• La mal aimée page -24-

     

    "Autant en emporte la vie"

     

    Le complot page -2-

     

    La mal aimée

     

    Page -24-

     

    Il fallait que je mélange mon odeur à la sienne pour que la fusion entre elle et son papa et moi soit parfaite et nous unisse par delà la mort.

    Pendant des mois je me laissais ronger par la douleur d'avoir perdu mon Warren et ma petite fille. Des abcès vinrent compliquer les choses en faisant de ma poitrine un foyer de microbes qui m'empoisonnaient petit à petit. Ma propre vie n'avait plus aucun sens sans l'amour de ma vie et mon bébé. Ma tante ne savait que faire. Les médecins des alentours avaient tous fais le chemin de Manchester jusqu’au hameau " the castel pink" (Le château aux mille roses) pour essayer de trouver un remède miracle qui jugulerait l'inflammation dû à l’infection.

    Je me laissais décliner ne faisant rien pour m'accrocher à la vie sachant qu'une fois rentrée, rien ne m'attendait d'heureux en Normandie. C'était sans compter avec tante Odile qui, à force de dévouement, de douceur, de soins attentifs , d'écoute, accomplit le miracle que nul, à part elle, n'aurait pu réussir. Elle me donna tant d'amour qu'elle s'en oublia elle-même. Elle m'appris à vivre avec mon chagrin et s'est apprise à vivre avec le siens.

    Pour ma convalescence, je refusais de rentrer et restais de longs mois au Château. Je ne voulais pas retourner chez mes parents à cause de ma mère et de mes sœurs. Plus j'étais loin d'elles et mieux je me portais. Et puis tante Odile était si tendre avec moi ! Nous nous étions prise d'une véritable affection l'une pour l'autre : nous entendions à merveille et je me sentais si bien avec elle ! Qu’elle différence entre ma tante Odile et ma mère !

    Je n'étais plus la honte de la famille puisque personne ne me connaissais dans le Sussex, néanmoins, elle me fit prendre des cours d’Anglais pour pouvoir converser avec le personnel qui ne connaissaient pas un mot de français. Tante Odile était parfaitement bilingue étant donné son rang dans la société lors du vivant de Lord Byron. Son veuvage la tenait recluse dan ce Grand domaine comme le voulait la tradition. Sa réputation en aurait souffert si on l’avait aperçu dans des soirées mondaines, et elle ne vouais surtout pas qu’on lui trouva un sobriquet du style : La veuve joyeuse. Et puis, cela ne lui disait plus rien  de parader sans son grand amour en lady Byron, puisque son cher mari n’était plus là.

     

    A suivre... 

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Mai 2016 à 17:54

    Robert semble malgré tout aimer sa femme. Il n'a juste pas reçu les "bons cours" ni les bons exemples pour savoir s'en occuper!! Et la question que je me pose: est il si fautif que cela? En tout cas on ne peut pas lui attribuer tous les torts!

      • Jeudi 26 Mai 2016 à 19:07

        NON! C'est ce que je veux faire ressortir dans cette histoire. Ce mariage malheureux et forcé est la faute de la rigidité des gens de l'époque qui voulait que le père de Robert (ou le mari: en l’occurrence Robert pour le cas de mes parents), étant maître dans leur foyer, la femme n'avait pas son mot à dire. C'est ce que ma mère n'acceptait pas. Rebelle, elle l'était! Et comment ne pas la comprendre après toutes les péripéties qu'elle avait déjà vécu!... Geneviève n'aimait pas robert! Un point, c'était tout!

    2
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 10:36

    Je te suis dans ton raisonnement ma Ghis !

    Ma soeur enceinte à 18 ans d'un homme marié mais qu'elle aimait,

    a été contrainte a un mariage par ma mère, bilan:

    un divorce 1 an après, et un mari qui s’était révélé être un pédophile et s'est suicidé en prison!

    Peut être et surement il aurait mieux valu accueillir la maman et l'enfant,

    ce qui par la force des choses  a été le cas un an après sa naissance

    Merci pour ces belles pages à lire.

      • Vendredi 7 Octobre 2016 à 12:57

        Il y a de ces malheurs sur cette terre dont on aimerait bien se passer... S'il était facile de détecter les gens malsains?...

         

        Ca fait mal quand cela arrive dans sa propre vie et aux personnes que l'on aime. Que d’existences gâchées par un mauvais choix, une obligation à obéir à des parents, alors que l'on en a pas envie parce qu'il y a un enfant qui va naître... que de tourments! Tout ça est très dur à vivre et marque le cœur, l'âme, et l’existence toute entière... Merci Marjolaine au prénom de fleur et si doux à prononcer. merci pour ce témoignage touchant que tu me confie. Amitié, Ghislaine

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