• Mariage arrangé page -4-

      

    Mariage arrangé

     

    Ces dames qui avaient fait montre d’héroïsme en bien des circonstances, il fallait en convenir, avaient tenu les rênes de leur destiné et celles du pays, et en quelque sorte, celle de la France avec brio, participant à l’effort de guerre pendant ces cinq années interminables.

    Celles qui étaient de la campagne, n’étaient pas en reste ! Elles avaient, elles aussi, contribué à l'accomplissement de la bonne tenue des fermes alentour et comme il n’y avait plus de jeunes hommes valides pour s’occuper des champs, elles avaient dû s’y mettre toutes ensembles pour ne pas laisser les terrains cultivables en friche et les fermes à l’abandon, d’autant plus qu’elles puisaient pratiquement toutes leurs ressources dans les produits de leur fermage avant que les allemands ne viennent réquisitionner tout ce qui était nourriture. Elles ne donnaient que ce qu’elles avaient en trop et prenaient bien soins de cacher le principal des réserves. Ces dames de la campagne savaient cacher des juifs, dans des abris insoupçonnables. Elle avaient aussi sauvé des soldats parachutistes blessés dans des atterrissages manqués. Certaines avaient des enfants dont il fallait s'occuper, ce qui nécessitait forcément beaucoup d’entraide des unes envers les autres, de façon à assurer le minimum vital à chacune. Combien ont dû se débrouiller pour faire bouillir la marmite quand il n’y avait presque plus rien à manger ? Les femmes cuisinaient des racines tels que les topinambours, les pommes de terre, carottes, et puis les légumes à fibres tel que les rutabagas, la rhubarbe pour faire des confitures. Elles cultivaient également les cucurbitacées et les épluchures allaient aux cochons : de cette façons, elles ne gâchaient rien et de temps à autre, elles tuaient un lapin ou une poule pour faire un plat plus consistant. De temps à autre, en s’y mettant à plusieurs, elles tuaient un cochon de lait et se partageaient la viande en parts égales, prenant soins de se cacher afin que le bruit ne se . Combien ont dû défendre leur patrie, et lorsque l’occasion se présentait, pendant l'occupation, elles cachaient des partisans. Certaines d’entre elles avaient même fait partie, à leur façon, de la résistance. Beaucoup avaient risqué leur vie pour chasser l’Allemand de la France : elles avaient même espionné, servit de boîte aux lettres, et bon nombre d’entre elles avaient été exécuté sans plus de procès. Certaines femmes restées au village avaient, en plus de tous les travaux des champs qu’il fallait assurer, servie de passeuses et de cachettes pour abriter des enfants juifs dont les parents avaient été déportés dans les camps de concentration comme le camps de Struthof à la frontière Alsacienne. Elles avaient vaincu leur peur et il n’était plus question, après la guerre, de les laisser sous la tutelle des hommes. Sûr d’elles, entreprenantes, elles organisaient des manifestations. Elles revendiquaient des droits que jusque là, aucune femme n’auraient jamais osé espérer obtenir au paravent. Cette émancipation subite des femmes n’était pas du goût de tous ces messieurs qui, en ce temps là, étaient très misogynes ! Ils tenaient à garder leur prérogatives. Les changements intervenaient donc par petites touches : Ces dames avançaient dans leurs revendications, sans peur, sans honte, dans la bonne direction, et d'un pas sûr… 

     

    Dans le garage familial que son père lui avait laissé en gérance : cadeau de noce de Robert, Celui-ci ruminait ses défaites successives aupré de sa femme. De son côté, Geneviève flânait toute la journée ne voulant plus servir au bazar de ses parents, et surtout, ne pas redevenir la bonne à tout faire de sa mère et le souffre douleur de ses sœurs. On se devait de l’appeler madame et elle en profitait largement. 

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Février à 09:46

    Bonjour

    encore de la tristesse pour les aventures de Genevieve,

    et a l'epoque il n'y avait pas de centre de protection des femmes comme maintenant

    donc les femmes devaient obeir, et subir

      • Jeudi 1er Février à 11:27

        Exactement. Si tu ne l'a pas encore compris : cette histoire est tirée d'une histoire vécue. Il va y avoir des passages imagés, imaginés, parce que je ne peux pas tout savoir de Geneviève et de Rober ; mais j'en sais suffisamment pour faire vivre son histoire. Il faut comprendre que tout ce qu'elle à vécu de violent ( et ce n'est pas finit ), n'est pas inventé. Les moments de douceur non plus ; Mais les moment les plus intimes de sa vie sont romancés.  La personne qu'elle va le plus aimer dans sa vie est réelle. Cette histoire pourrait-être une biographie ; mais les maisons d'édition n'aiment pas beaucoup les histoires de gens ordinaires. Il préfèrent ce qui rapporte de l'argent comme les biographies de gens célèbres.

        Moi, je n'ai pas besoin de " prête-plume " pour écrire un roman qui plonge dans la réalité d'une vie. c'est inné.

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