• La rencontre page -10-

     

     La rencontre  

     

     

    Petit à petit, en prenant confiance grâce au verre d’alcool qui la réchauffait de l’intérieur, elle se libéra du gros poids qui l’empêchait de vivre pleinement sans avoir cette peur continuelle qui lui déclarait des mots de ventre et lui serrait la gorge dès qu’arrivait l’heure de la fermeture du salon. Il fallait qu’elle se libère de cette angoisse perpétuelle ! Elle continua donc son récit à peine commencé. Bob l’incita à continuer en la faisant avaler une seconde gorgée de ce breuvage qui lui réchauffait le cœur et facilitait sa confession. Ma vie est un enfer Mon mari me violente dès que l’envie lui en prend. Il boit et rentre le plus souvent ivre de son travail. Je veux divorcer et ne pense qu’à cela, mais lui ne veut pas. Il invoque que chez les Cadoret. Souvent il est en train de s’abreuver au bar du coin ou chez ses copains de beuverie... ou qu’il s’absente pendant des mois je ne sais pas où, et c’est tant mieux pour moi. J’ai échafaudé un plan de façon à gagner ma vie, mettre de l’argent de côté afin de le quitter sans rien lui dire. Il me frappe et il serait bien capable du pire, s’il savait ce que je projette de faire. Je veux ma liberté et rien ne me fera reculer. Tous les soirs, il rentre vers vingt deux heure ivre mort. Je ne peux vous dire ce que j’endure lorsqu’il est là. Il n’a pas encore trouvé ou je cachais mon argent et mes fiches de paie, pas plus que mes vêtements et lingerie de luxe. Ils n’attendent que ma fuite. En attendant, j’ai déjà eu droit à des scènes ignobles ou ils déchirait tout ce qui lui tombait sous la main : mon maquillage, mes vêtements et sous vêtements lorsqu’il s’apercevait qu’ils étaient neufs. Dans une malle en osier que je ferme à clef, cachée dans la cave, j’y met tout ce qui m’est précieux pour pouvoir m’en allée lorsque je serai prête. Chaque fois qu’il ne rentre pas, je ferme ma porte d’entrée à double tour, la laissant après un demi-tour dans la serrure, et je termine par une chaise avec laquelle je coince la poignée avec dossier, de façon que s’il lui prenait l’envie de se rappeler où il habite, il ne puisse pas déambuler en pleine nuit me tourmenter. Il fait aussi de crise de delirium tremens quand il n’est pas dans un comas éthylique. Dans ces cas là, les gens le ramassent sur un banc, ou dans la rue, et l’ambulance vient le chercher. Lorsque qu’il s’en prends après moi, je me sauve à la cave, ou si j’ai eu le temps de ne pas enlever mon manteau et posé mon sac, je me sauve dans la rue pour aller dormir à l’hôtel. Il a but ma dote ; mais je m’en fiche car maintenant, j’ai mon propre argent. Je suis désolée, de vous avoir infligé tous ces détails sordides.

     

    A suivre...

     

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