• La rencontre page -6-

     

    La rencontre  

     

    Il pleut et vous n’avez pas de quoi vous abriter. Quelque chose de chaud vous ferait du bien, et à moi aussi d’ailleurs ! Dit-il en se frottant les mains. Il ne fait vraiment pas très chaud ce soir.

    Geneviève ne répondit pas, et reprit sa marche presque en courant. C’était le bouquet ! Elle qui était vraiment très pressée, enrageait ne ne pas aller plus vite afin de le semer ; mais Bob qui avait tout naturellement activé le pas pour être, cette fois, juste à ses côtés, fit une nouvelle tentative pour l’obliger à s’arrêter et reconsidérer son offre :

    Mlle grincheuse ! Tiens ? C’est un surnom qui vous va très bien ! Mlle grincheuse.

    Cette fois, Geneviève craqua. Ses jambes ne la portaient plus. Elle leva son regard éperdu vers le jeune homme qui en perdit toute son assurance en contemplant la détresse qu’il lisait sur sa figure trempée de pluie… et de larmes. Bob comprit qu’il se passait quelque chose de grave qu’il ne pouvait saisir sur le moment, mais qu’il présentait. Dans le comportement de la jeune femme, il y avait de la peur : une peur panique qui empêchait l’empêchait de se reprendre. Il ne pouvait la laisser là, perdue, prête à s’évanouir. Dans son fort intérieur, Geneviève écumait de rage au fur et à mesure que les minutes s’envolaient. Au paroxysme de la fureur, elle éconduit Bob avec vigueur :

    Vous ne voyez pas que vous dépassez les bornes ? Vous êtes stupide ou vous le faite exprès ! Je suis très énervée et je n’ai pas de temps à vous accorder ! Laissez-moi tranquille !

    Bob, surpris par cette brutale répartie, ne pipa mot. Des personnes pressées, mais curieuses en même temps, se retournaient sur eux. Deux messieurs tentèrent d’intervenir en demandant à Geneviève si elle voulait de l’aide. Cela eut pour effet de la ramener quelque peu à la réalité. Elle prit conscience du lieu où ils se donnaient en spectacle. Gênée, elle baissa le ton, et dit au jeune homme :

    Écoutez, Monsieur ! Il est tard. Je suis mariée, et je travaille en cachette. Vous comprenez ? Je sens que je vais avoir de gros ennuis ! Vous comprenez ? Très gros ennuis ! Il faut que je prenne ce dernier bus avant l’autre qui ne passera pas avant une heure ! N’insistez pas s’il vous plaît, et cherchez d'autres amusements pour votre soirée !

     

    A suivre...

     

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