• La mal aimée page -4-

     

    La mal aimée 

     

    Mme Grognon comme on la surnommait dans le service à cause de son air bourru, toujours en train de rouspéter sur un sujet ou une des infirmières qui ne faisaient pas attention à son travail, qui n’était pas assez précise dans ses gestes ou qui n’allait pas assez vite dans ce qu’elle avait à faire. Elle n’était pas facile dans ce qui lui était confié, mais il fallait bien s’en accommoder. Jusques en fin d'après-midi, Elle dû attendre que les accouchements prévus pour la journée lui laissent un long moment de répit, afin de lui permettre d’aller prendre des nouvelles de la jeune mère qui, lui semblait-il, ne voulait pas de son enfant. Elle avait un sixième sens pour ces choses-là. Sans pouvoir l’expliquer, la sage femme sentait le danger d’un abandon se profiler à l’horizon, et justement, Geneviève l’intriguait.

    Dans les années cinquante, les maternités n'étaient pas du tout conçu de la manière que celles que nous connaissons aujourd'hui. l'individualisme n'était pas encore dans les mentalités, et puis l’on sortait de la guerre ! Les maternités se résumait toujours à une grande salle où, de chaque côté de celle-ci, s'additionnait, une succession de lits. Seule une table de nuit toujours placée du côté droit, faisaient office de séparation. Les lits répartis dans un rectangle d’une longueur indéfinissable, étaient séparés par une allée centrale assez large en son milieu, de façon à laisser le personnel hospitalier aller et venir entre les lits des des accouchées afin de pratiquer les soins nécessaires, s’il y avait lieu. Pas de petits berceaux entre chaque lit. Les bébés étaient dans une nurserie, à l’écart des mères qui ne pouvaient voir leur enfant qu’à des heures bien précises si leur état le leur permettait. Chaque bébé avaient autour de leur petit poignet, un genre de petit ruban bleu ou rose, avec chaque noms de famille écrit dessus afin de ne pas les mélanger : ce qui arrivait quand même, quelques fois.

    La salle longitudinale par elle-même, permettait aux aux familles de rendre visite aux accouchées. Le lit de Geneviève se trouvait être au bout cette grande salle, face à une haute fenêtre dont les vitres poussiéreuses ne permettaient de voir que le plafond bas du ciel dans Cette fin d’après-midi qui se fondait lentement dans la nuit hivernale.

    Il doit faire très froid dehors pensa Geneviève.

    La pluie, peu à peu, avait laissé place à la neige. Geneviève regardait les flocons virevolter en tous sens.

     

    A suivre...

     

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