• La mal aimée page -23-

     

     

    "Autant en emporte la vie"

     

    Le complot page -2-

     

    La mal aimée 

     

    Page -23-

     

    Dans cet immense demeure, j’avais pour moi toute seule une femme de chambre qui devait s’occuper de mon état et me servir afin que je puisse me reposer. Tout ce qui concernait la vie du château était la tâche des domestiques. Je n’avais donc rien à faire, à part me promener avec ma tante, parler, écouter sa vie avec Lord Byron, son grand amour, de la musique classique, lire et me reposer le plus possible.

    Tante Odile s'occupa tellement bien de moi pendant le temps qui me séparait de l'accouchement, que j’avais repris du poids, affichant un ventre bien rond, faisant plaisir à voir. Je désirais ardemment mon bébé. Il était le fruit le l’amour que nous nous portions Warren et moi. Mais ma mère avait son idée et rien ne la ferait dévier du plan qu’elle avait échafaudé. Il n’était pas question, de son point de vue que je puisse garder mon bébé. Pour elle j’avais mis au monde un bébé sans père. Les bâtards sont toujours tenu loin des regards trop curieux pour ne pas que la justice s'en mêle et que les mères légitimes ne puissent prétendre à la maternité d'un de ces pauvres enfants non désirés. Les bâtards sont toujours tenu loin des regards trop curieux pour ne pas que la justice s'en mêle et que les mères légitimes puissent prétendre à la maternité d'un de ces nouveaux-nés qui représentaient pour elle que des rebut de la société. Quand Warren fût tué, J'ai cru mourir de chagrin. Mais lorsque ma mère m'enleva ma petite fille, j’ai cru devenir folle.

    Je frisais littéralement la folie ! J'entendais mon bébé pleurer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, surtout au moment des tétées. Il me réclamait : ma petite fille réclamait sa maman ! Mes seins gonflés, comme les mamelles d'une vache lorsqu'elle n'est pas traie depuis des jours, me faisaient horriblement souffrir. Ils étaient tellement gorgés de lait qu'il suintaient sans arrêt. Ma tante était obligée de me mettre des compresses avec de nouveaux bandages pour faite tenir les pansements qu'elle changeait très souvent afin d'absorber le liquide crémeux qui coulait sans interruption de mes mamelons enflammés. Si j'avais pu au moins nourrir mon enfant ? C’était un besoin de sentir sa petite bouche avide me vider de mon essence de vie. Un besoin de sentir son petit corps fragile contre le miens. Ce désir que j'avais de la nourrir envahissait mon esprit au point que je ne pensais plus qu'à ça.

     

    A suivre... 

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Mai 2016 à 17:48

    Visiblement la maternité ce n'était pas pour Geneviève.Comme cela est triste d'avoir vécu ces expériences!!!

      • Jeudi 26 Mai 2016 à 19:09

        Je suis la résultante de cette révolte qu'elle portait en elle depuis qu'elle avait été violée par son propre frère...

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