• La rencontre page -2-

      

    La rencontre

     

    Je n'ai qu'un seul désir, c'est de finir ma journée, alors, arrêtez avec vos bêtises ! J'ai les pieds qui me brûlent et qui me font cruellement souffrir : ils sont gonflés ! Je ne supporte plus mes talons ! J'aimerai bien les enlever et m'asseoir ne serait-ce que cinq minutes pour mettre mes pieds sur le carrelage froid !

    Emportée dans sa tirade, Geneviève ne s'était pas aperçu que le jeune homme s'était approché un peu plus de ces demoiselles qui, la mine malicieuse et faussement timide, ne décrochait plus un mot. Une voix grave et chaude lui fît écho :

    Il me semble pas que vos jambes souffrent tellement et soient enflées? Je les trouve même très jolies! Vos pieds non plus n'ont pas l'ai si mal en point !

    Geneviève fît volte face et se retrouva nez à nez avec le bel inconnu :

    " Mon dieu ! Se dit-elle. Il a dû tout entendre ? Il a tout entendu ! J'en suis sûr ! D'après ce qu'il vient de me dire, il n'y a pas de doute possible ? Que je suis mal à l'aise ! La gêne avait rougit ses joues. C'en était touchant. Elle est très belle ! Se dit le visiteur. Oh! Ces pies ! Elles auraient pu me prévenir ou tout au moins se taire ! Qu'avaient-elles besoin de jacasser ?! Elles sont insupportables ! Elles auraient pu me faire un geste discret pour me signaler sa présence derrière moi ?! " Son mécontentement se lisait sur son visage courroucé, ce qui la fît fortement taper du pied sur le sol. Vexée elle se fit une remarque presque inaudible ; mais que le jeune homme perçu :

    C'est agaçant !

    Le jeune homme la regardait d'un air amusé, ce qui obligea la jeune femme à se composer une attitude, essayant de masquer sa gêne.

    " C'est trop bête ! Se dit-elle. Qu'as-tu fais de ton assurance, ma grande ? Elle ne savait vraiment plus quelle contenance prendre, pourtant il fallait bien mettre fin à ce calvaire ? Il devenait nécessaire de montrer à cet homme une attitude posée, commerciale et responsable sinon, qu'allait-il penser d’elle ? Allez ma grande ! Un peu de courage ! Lève la tête ! Ce qu'elle fît. Qu'elle ne fut pas sa surprise de remarquer qu'il avait une irrésistible envie d'éclater de rire : non seulement il avait tout entendu ; mais il s'amusait à lire le cheminement de ses pensées, et la voir s'empêtrer dans son embarra. Pourtant, il demeura stoïque, comptant bien augmenter l'effet produit sur la jeune femme, et s'amuser encore un peu à ses dépends. Sa conscience lui en fît bien le reproche, que cela n'était pas très gentil pour cette jeune personne, mais c'était plus fort que lui. Elle lui plaisait. Geneviève cru devoir s'excuser pour ses collègues trop bavardes à son goût.

    Vous êtes toute excusée mademoiselle ! fit Bob avec un petit air faussement sérieux. Je suis désolé, mais je ne tenais pas à vous mettre en difficulté !

    Oh ! Le menteur ! Pensa Geneviève. Il a ne manque pas d’air !

    — Je ne suis nullement en cause, Monsieur. Ce sont mes collègues qui ont la langue trop bien pendue. Que puis je y faire si elles ne savent pas être discrètes ! Quant à vous, vous ne manquez pas de culot pour vous immiscer parmi ces demoiselles et au plus prés de moi. Vous me voyez très courroucée par votre comportement. De quel  droit vous être imposé dans ce salon, alors que c'est bientôt l'heure de la fermeture ?

     

    A suivre...

     

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