chute en prenant le taxi. Me retrouver en Angleterre, à Londres, ne suffisait pas à mon périple ou tante Odile devait m'attendre. Il y avait un peu plus quatre vingt neuf kilomètres. Je devais encore prendre un car qui faisait la navette entre Portsmouths et ma destination finale : le Sussex. Lorsque enfin j’arrivais, j’étais exténuée. Je savais que le voyage ne s’arrêtait pas là ; mais ça me faisait chaud au cœur de savoir que je devais être bientôt arrivée. J’aperçus ma tante aupré du chauffeur, qui me faisait de grands signes pour que je puisse la reconnaître. D'être accueillis avec tant de chaleur et de bienveillance me changeait de l’atmosphère de la maison où j'avais, jusqu'ici, vécu en recluse. Je su, par la suite, que c’est elle qui avait réglé les formalités du voyage en envoyant à ma mère des francs pour le voyage en train, et des livres stèrlings que j’avais glissé dans mon porte monnaies : des livres stèrlings en billets que je ne connaissais pas, et que ma mère m’avait remise juste avant mon départ, non sans faire les remarques habituelles sur la chance que j’avais d’être prise en charge par la tante Odile.

     

    Au bout de ce très long voyage comportant plusieurs changements, j’étais à bout de force et de nouveau, je m’assoupis tout au long du trajet menant au château. Arrivée au bout de ce long voyage, ma tante me éveilla très doucement dès que nous franchîmes les grande grilles du château. A peine arrivées, je fut présentée à tous les domestiques qui avaient reçu des consignes pour m’accueillir. A mon arrivé, Ils se tenaient bien en ligne, chacun en livré désignant leur emploi. Il y avait les femmes de chambres, femmes de ménage, des cuisinières, des coursiers et, par ordre de grandeur des petites soubrettes présentées par ordre d’arrivée dans le domaine.

     

      A suivre... 

     

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    Chez Tante Odile

     

    Le major d’homme et l’intendante, gouvernait tout ce petit monde en se répartissant les tâches. Les jardiniers au nombre de deux. Le chauffeur qui avait conduit la berline, se chargeait de commander les trois préposés à l’entretien des autres voitures du parc automobile.

    Ma tante donna des ordres pour que l’on me prépara un bon bain relaxant avec des herbes parfumées afin que je reprenne des forces. Ma tante avait fait préparer la plus belle des chambres de l’aile du château se trouvant placée plein sud. La sale de bain était immense et très fonctionnelle. Il y avait toutes les commodités. Dans ma chambre, sur la coiffeuse de style régence, trônaient des parfums de luxe et tout ce qu’il fallait pour me faire belle. Des vêtements assez amples pour que je ne sois pas gênée, vu mon état, se trouvaient sur mon lit à baldaquin.

    La garde robe, était pleine de jolies tenues juste à ma taille, avait été choisi par ma tante, car l’on s’habillait au château pour le break-faste et le dîner. Malgré mon état, il fallait que je sois au mieux de ma personne.

    Après que l’on m’eut porté ma bien insignifiante valise en carton, tante Odile fit tout jeter, et me conseilla de me reposer jusqu’à ce que l’on vienne me réveiller : ce que je fis sans me faire prier. Il me sembla avoir dormis longtemps avant qu’une jolie jeune fille désignée pour s’occuper de moi au levé comme au couché, vienne me réveiller. Elle m’aida à choisir ma robe, me coiffa, me fit choisir un joli collier pour agrémenter la toilette qui n’était pas la même qu’au sortir de mon bain. A mon arrivée, lorsque la femme de chambre désignée pour être exclusivement à mon service, fut horrifiée par le spectacle que mon corps déformé, entouré de bandage, Elle prévînt immédiatement tante Odile. A la vue des traitements relevant plus de tortures plus qu’inhumaines que j’avais subit et subissait encore par ma mère en arrivant chez ma tante, elle ne voulu plus aucune autre personne qu’elle pour s’occuper de moi. Le lendemain matin, au moment du bain, tante commença par m’enlever tous ces bandages qui me comprimaient le ventre et la poitrine, ce qui me fît très mal. Horrifiée, elle décida donc de me les laisser pour quelques jours encore tout en commençant par les desserrer un peu plus à chaque toilette du matin et du soir. Ma tante était offusquée de tant de cruauté de la part de sa belle sœur. Ici, dans cet immense demeure, je n’en revenais pas d’avoir pour moi toute seule une femme de chambre qui devait s’occuper du ménage, et daccéder à mes moindres désirs pour que je puisse me reposer le plus possible. Je n’avais donc rien à faire, à part me promener dans le grands parque avec ma tante, parler de ma vie avec ma mère, mes sœurs et la passivité de son frère à mon sujet. Bien sûr, j’eus droit au récit de l’existence qu’elle menait avec le grand amour de sa vie : Lord Byron. Nous prenions avec ma tante, vers cinq heure, le thé sur la grande terrasse de ma chambre en écoutant de la musique classique, Je lisais, me reposais le plus possible. Ma tante s'occupa tellement bien de moi pendant les quelques mois qui me séparait de mon accouchement, que j’avais repris du poids, affichant un ventre bien rond faisant plaisir à voir.

     

      A suivre... 

     

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    L'insoumise

     

    Elle n’avait jamais aucune envie de faire le ménage. Dans la chambre à coucher, comme un reproche muet de son laisser aller, le lit n'était pas fait, sauf quand l’envie lui prenait de changer la literie. Geneviève n’aimais pas dormir dans des draps qui sentait l’odeur de son mari. Quand il restait à dormir là, Elle ne faisait strictement rien. Robert avait beau lui faire des reproches, lui interdire de sortir, rien n'y faisait ! Vindicative par la force des choses, et contestataire par définition, refusant d’être pour la deuxième fois, sous la tutelle qui que ce soit concernant les deux familles chez qui elle ne se sentait pas à l’aise, Geneviève n'en faisait qu'à sa tête. Plus d'une fois Robert avait surprit sa femme en flagrant délit de sorties tardives et de dépenses inconsidérées. Le couple s'affrontait ne laissant derrière eux qu'un champ de ruine où gisaient produits de beauté piétinés, flacons de parfum cassés robes lacérées et la lingerie fine réduite en de simples petits bouts de dentelle de nylon qui n'avaient plus rien à voir, de prés ou de loin, avec des dessous féminins. Quand aux bleus que Geneviève récoltait au cours de ces confrontations orageuses, ils mettaient plusieurs jours à se résorber. La jeune femme en avait assez de se faire taper dessus. Insidieusement, l'idée d'un divorce occupait toutes ses pensées et faisait son chemin dans son esprit. Elle ne comptait pas s'éterniser dans le rôle qu'on voulait lui faire jouer. Il fallait qu’elle se consacre à l'élaboration d'un plan le plus vite possible, et faire avaler la pilule à son mari.

    Le soir même, lorsque Robert rentra de son travail, elle n'attendit pas longtemps pour l'informer de sa décision de retravailler et tant pis pour ce qui arriverait par la suite. Celui-ci inquiet demanda :

    Tu veux retravailler ?

    Et sans attendre la réponse, il lui proposa de reprendre son poste chez ses parents. Geneviève lui rétorqua :

    Tu n'as rien compris ! Je veux pouvoir travailler sans rendre de compte à personne et encore moins à ma mère ! Je veux disposer de mon propre argent, avoir mon indépendance financière. Je veux m'acheter tout ce dont j'ai envie sans que tu me reproches mes dépenses et que tu t'en prennes systématiquement à mes achats ! Tu as mains mise sur ma dote alors, il me faut travailler… mais pas au bazar !

     

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    L'ultimatum de l'oncle de Bob

     

     

    — Et bien voilà ! Ce n'était pas difficile de me sortir ce que vous aviez sur le cœur ! Si je vous ai fait attendre, c'était pour vous mettre à l'épreuve : en effet. J'aime les personne franches, qui savent ce qu'elles veulent ! La vie est beaucoup plus simple lorsque l'on est honnête avec sois-même, et vous n'avez pas changé d'attitude en ma présence. Vous êtes restée patiente ce qu'il fallait de temps pour décider que cela suffisait, et que mon impolitesse devait être sanctionné par votre façon de protester. Je suis peut-être un vieux lord impoli comme vous semblez le penser, mais j'aime étudier les gens avant de me faire une opinion afin de les aborder en ayant conscience de qui est en face de moi. C'est ma façon de percer à jour quelques facettes de leur personnalité, et de découvrir certains traits de leur caractère. Il y a quelques de temps que mon neveux me parle de vous, et de vos problèmes conjugaux. Je vous avoue que suis réticent à votre idylle ; mais Bob étant un garçon censé, j'ai prends le parti de lui faire confiance. Il me fallait juste vous connaître, tout simplement. Je vois que vous êtes une jeune femme volontaire, déterminée, et que la souffrance vous à fait mûrir bien avant l'âge. J'ai aussi compris que mon neveux tient à faire de vous sa femme. Geneviève était stupéfaite par la perspicacité  du vieil homme.

    — Me permettez-vous de vous appeler par votre prénom ? Votre visage est un livre ouvert dans lequel on peut y lire toutes vos émotions, vos pensées les plus secrètes. Je suis un vieil homme ; mais l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! C'est primordial dans les affaires ! Voilà la clef de ma réussite : Ne pas se tromper sur la nature des gens avec qui j'ai à faire.  

    Geneviève était resté plantée devant la porte du bureau prête à s'en aller si leur conversassions dérivait sur des points qui ne lui convenaient pas ; mais elle remarqua que l'oncle de Bob ne voyait pas d'un bon oeil la distance qu'elle avait installer entre eux. Il la pria de revenir s’asseoir en face de lui, ce qu'elle rechigna de faire au premier abord, mais il insista et le ton qu'il employa n'admétait aucune contestation de la part de Geneviève : elle s'exécuta et revînt s’asseoir sur le fauteuil qu'il lui désignait. 

    — C'est mieux ainsi. Ne trouvez-vous pas ?  D'autant plus que notre conversassions sera assez longue.

    Geneviève, très mal à l'aise, écoutait sans grande conviction ce que le vieil homme avait à lui dire :

    — Bob m'ayant mis au courant de vos difficultés, je ne vous demande pas de détails supplémentaire sur votre vie : ceux que m'a donné mon neveux me suffisent. Bob n'a plus ses parents. Je suis le seul qui lui reste et je suis son tuteur. La fortune que je vais lui laisser à mon décès est colossale. Il va devoir la gérer par l'intermédiaire de directeurs puisque qu'il est ingénieur chimiste dans les produits coiffants et les cosmétiques. Il devra diriger de mains de maître ses subordonnés : que ce soit la comptabilité, la bonne marche des divers salons et puisque vous êtes une très bonne coiffeuse, m'a t-on dit, vous vous devrez de le soutenir dans sa tâche. Votre enfant, si vous le permettez, deviendra ma petite fille, mais pour mettre ces projets sur pieds, il vous faut divorcer : que votre situation soit saine. Ma maison sera la votre. Le manoir est immense et vous aurez vos appartements pour vous seuls. J'aimerai que vous acceptiez que je puisse voir et gâter ma petite fille chaque jour. Je ne suis plus très jeune et la providence m'offre ce dont j'ai toujours rêvé : une petite poupée à gâter avant de m'en aller pour cet autre monde. Vous êtes très amoureux, aveuglés pas la passion que vous ressentez l'un pour l’autre, et c'est de mon devoir de vous guider. Tant que votre situation ne sera pas régularisée, il ne peut être question de mariage. Bob veut vous épouser, et loin de moi l'idée de me mettre en travers de vos projets, mais je vous demande d'être bien sûr, tous deux, de vos sentiments avant de vous engager. Nous sommes catholiques ; mais je suis sûr que votre divorce ayant été prononcé, il passera outre nos convictions religieuses et vous épousera. je peux vous paraître cruel et vieux jeu, pourtant je me dois de vous parler ainsi. Si vous divorcez, Bob est prêt à passer au deuxième plan ses convictions religieuses dans lesquelles il a été élevé et il vous épousera. Soyez-en certaine. 

    — Que désirez-vous de moi, monsieur que vous n'ayez déjà perçu ?

    — Mon enfant, votre honnêteté n'est pas en cause. Je vous avouerais même que vous me plaisez. Mes divergences avec mon neveux ne sont pas définitives si vous m'aidez dans ce que je vais vous obliger à faire.

    — Nous obliger à faire ?

    C'est ainsi : mettre votre amour à l'épreuve. Je sais qu'il n'est pas d'accord ! Mais c'est à cette condition seulement, que j'accepterai sous mon toit votre petite fille, et vous. Je me vois donc, dans l'obligation de vous demander de mettre, tous les deux, votre amour à l'épreuve. Je vous dis tout de suite qu'il n'est pas d'accord et qu'il ne veut pas que je vous en parle ; mais vous êtes intelligente, et je suis sûr que vous comprenez !

     

    A suivre...

     

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     La mal aimée

      

    Qu’est ce qui vous rend si triste ? Quelle est cette peur que je lis dans vos yeux ?

    vous ne dites rien, je ne pourrai pas vous venir en aide !

    Geneviève murmura : 

    Je ne veux pas de l’enfant.

    La sage-femme sentit son cœur battre plus vite. La phrase fatidique précédant presque toujours un abandon était lâchée. Elle resta interdite le temps de se reprendre puis, d’une voix qui se voulait douce et persuasive, elle osa la sermonner :

    Je me doutais bien qu’il y avait quelque chose dans ce genre. Voyons, ma chère petite. Je ne connais pas les raisons qui vous poussent à cet acte désespéré, mais raisonnez-vous. Il ne faut pas agir comme vous avez l’intention de le faire. C’est grave ! Très grave ! Je soupçonne tout ce que vous avez dû endurer pour en arrivé à cette extrémité et je suis horrifiée par ce que vous venez de me confier, mais, pour l'heure, je pense que la solution d’abandonner votre petite fille n’est pas la bonne .

    C'est de votre bébé que l'on parle. De votre petite fille !

    Je ne veux pas de cette chose malsaine !

    Ces mots jetés comme ça, froidement, firent frémir la sage-femme qui, chaque fois qu’elle était confrontée à pareille situation, essayait de dissuader les jeunes mères d’en arriver aux gestes inconsidérés et presque toujours irréversibles, une fois l’acte d’abandon signé ; mais bien souvent, par la suite, quelques unes des jeunes femmes ayant accouché dans cet hôpital sous X, revenaient la voir pour lui demander conseil. Elles regrettaient toutes leur geste irréfléchi. Elles voulaient reprendre leur enfant parce que leur situation s’était arrangée, modifiée. Malheureusement, dans les cas d’abandon définitifs, il est bien trop tard pour revenir en arrière. La sage-femme savait de quoi elle parlait. Des événements déchirants, horrifiants, à la limite du soutenable, avaient jalonné sa longue et difficile carrière. A chaque abandon, elle sentait monter en elle une révolte qu’elle avait bien du mal à refréner. Lorsque celui-ci devenait irrévocable, elle essayait, par tous les moyens, de faire prendre conscience à ces jeune mères de la gravité de leur acte. En ce qui concernait la jeune femme qui se trouvait devant elle, elle se devait de faire échouer le projet d’abandon de sa petite fille. Le bébé luttait en ce moment même pour sa survie : Sa venue au monde l’avait laissée sans force, incapable de lancer son premier cri. Il avait fallu tout son savoir-faire pour ramener le nouveau-né à la vie.

      

    A suivre...

     

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     La mal aimée

     

    Elle n’aurait su dire pourquoi, sa conscience lui dictait d’insister auprès de la mère pour sauver ce petit être sans défense qui, de plus, à cause d’une maladresse de la part d’une assistante, se battait deux fois plus contre l’adversité. Les gynécologues et les médecins accoucheurs considéraient son cas grave et ne savaient pas si le bébé allait vivre. Pour sa propre estime et aussi pour la conscience qu’elle avait de son devoir, elle se devait de réussir ce tour de force.

    Elle réprima la rage qui montait en elle, ce qui pouvait brusquer la jeune mère dépourvu de sentiment maternel et la buter si elle ne se contrôlait pas. Elle avait compris, depuis toutes ces années, que cela ne servait à rien qu’à desservir les intérêts du bébé en devenir. L’espace de quelques secondes avait été nécessaire à la sage-femme pour reprendre le cours de sa pensée. Geneviève, sur le qui-vive, recroquevillée sur elle-même, guettait le moment où celle-ci reprendrait la parole. Geneviève sursauta presque par surprise, lorsque elle entendit, de nouveau le son de sa voix dont la masculinité l’avait tant impressionnée la première fois :

    Allons ! Lui dit-elle en tapotant doucement sa main. On ne rejette pas le bébé que l'on vient de mettre au monde sans une raison grave ! Rien ne justifie ce geste !

    Ce contact du simple toucher sur sa main était très désagréable à la jeune femme qui n'essaya même pas de bouger le petit doigt. Elle se contenta de prononcer laconiquement :

    Veuillez retirer votre main s'il vous plaît : je ne supporte pas que l'on me touche.

    La sage femme interloquée par cette soudaine rebuffade n'insista pas, et stoppa net son geste, étonnée par cette réaction froide et disproportionnée. Elle venait de le comprendre que la jeune femme ne voulait pas se laisser attendrir par cette marque de compassion destinée à la faire fléchir concernant la garde de son bébé.

    Geneviève ne voulait pas de l'enfant qu'elle venait de mettre au monde parce qu’elle ne se sentait pas la force d’être une bonne mère et qu’elle n’éprouvait rien pour l’enfant qu’elle venait de mettre au monde. Elle ne voulait pas que ce bébé la prive d’une liberté déjà précaire. Pour ne pas rompre le dialogue qu'elle avait eu du mal à établir, la sache femme continua de chercher à toucher le cœur de Geneviève par de multiples démonstrations de sympathie, mais non sans perdre de vue le plus important : essayer de la dissuader d'abandonner sa petite fille.

     

    A suivre...

     

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     La mal aimée

     

    Je réalise tout ce que vous avez dû endurer. Reprit la sage-femme.

    Dans un geste mécanique, Geneviève continuait de hocher la tête tout en triturant le drap de métis qui la recouvrait. Elle semblait dans un état second, ne semblant pas préter attention aux paroles que la sage-femme prononçait.

    Je suis très peinée et inquiète concernant votre envie d’abandonner votre bébé, mais pour l’heure, je pense à votre petite fille n’en à pas fini avec le sort. Décidément, celui-ci ne lui est pas clément. Pour votre bébé, ce n'est pas réglé. Nous ne pouvons pas nous prononcer avant plusieurs jours quant à sa viabilité : son cordon ombilicale est trop court de deux centimètre et il y a risque d’infection. Geneviève ne décrocha pas un mot en entendant cette horrible nouvelle. Surprise, la sache-femme continua sur sa lancée, essayant de réveiller quelque chose en elle :

    Votre mari, quoique vous en pensiez, est le père de votre bébé, et à ce titre, il a le droit d’être informé de l’état de votre petite fille ! Il a aussi le droit de donner son avis sur l’abandon de son enfant ! Vous ne pouvez décider seule ! C’est la loi ! Et la loi est d’abord faite par des hommes, et pour des hommes ! Vous ne pouvez rien y changer ! Il se passera beaucoup d’années, avant que les mentalités n’évoluent et qu’enfin, nous obtenions justice. Combien de jeunes femmes endurent la même chose que vous ? Combien de jeunes filles sont violées par leur père, leur oncle, par de sales voyous qui n’ont aucun scrupule ! Ces jeunes filles n’osent se confier à personne de peur qu’on ne les traite de vicieuses, de menteuses et qu’on les rende responsables de leur sort. Elles ont honte ! Leur honneur est bafoué ! Elles se sentent sales et deviennent des victimes à vie ! Elles atterrissent le plus souvent ici, à la maternité, avec le fruit de leur infortune qu’il faut mettre au monde. Certaines accouchent dans un coin de rue, au fond d’une impasse, afin qu’on ne les remarque pas ! Il est arrivé que des éboueurs trouvent des nouveau-nés morts ou encore en vie dans les poubelles qu’ils étaient venus vider. Ces petits êtres fragiles sont confiés aux orphelinats qui, heureusement, les recueillent, s’ils survivent, ils deviennent pupille de l’état. Il y a trop d'enfants abandonnés et malgré les soins prodigués, il y en a encore qui ne survivent pas. C'est triste. Dans votre cas, vous et votre époux êtes mariés ! Il n’y a pas viol entre mari et femme. Le conseil que je m’évertue à vous donner : c'est de ne pas vous buter. Ne vous vengez pas non plus sur votre enfant

     

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     La mal aimée

     

    Ce n’est pas bien. Je sais qu’il vous faut admettre cela, et que c’est très dur d’être l’objet du désir d’un homme, lorsque l’on n'est pas consentante. Je comprends que vous ne vouliez pas cette enfant ! Pourtant, le bébé est là ! J’en ai vues des détresses, et pas seulement des jeunes femmes de votre âge, mais de toutes jeunes filles ! Des adolescentes ! Et ce dont vous m’avez fait part ce soir, n’est que trop courant à des degrés différents, bien sûr, mais jamais sanctionné par la loi ! Ces violeurs : qu’ils soient mariés, célibataires, jeunes, à la fleur de l’âge ou même plus vieux, sont toujours blanchis, faute de preuves, car c’est leur paroles contre celles de ces infortunées jeunes femmes et je vous parle des affaires de viols qui arrivent à être connues du grand public ! Les autres, on les escamote. Les familles prennent bien soin de dissimuler le scandale qu’ils étouffent dans l’œuf, si je puis m’exprimer ainsi, afin d’éviter le déshonneur qui éclabousserait leur nom !

    Geneviève pensa :

    Vous ne croyez pas si bien dire. Si vous saviez... Tout ceci n'est que la partie immergée de l'iceberg.

    Ignorante de ce qui se tramait dans l’esprit de la jeune accouchée, la sage-femme insista encore :

    Que décidez-vous pour votre petite fille ?

    Geneviève formula sa réponse d'une voix ferme :

    Malgré tous ces arguments que vous essayez de faire valoir pour essayer de me convaincre de garder l'enfant, je n'est pas changé d’avis sur ce point. Je suis encore maîtresse du jeu et plus déterminée que jamais. C'est tout ce que la loi m'accorde et je compte bien le mettre à profit.

    Très bien. Puisque je ne peux vous forcer à changer votre point de vue, je ne peux que vous conseiller de vous taire si vous n’êtes pas capable de déposer plainte pour viol. Il faut avoir un sacré courage pour aller, quoi qu’il vous en coûte, jusqu’au procès qui, de toute façon, n’aboutira pas. Je le sais par expérience. Dites vous bien que vous êtes la femme de votre assaillant ! Je vous l’ai dit : le viol n’est pas considéré comme tel entre époux.

    Je veux divorcer. Je suis encore maîtresse de ma vie et plus déterminée que jamais. C'est tout ce que la loi m'accorde et je compte bien le mettre à profit.

     

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      La mal aimée

     

    Malheureusement, tant que vous êtes l'épouse de cet homme, vous lui devez obéissance. Vous êtes, je suppose, catholique et pratiquante ? Vous devez donc savoir que votre mari n'acceptera jamais le divorce. Nous autres femmes, n'avons pas de grands moyens pour nous défendre du machisme des hommes et nous n'avons pas le choix ! Nous nous devons de supporter le joug et la violence de ces hommes, ce qui est le lot de nombreuses épouses : Cela fait partie du jeu. Ils croient avoir le droit d'exercer cette violence pour se prouver qu'ils sont des hommes et prendre vraiment conscience de leur virilité. C'est eux qui détiennent la force, le pouvoir et l'autorité. Pour certains, ils ont besoin d'exercer cette violence. Quoi de plus normal et de plus facile pour eux, que de violenter une femme, taper dessus ou malmener un enfant. Ils ont besoin d'exercer cette violence : C'est un comble quand on y pense ! Pour le mal que votre mari vous fait, je ne vous suis plus d'aucun secours quant à mes conseils. Pour votre petite fille, si Dieu permet que vous soyez la dépositaire d'une petite âme toute neuve. S’il permet que ce petit ange qui se bat en ce moment pour rester en vie, en fin de compte, s’en sorte, il faut, de votre côté, faire un effort et accepter de la garder. Peut-être va-t-elle vous réconcilier avec votre existence ? Ne refusez pas son aide par bravade ! Vous êtes courageuse et volontaire ! Vous vous en sortirez ! J'en suis persuadée ! Je vous conseillerais plutôt de ravaler votre désir de vengeance qui ne vous mènera à rien de concret pour le moment. Penser à votre petite fille qui elle, n’a pas demandé à venir au monde ! Elle a le droit, si elle vit, d’avoir sa chance ! Ne pouvez-vous faire abstraction de votre propre existence pour ne penser qu’à votre enfant ? Ne pouvez-vous faire cela ? Au moins, votre sacrifice servira à quelque chose !

    Ce mauvais jeu de mots arrivait mal à propos. La sage-femme se rendit compte de sa bévue, mais les mots étaient lâchés. Du côté de Geneviève, la réaction ne se fît pas attendre. Sur un ton ironique Elle lança :

    Quelque chose ! Parce que vous trouvez le terme juste, vous ! Cette chose, comme vous dites, à été conçu sans mon consentement, et je n'en veux pas ! Vous pensez que mon sacrifice ne sert pas suffisamment à mon mari ? Dès qu’il veut prendre ce que je me refuse à lui accorder, il se sert chaque fois que ça lui chante et il me frappe ! Ne trouvez-vous pas que ce salopard ne profite pas mal de ma personne chaque fois qu'il me touche, qu’il me viol ? Cette… chose qui s’est nourrit de mon sang de ma chair et qu a fait son nid dans mon ventre, est justement une chose répugnante ! Je ne veux même pas la voir ! La sage-femme balbutia :

     

    A suivre...

     

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      La mal aimée

     

     La sage-femme pourtant rompu à toutes épreuves, balbutia :

    Je n’ai pas voulu dire ça, mon enfant !

    Non. Vous n’avez pas voulu dire ça ! C’est juste une mauvaise expression de votre part ! N’est ce pas ? Vous ne connaissez pas encore toute ma vie ! Je ne peux et ne veux pas pardonner ! C’est au-dessus de mes forces ! Je n’éprouve rien pour ces enfants que j’ai mis au monde contre ma volonté ! Pardonner, Oublier ? Non ! Vraiment, je ne peux pas ! C’est trop me demander ! La blessure ne peut pas, et ne pourra jamais se cicatriser !

    La sage-femme, après un long instant d’hésitation, se rendant compte qu’elle avait échoué dans sa démarche et que la jeune femme s’enfermait dans un mutisme volontaire, capitula, non sans risquer quelques paroles encore, n'étant pas du tout sûr que la jeune femme en tiendrait compte.

    Je vois que je n’arrive pas à vous convaincre de garder votre bébé. Je ferai le nécessaire auprès de votre mari demain. Pour le certificat d’abandon, il faut qu’il le signe et s’il ne le veut pas, vous devrez garder votre bébé. Bon courage mon petit et bonne chance pour votre avenir. Je vous plains de tout mon cœur. Il va vous falloir énormément de force de caractère pour affronter les difficultés qui ne manqueront pas de se présenter à vous. Mais quoi qu’il advienne, encore une fois, je vous supplie de réfléchir avant d’abandonner votre bébé car vous n’êtes pas seule à décider ! Vous pourriez le regretter amèrement et votre existence risquerait de s’en trouver modifiée, et pas forcément dans le sens que vous auriez aimé qu’elle le soit !

    Je peux le mettre en nourrice et ne pas m’en occuper ! Mon mari paiera pour le résultat de son ignominie. Je refuse de m’en occuper!

    Vous avez tord ! Croyez-moi ! Un enfant apporte joies et consolations, même dans un ménage où les rapports entre époux son difficiles ! Peut-être est-ce lui qui vous aidera à surmonter les difficultés que ne manquera pas de traverser encore votre couple. Ne rejetez pas votre bébé simplement parce que vous en voulez à son père ! Ce serait injuste pour la vie que vous venez de donner ! Encore une fois, vous devez prendre sur vous et élever cet enfant. Je connais à présent votre parcours douloureux. Je suis consciente aussi, que vis à vis de votre mari, vous n’êtes pas à l’abri d’une récidive.

     

    A suivre...

     

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       La mal aimée

     

    Il faut vous attendre, à moins que vous ne cédiez de plein gré à cet acte sexuel qui vous répugne, que vous supportez ce que vous considérez comme une souillure. Toute votre vie, vous serez esclave de ce genre d’homme : Je me suis mariée avec ce même genre d’individu qui est décédé maintenant. Croyez-moi : j'ai souffert aussi par la faute de cet homme. Ce fut une délivrance que de me retrouver veuve, sans enfant, et encore jeune. J’exerçais déjà la profession d'infirmière dans divers services avant de devenir sage-femme. Comme je n’ai pas put avoir d’enfant, je me suis promise d'aider au mieux de mes capacités, les jeunes femmes sous ma protection qui se trouveraient être en difficulté le temps de leur hospitalisation. C'est pourquoi j'essaie,de vous comprendre mon enfant, au risque de vous paraître très curieuse.

    Geneviève ne put s’empêcher de prendre cette confession pour une ultime tentative de conciliation. Elle se recroquevilla un peu plus sur elle même pour lui faire comprendre que leur entretient était terminé. Geneviève ne comptait pas s'obliger à écouter le reste de ce plaidoyer au sujet de ce bébé dont elle ne voulait pas. Elle avait déjà bien trop de mal à supporter la sache-femme, et cela, depuis un petit bout de temps. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour qu'elle la prenne en grippe. Ce qui la hantait, c’était la perspective de devoir retourner vers cet homme qu’elle n’aimait pas, et de devoir le supporter toute sa vie. Cela l’écœurait. Pour agir au niveau de ce mariage grotesque dont elle ne se voyait décidément pas continuer à subir les envie de sexe de son mari, entre autre chose, et une vie commune qu’elle ne pouvait accepter. Elle avait un plan qui, petit à petit, se mettait en place. Tout en restant silencieuse, les pensées les plus folles tourbillonnaient dans sa tête. Sans se douter un seul instant de ce qui se tramait dans l’esprit de Geneviève, la sage-femme risqua une fois encore de la dissuader d’abandonner sa petite fille. Une folle envie de hurler s’empara de la jeune femme :

    Assez maintenant avec vos sermons ! Vous m’exaspérez ! Je n’en peux plus ! Comprenez-vous ? Je vous demande de me laisser en paix !

    Sur les paroles furibondes de la jeune femme, la sage-femme, un instant interdite sur sa chaise, croyant avoir perdu la partie, s’empressa de se lever, de remettre le siège qu'elle avait emprunté, à sa place. Sous le regard réprobateur des autres personnes présentes. Un long et pesant silence avait enveloppé la salle de maternité.

     

    A suivre...

     

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     La mal aimée 

     

    Comme pour choquer un peu plus sont interlocutrice, et le reste de l’assistance, un sourire énigmatique au coin des lèvres, Geneviève laissa tomber des paroles qui ne se voulaient pas très rassurante quant à la tournure qu’allaient prendre les événements. D’un ton presque ironique, Geneviève l’invita à revenir sur ses pas :

    Ne vous en allez pas si vite ! Je vous fais peur tout à coup ! Venez ! Reprenez votre chaise et approchez-vous au plus près de moi de façon à ne pas déranger plus que cela les autres femmes et les infirmières ! Et non mesdames ! Vous n’aurez pas droit au chapitre principal de ma confession !

    La sage-femme n’étant plus toute jeune, eu un éclaire de lumière dans les yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres très minces. Geneviève observa ce changement d’attitude, et finit de la déstabiliser :

    Oh ! Ne vous réjouissez pas trop vite ! Vous n'allez pas aimer la suite de mon histoire. Vous voulez tout connaître de ma vie ? Et bien, vous allez être servie ! C’est loin d'être finit ! Je n'est pas eu que cette petite fille ! Il y a eu d'autres enfants... en tout : quatre que je n’élève pas et n’élèverais jamais.

    La sache femme éberluée par la bombe que Geneviève venait de lâcher, resta pétrifiée ne sachant que répondre à ce qu'elle venait d'entendre. Et Geneviève de continuer son récit sans se soucier de l'étonnement qu'elle suscitait chez cette femme. Imperceptiblement, le ton de sa voix venait de changé et se transformait en un murmure. Ce chuchotement confidentielle, obligeait cette dernière à tendre l’oreille. Elle s’approcha le plus prêt possible du lit afin de garder cette confession loin des oreilles indiscrètes se trouvant dans la salle de maternité. Geneviève continua son monologue sans plus se soucier des oreilles curieuses qui se tendaient aux alentours de son lit, mue par une curiosité déclenchée par l’accès de colère de Geneviève quelques minutes auparavant :

    Voyons. Par quoi vais-je commencer ? Ah ! Oui ! J’ai été violée par mon frère aîné : le seul fils chéri de ma mère, âgé de 45 ans. Il m’a prise de force, dans la grange au foin, en m’assénant un coup de poing magistral sur la tête, de façon à ce que je ne sois plus en état de me débattre. J’avais alors quinze ans. Bien sûr, comme un lâche qu’il était, il m’interdit de révéler à qui que ce soit ce qu’il m’avait fait sous peine de sanction de sa part.

     

    A suivre...

     

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      La mal aimée

     

    Je suivis ses conseils ne sachant pas que je portait en moi le fruit de son forfait. Bientôt je vis mon corps se transformer alors que mon frère était partit s’engager dans la légion afin de s’éloigner, et surtout, ne pas à avoir à se justifier sur ce viol que j’avais subis. Bien sûr, les foudres de notre mère retombèrent sur moi, ma traitant de dévergondée. Je fut durement châtiée pour avoir entraîné son fils chéri dans le pêché car, bien sûr, c’était moi la seule coupable. Je fus enfermée pendant toute la durée de ma grossesse afin de cacher mon infamie aux curieux. D’après ma mère, mon bâtard issus de consanguinité ne devait pas avoir le droit de vivre. De toutes façons, je ne voulais pas de cet enfant. Ma mère prit soins de me bander le ventre le plus serré possible, de façon à ce qu’une fausse couche naturelle se produise. Peine perdue : le fétus était bien accroché. Aux grands mots, les grands remèdes : elle paya une femme rompu à ces sales besognes. Mon avortement provoqué par cette faiseuse d’ange se passa, tant bien que mal, dans ma chambre. A quinze ans, on ne peut être que choquée par de telles pratiques.

    Bien plus tard, j'ai eu, ensuite, une petite fille : une petite Chantal qui m'a été retiré dès sa naissance et qui, à l’heure d’aujourd'hui, est morte. Une petite Chantal décédée à tout juste à un an. Le douze juin 1945 à Nevers, dans la Nièvre où il y avait un orphelinat assez loin de chez mes parents et donc de moi. La fin de la guerre était prononcée ; mais les atrocités continuait de faire de nombreuses victimes. Des obus de la première guerre mondiale furent découverts par les enfants de ce même orphelinat où avait été placé ma petite Chantal, d’à peine un an, par ma mère. Dans cet orphelinat, il y avait des sous sols qui servait d’abri et de cachette pendant les bombardements.

    Une partie de ces sous-sols avaient été condamnée à la fin de la guerre de 14 /18 pour des raisons obscures que même encore à notre époque, nous ne connaissons pas vraiment les raisons. Est-ce que ce matériel militaire fut volontairement oubliés là ? Je ne sais. Néanmoins, ces obus n'avaient pas été désarmés, ce qui se produisit était inévitable ! Vous devez bien vous en douter ! Une formidable explosion eu lieue dans les sous-sols de l'établissement, juste au dessus de la pouponnière qui abritait les nouveaux-nés, dont ma petite fille, en situation d'abandon, très certainement encombrants pour les autorités en place, et encore sous l’occupation Allemande. J’appris, parla suite, que l’explosion qui avait complètement détruit l’établissement tenu pas les sœurs, grâce aux journaux que l’on avait pris soins de laissé traîner là, sciemment, de façon que je tombe dessus et que j’apprenne la vérité sur la destinée de ma pauvre petite Chantal.

     

    A suivre...

     

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     La mal aimée

     

    Et ce n’était qu’embrassades, compliments et cadeaux pour ces heureuses mères de tous âges et leur nouveau-nés. La layette était tricoté à la main par les femmes de chaque famille. A cette époque, tous les trousseau était confectionnés par les futures mamans et par les familles des deux époux. Pour ne pas contaminer les nouveaux-née, les pères ne pouvaient les apercevoir qu’à travers une grande baie vitrée. Seul un petit groupe de cinq était exceptionnellement permis, lorsque il y avait foule : quand ils se trouvaient être tous présents à la même heure, les belle-mères et les beaux-pères des époux se devaient de respecter le règlement.

    Au chevet des accouchées, les fleurs n’étaient pas permises : les bouquet apportés par les familles ornaient pratiquement toutes les tables de nuits, au point que les infirmières, par ordre des médecins, demandaient aux visiteurs de reprendre leur bouquet et de les porter dans la salle réservée à cet effet en précisant bien de ne pas oublier de mettre une carte mentionnant le prénom et le nom de la maman à qui elles appartenaient. Il était aisé de comprendre que le parfum entêtant de certaines fleurs incommodaient fortement les nouvelles accouchées, ce qui n’était pas du tout saint. Quant aux cadeaux et les layettes, les visiteurs devaient les laisser dans une autre pièce attenante à la salle de maternité où les sortantes pouvaient venir les reprendre à la sortie de la maternité. Geneviève regardait le ballet des visiteurs et cela lui faisait encore plus ressentir sa solitude. Au fur et à mesure que les heures s’égrainaient à la grosse horloge de la salle commune qui venait de sonner vingt heures, la salle s’était vidée de ses occupants. Un silence tout relatif remplaçait maintenant le brouhaha des visiteurs. Les garçons étaient, de loin, leur priorité pour les pères. Aux yeux de Geneviève, ils étaient tout à fait ridicules. Dans sa tête revenaient sans cesse les mêmes questions : pourquoi ? Quelles étaient les raisons pour lesquelles elle en était-elle arrivée là ? Que faisait-elle dans cet endroit réservé à la seule joie d’être parent ? Geneviève se sentait vide de toute émotion. Elle repensait aux atrocités qu’elle avait subies depuis son mariage imposée par sa mère et son rustre de beau-père. Ces cinq dernières longues, longues années. La fatigue physique et morale avait eu raison de sa ténacité. Trop de haine emplissait son cœur meurtri. Elle ne ressentait rien de ce sentiment maternel que l’on dit inné chez une femme. Son âme ressemblait à un désert aride où rien, pas même une mauvaise herbe, ne pouvait pousser et croître.

     

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     La mal aimée

     

    Les autres femmes, tout à leur joie dans leur rôle de mères, avaient les yeux brillants d’amour pour leurs rejetons, et Geneviève détonnait dans cette grande salle d’accouchement. Les maris, surtout si le premier bébé était un petit garçon, éprouvaient une reconnaissance qu’ils ne pouvaient cacher. Toute cette agitation l’agaçait. Pas de fleurs pour elle ni de cadeau. D’ailleurs, cela lui importait peu.

    Toutes ces démonstrations d’affection l’écœuraient. Elle observait les familles, qui défilaient avec une singulière régularité. Les mères ne restaient pas souvent seules. Et ce n’était qu’embrassades, compliments et cadeaux pour ces heureuses mères de tous âges et leur nouveau-nés.

    Pour ne pas contaminer les nouveaux-née, les pères ne pouvaient les apercevoir qu’à travers une grande baie vitrée. Seul un petit groupe de cinq était exceptionnellement permis, lorsque il y avait foule : quand ils se trouvaient être tous présents à la même heure, les belle-mères et les beaux-pères des époux se devaient de respecter le règlement.

    Au chevet des accouchées, les fleurs n’étaient pas permises : les bouquet apportés par les familles ornaient pratiquement toutes les tables de nuits, au point que les infirmières, par ordre des médecins, demandaient aux visiteurs de reprendre leur bouquet et de les porter dans la salle réservée à cet effet en précisant bien de ne pas oublier de mettre une carte mentionnant le prénom et le nom de la maman à qui elles appartenaient. Il était aisé de comprendre que le parfum entêtant de certaines fleurs incommodaient fortement les nouvelles accouchées, ce qui n’était pas du tout saint. Quant aux cadeaux et les layettes, les visiteurs devaient les laisser dans une autre pièce attenante à la salle de maternité où les sortantes pouvaient venir les reprendre à la sortie de la maternité. Geneviève regardait le ballet des visiteurs et cela lui faisait encore plus ressentir sa solitude.

    Au fur et à mesure que les heures s’égrainaient à la grosse horloge de la salle commune qui venait de sonner vingt heures, la salle s’était vidée de ses occupants. Un silence tout relatif remplaçait maintenant le brouhaha des visiteurs. Laprès guerre ne se prêtait pas encore aux chambres individuelles, et en mille neuf cent quarante sept, elles en étaient encore très loin ! Comme le dit le vieil adage : Il faut laisser le temps au temps…

     

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     La mal aimée

     

     A vingt cinq ans, Geneviève avait un lourd vécu derrière elle. Éprouvée dans sa vie comme dans sa chaire, elle se sentait prise au piège dans une existence dont elle ne voulait pas. Elle refusait cet odieux mariage dont elle n'avait jamais voulu. Trop longtemps soumise à l'autorité de sa mère plus qu'à celle d’un père bien trop faible, ne cherchant même pas à contrecarrer tout ce que sa femme décidait. Geneviève n’acceptait plus d'être encore une fois dominée par qui que ce soit et encore moins par un mari qu’on lui imposerait. Ce qu’elle souhaitait, c’est être libre de ses choix et mener sa vie comme bon lui semblerait, sans que personne ne vienne y mettre son nez. Un long soupir souleva sa poitrine. Elle s'entendit, pour la première fois, prier à haute voix :

    Ô, mon Dieu ! Ayez pitié de moi ! Aidez-moi à voir plus clair dans cet avenir incertain qu'est le miens ! Que va être mon existence une fois sortie de cet hôpital ? Quelle décision dois-je prendre au sujet du bébé ?

    Toute la détresse du monde se résumait dans ces quelques mots prononcés dans un moment d’angoissante lucidité. C'était pour elle une incertitude insoutenable ! Elle était seule à mener son combat. Pas de parents aimants, compréhensifs auprès d'elle ? Personne à qui se confier, pas même une amie qui la soutiennent simplement en l'écoutant. L'amitié et le doux réconfort d'une oreille compatissante étaient inconnus d'elle. Elle était tout à fait consciente du vide qui l'entourait. D'ailleurs, qui aurait-elle bien pu intéresser ?

    Qu'ils aillent tous au diable ! Se dit-elle.

    Geneviève ressassait ses tristes pensées lorsqu'elle aperçut la sage-femme qui, tout en adressant des compliments et des mots gentils ça et là, se dirigeait dans sa direction. Recroquevillée dans ses draps, elle la regardait s'approcher d'elle, un sourire attardé sur ses lèvres. Geneviève n'avait pas envie de la voir s'arrêter auprès de son lit, mais ne pouvait se soustraire à cette obligation du jeux des questions qu'elle sentait venir. Arrivée à sa hauteur, la sage-femme prit la chaise qui se trouvait au pied de sont lit et vînt prendre place tout à côté d'elle, près de la table de chevet. Sans attendre, elle commença :

    Et bien, mon petit ? Comment allez-vous à présent ?

    Aucune réponse ne fusa des lèvres de Geneviève.

     

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     La rencontre  

     

     

    Petit à petit, en prenant confiance grâce au verre d’alcool qui la réchauffait de l’intérieur, elle se libéra du gros poids qui l’empêchait de vivre pleinement sans avoir cette peur continuelle qui lui déclarait des mots de ventre et lui serrait la gorge dès qu’arrivait l’heure de la fermeture du salon. Il fallait qu’elle se libère de cette angoisse perpétuelle ! Elle continua donc son récit à peine commencé. Bob l’incita à continuer en la faisant avaler une seconde gorgée de ce breuvage qui lui réchauffait le cœur et facilitait sa confession. Ma vie est un enfer Mon mari me violente dès que l’envie lui en prend. Il boit et rentre le plus souvent ivre de son travail. Je veux divorcer et ne pense qu’à cela, mais lui ne veut pas. Il invoque que chez les Cadoret. Souvent il est en train de s’abreuver au bar du coin ou chez ses copains de beuverie... ou qu’il s’absente pendant des mois je ne sais pas où, et c’est tant mieux pour moi. J’ai échafaudé un plan de façon à gagner ma vie, mettre de l’argent de côté afin de le quitter sans rien lui dire. Il me frappe et il serait bien capable du pire, s’il savait ce que je projette de faire. Je veux ma liberté et rien ne me fera reculer. Tous les soirs, il rentre vers vingt deux heure ivre mort. Je ne peux vous dire ce que j’endure lorsqu’il est là. Il n’a pas encore trouvé ou je cachais mon argent et mes fiches de paie, pas plus que mes vêtements et lingerie de luxe. Ils n’attendent que ma fuite. En attendant, j’ai déjà eu droit à des scènes ignobles ou ils déchirait tout ce qui lui tombait sous la main : mon maquillage, mes vêtements et sous vêtements lorsqu’il s’apercevait qu’ils étaient neufs. Dans une malle en osier que je ferme à clef, cachée dans la cave, j’y met tout ce qui m’est précieux pour pouvoir m’en allée lorsque je serai prête. Chaque fois qu’il ne rentre pas, je ferme ma porte d’entrée à double tour, la laissant après un demi-tour dans la serrure, et je termine par une chaise avec laquelle je coince la poignée avec dossier, de façon que s’il lui prenait l’envie de se rappeler où il habite, il ne puisse pas déambuler en pleine nuit me tourmenter. Il fait aussi de crise de delirium tremens quand il n’est pas dans un comas éthylique. Dans ces cas là, les gens le ramassent sur un banc, ou dans la rue, et l’ambulance vient le chercher. Lorsque qu’il s’en prends après moi, je me sauve à la cave, ou si j’ai eu le temps de ne pas enlever mon manteau et posé mon sac, je me sauve dans la rue pour aller dormir à l’hôtel. Il a but ma dote ; mais je m’en fiche car maintenant, j’ai mon propre argent. Je suis désolée, de vous avoir infligé tous ces détails sordides.

     

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     La rencontre  

     

    Je voulais vous confier aussi qu’ aucun membre de sa famille ou de la mienne ne sont au courant que je travaille pour me libérer de leur emprise, et surtout, de la sienne ! Quitte à m’enfuir dès que l’occasion se présentera, et à condition que j’ai de quoi voir venir, je me sauverais en emportant que mes affaires gagnées avec mon seul travail. Je veux être libre et pouvoir faire mes choix. Personne ne me dictera plus jamais ma conduite ! Ça vous va comme problèmes à résoudre ? Mais dites-vous bien que je vous ai abrégé l’histoire… Bob ne montra aucune réaction pour ne pas choquer la jeune femme. Il se contenta de la regarder avec compassion, avant de l’inciter à reprendre une gorgée du liquide qui l’aidait à se désinhiber, ce que Geneviève fit sans protester, subjuguée par la rassurante autorité du jeune homme qui voulait, à tous prix, qu’elle se réchauffe et qu’elle se débarrasse de ce tremblement qui ne la quittait pas. Cette liqueur était le seul moyen qu’il avait trouvé. Elle était tellement crispée, sur la défensive sur cette banquette de café, que ce cognac était le seul moyen qui s’imposait de lui-même. D'abord, avec prudence, elle trempa une fois de plus délicatement ses lèvres dans ce ballon de liquide ambré que lui tendait Bob. Le liquide brûlant par le degré d’alcool qu’il contenait, emplit sa bouche, puis sa gorge, pour descendre le long de sa gorge. Elle avait cette fois avalé une trop grande gorgée, ce qui la fit tousser et devenir toute rouge. Gênée, elle s’excusa devant Bob amusé par de côté femme-enfant qu’il découvrait en elle. Il la regardait avec un air bienveillant que la jeune femme ne perçu pas sur l’instant. C’est vrai qu’il était troublé depuis leur première rencontre par cette très jeune et jolie femme, mais il ne voulait rien laisser paraître avant d’avoir entièrement sa confiance. Il fallait qu’il fasse quelque chose pour elle, et qu’il la tire du mauvais pas ou elle se trouvait. Geneviève, à travers la brume que l’alcool avait provoqué en elle, avait remarqué ses prunelles d’un vers intense et très claire en même temps. Il avait un regard franc qui dégageait, chez lui, un magnétisme peu commun. Soutenant avec difficulté le regard perçant du jeune homme qui semblait vouloir pénétrer jusqu’au tréfonds de son âme, Geneviève s’excusa de n’avoir pas su boire cet alcool qui, en descendant le long de sa trachée, venait de tracé une ligne incendiaire : comme-ci une coulée de lave : au sens figuré, bien sûr, s’était déversé sans son système digestif. Bob rit franchement aux explications de Geneviève, qu’il trouvait très imagées.

     

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     La rencontre 

     

    Ce petit bout de femme l’étonnait vraiment beaucoup avec ces manière de petite fille égarée qui, s’en même sans rendre compte, le touchait. Il émanait de toute sa personne un charme indéfinissable, et un charisme auquel il n’était pas loin de succomber. Elle devait plaire aux clients qui venaient au salon ? Bob brûlait d’envie de l’appeler par son prénom. Le voudrait-elle ? N’y tenant plus, il se permit de le lui proposer un compromis :

    — Accepteriez-vous que je vous appellGeneviève ? En retour, vous pouvez m’appeler Bob.

    Ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps : c’est le moins que l’on puisse dire ! Mais Geneviève osa un peti:

    — Ne trouvez-vous pas que c’est un peu tôt ? Nous nous connaissons à peine... mais, si vous voulez.

    — Et bien Geneviève, votre vie n’est pas ce que vous croyez qu’elle est. Elle est ce que vous allez en faire ! Si vous réagissez comme vous le faite en ce moment, elle deviendra ce que vous en ferez. Comprenez-vous ?

    Ces quelques phrases firent comprendre que son avenir était à elle, et que personne n’avait le droit de poser son veto sur son existence sans sa permission : ce qu’elle avait comprit depuis longtemps. Elle livra alors son enfer à Bob, sans rien lui cacher : son stratagème pour fausser compagnie à son mari chaque fois qu’elle en avait l’occasion, et même quand l’occasion ne se présentait pas, elles s’arrangeait pour lui jouer des mauvais tours, de façon qu’il s’en retourne, dégoûté, chez le bougnat auprès de ses copains de boisson, et passe la nuit ou il voulait, sauf dans leur lit. Une fois qu’il était partit, elle se barricadait, ne cédant rien à cet homme qu’elle haïssait.

    — Il voulait que je garde cette petite fille que j’ai eu après un des ses nombreux viols. Je ne voulais pas du bébé pour lequel je ne ressentait absolument aucun lien maternel. J’ai reconnu l’enfant pour embêter les deux familles, ainsi que mon mari, mais je leurs ai fais comprendre que jamais je ne m’en occuperai. La petite fut placée en nourrice, comme je vous l’ai dis.

    — Votre révolte, et les raisons pour lesquelles vous ne pouviez pas garder votre bébé prêt de vous est légitime. Dans une situation telle que la votre, il m’est impossible de ne pas vous comprendre.

    — Oui : j’avais besoin d’être libre de mes mouvements, afin d’organiser mon départ de ce taudis. Je ne veux pas finir ma vie avec cet homme. J'entrevois ma vie autrement.

     

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      La rencontre 

     

    Et puis, dans ma situation, je ne suis pas prête pour être une bonne mère. Enceinte, je ne voulais déjà pas de l’enfant. J’avais l’impression, après son acte dégoûtant, que allait être tenu prisonnière de cette vie que je n’accepte pas. Il y a trop de choses à vous raconter. Je ne peux tout vous confier en une seule fois. C’est au dessus de mes forces. Il faut juste que vous sachiez que ma mère et mon beau-père sont responsables de tout ce que j’ai vécu avant et depuis mon mariage.

    Bob était troublé par son histoire plus qu’il ne voulait le laisser paraître. Il avait vraiment une furieuse envie de faire quelque chose pour cette jeune femme. Il prit la main que Geneviève avait posée sur la table à côté du verre de cognac presque plein. Elle ne la retira pas. De son autre mains, Geneviève ingurgita avec une certaine délicatesse quelques gorgées de ce breuvage sulfureux, et pour se donner une contenance, elle l'avala avec un peu plus d’assurance. Le liquide qui lui donnait chaud de la tête aux pieds, se délectant même de cet alcool à la chaude coloration dans lequel se reflétaient et dansaient les lumières de la salle bourrée de consommateurs. N’ayant pas l’habitude de boire, Geneviève eut quelques léger rire en apercevant, à travers le verre cristallin, le visage du jeune homme dont la figure n’était plus tout à fait la même. Bob la regardait, amusé. Elle se lâcha soudainement, et rit de bon cœur, constatant que le verre déformait les faciès des clients attablés pas loin deux. Euphorique, elle jouait avec son verre comme avec une loupe, puis le reposait. Ses longues mains fines et blanches appréciaient le touché du verre. Elle le caressait, et trempant son majeur dans le liquide qu’elle le passait sur le rebords du verre comme pour essayer d’en sortir un son. Elle rêvassait, laissant au jeune homme le soin de l’admirer. Bob prit de nouveau la main de Geneviève, et lui dit avec un sourire charmeur :

    — Geneviève : les verres ne sont pas en cristal ! Avec la casse qu’il doit y avoir chaque jour, ce ne serait pas rentable pour le propriétaire de ce café.

    — Ah ! Fit Geneviève… Dommage !

    Pour la première fois, Geneviève ressentait une toute nouvelle sécurité aupré de Bob. Avec un peu plus d’assurance, elle se délectait même de cet alcool à la chaude coloration. Elle ne pensait plus à rien, puisque Bob était près d’elle, et quoi qu’il arrive, il lui avait dit qu’il ne la laisserait pas. Sa tête tournait et elle sentait des tiraillement dans son estomac.

    — Bob, je suis un peu pompette. Cela une drôle d’impression, et puis, j’ai mal au cœur, comme-ci je me trouvait dans une barque qui tangue. C'est une drôle d’impression ?

    — Ce n’est rien. C’est le cognac : cela va passer. Ce que tu ressens ne va pas durer longtemps. Ferme tes beau yeux et reposes-toi. cette sensation devrait passer en mangeant quelque chose. En attendant, ferme tes jolis yeux et repose-toi.

    Jamais Geneviève n’avait été complimenté sur ses yeux ? Cela lui faisait tout drôle… mais elle ne fit aucune remarque.

     A suivre...

     

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