• La rencontre page -15-

     

     

     La rencontre 

     

    Le goût de ce breuvage, à mesure qu’elle buvait par petites lampées, n’était pas si mauvais… Elle ne détestait pas… Cette potion magique avait fait s’envoler toutes ses craintes. Geneviève se sentait incroyablement légère. Elle osa même affronter de nouveau le regard bienveillant de Bob. Confiante et rassurée, elle s’adossa au dossier de cette banquette capitonnée et ferma les yeux en soupirant d’aise. Un bon quart d’heure s’écoula avant que Bob ne décide de détacher son regard de la jeune femme. Il héla le garçon, paya en lui laissant un large pourboire, réveilla doucement Geneviève qui s’était assoupit, l’invita à mettre son manteau qui avait eut le temps de sécher presque entièrement avant que bob ne décide de sortir de cet espace sécurisant qu’était le grand café de la place. Geneviève regarda l'horloge du café et prit peur en voyant l'heure qu'elle indiquait.

    — Bob, j’ai peur. Je ne peux plus rentrer chez moi. Il est bien trop tard !

    — Ne t’inquiète pas petite fille. Je pends les choses en mains. Laisses-toi conduire.  Nous allons prendre ma voiture et nous allons chercher chez toi tes affaires comme nous en avons convenu. Geneviève lui lança un regard plein de reconnaissance, et se laissa aller à son bras, de peur de tomber. Dehors, l’orage avaient redoublés de force. Les éclaires zébraient le ciel d’une façon inquiétante et la pluie tombait avec plus d’intensité. Intriguée par les Hallebardes qui déferlaient sur les boulevards, Geneviève, bien à l’abri sous les stores du grand café, assise sur une chaise prés de Bob, attendait que se calme le déluge. Elle regardait les gens qui courraient en tous sens pour se mettre en sécurité. Les boulevards servaient maintenant de piste atterrissage aux grêlons gros comme des balles de tennis. La pluie dégringolait à ne pas mettre un chien dehors. Bob attendit que la grêle s’arrête et décida d’aller chercher sa voiture garée un peu plus loin, recommandant bien à la jeune femme de l’attendre sous les stores du café. Comme la grêle avait commencée, elle s’arrêta cinq bonnes minutes après. Bob décida de se lancer et se mit à courir, son pardessus sur la tête.

     

    Le soir où Bob avait accompagné Geneviève chez elle, il avait changer de voiture et prendre la Mercedes, car les grêlons avaient sérieusement endommagé le toit et le capot de la berline avec laquelle il avait connu la jeune femme. Arrivé au quarante-huit de la rue Mirabeau, Bob n’avait vu âme qui vive, aussi bien dehors que dedans, et tout s’était passé comme il l’avait prévu.

    Il avaient, aidé de la jeune femme à pendre toutes ses affaires, y comprit celles dissimulées dans la plus grande des cachette secrète : sous le lit où Geneviève avait fait en sorte que des lattes du plancher déjà mal en point, et qui étaient suffisamment disjointes, avec un peu d’astuce, elles le soient encore un peu plus. Bob n’en revenait pas de la place qu’il y avait sous le plancher, et ce que Geneviève y avait entassé ? Ces deux grosses valises à la contenance incroyable, attendaient que l'on vienne les enlever de leur trou. Tout ce qui avait de la valeur au yeux de la jeune femme se trouvait à l'intérieur. Après quoi, Geneviève, avec l'aide de Bob, débloqua les rideau métallique cachant le foyer de la cheminée de marbre où, là encore, bien dissimulés par des journaux chiffonnés, se trouvait de grosses liasses de billets enveloppées elle aussi, et qui représentait 22 mois de salaire à peine écornés. Elle ne prenait que ce qu'il lui fallait pour ses besoins journaliers. Quant à la  vieille armoire toute bancale de la chambre, elle avait, elle aussi, été vidé de son contenu, sauf  de ses guenilles qu'elle mettait pour donner le change lorsque son mari rentrait de son travail ou d'ailleurs. Il ne restait plus que la grosse malle qui se trouvait à la cave où jamais son mari n'allait. Bob et elle descendirent chercher la grosse mâle en osier qui faisait sont poids. Ils n'étaient pas trop de deux pour la soulever,  mais Geneviève n'y arrivait pas. Sans se démonter, Bob remonta de la cave, et alla toquer à la première porte du rez de chaussé qui se présenta à lui pour demander de l'aide. Un homme qui lui ouvrit sa porte. Il semblait assez courtois  pour un homme des bas quartier de Clichy. Il était même assez jovial, et avait la parole facile. Il accepta avec cordialité d'aider Bob à porter cette malle assez lourde, même pour deux hommes en pleine force de l'âge, et tout en plaisantant sur ce qu'elle pouvait bien contenir. Avec une force assez surprenante, il aida Bob à la porter sans sourciller, jusqu'au coffre de la Mercedes, pendant que Geneviève s'était tapis sur le plancher du véhicule, de façon à ne pas risquer d'être reconnu. Les jeunes gens étaient repartit, soulagés d’avoir pu tout prendre et tout remettre en place ; mais il s’en était fallu de peu qu’ils ne se trouvent nez à nez avec le mari de retour à l’improviste de sa virée de plus de dix mois.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Avril à 21:08

    J'aime....venir te lire et mon coeur bat pour la suite!

    bisous

    2
    Mardi 10 Avril à 10:21

    Bonjour

    enfin la suite des aventures de Genevieve et Bob sans le mauvais mari,

    ouf

    elle a pu echapper a ce quotidien nefaste

    merci de la suite, a bientot

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