• La mal aimée page -22-

     

     

    "Autant en emporte la vie" 

    Le complot page -2-

     

    La mal aimée

      

    page -22-

     

    Le train roulait à vive allure et j’entendais, par intervalles réguliers, les saccades occasionnées par les interstices des rails ce qui, en apparence, me berçaient. Je fermais les yeux pour ne pas voir certains voyageurs que je connaissais et à qui je ne voulais pas rendre de comptes. Donc, le train roulait et roulaient avec lui mes pensée... Pourquoi ? Pourquoi tant de méchanceté envers moi ?

    Je finis par m’assoupir un assez long moment, car ce fût le ralentissement du train et le bruit des roues qui grinçaient sur les rails, puis l'arrêt complet du train qui me signifia, pour la première fois, que je faisais partie d'un voyage qui m'éloignaient de ma mégère de mère : j'étais arrivée à destination. Tante Odile m'attendait sur le quai et me faisait de grands signes de bienvenue. Je savais que le voyage ne s’arrêtait pas là ; mais ça me faisait chaud au cœur d'être accueillis avec tant de chaleur et de bienveillance : ça me changeait de l’atmosphère de la maison où j'avais jusqu'ici, par obligations, vécu en recluse. Je fus accueillit avec une gentillesse délicieuse. Tante était très heureuse d'avoir à nouveau près d'elle quelqu'un avec qui converser. Elle s'occupa fort bien de moi. Nous prîmes le bateau qui devait nous conduire à Londres, puis dans le Sussex.

    A peine arrivées, ma tante donna des ordres pour que l’on me prépara une des plus belle chambres du château.

    Lorsque je fut présenté à tous les domestiques, que l’on eut porté mes bagages là ou je devais séjourner pendant le reste de ma grossesse, tante Odile commença par me faire enlever tous ces bandages qui me comprimaient le ventre et la poitrine, ce qui me fît très mal. Elle décida donc de me les laisser pour quelques jours encore tout en commençant par les desserrer un peu plus chaque jours, lors de ma toilette du matin et du soir, tout en s’offusquant de tant de cruauté de la part de sa belle sœur.

    Dans cet immense demeure, j’avais pour moi toute seule une femme de chambre qui devait s’occuper de mon état et me servir afin que je puisse me reposer. Tout ce qui concernait la vie du château était la tâche des domestiques. Je n’avais donc rien à faire, à part me promener avec ma tante, parler, écouter sa vie avec Lord Byron, son grand amour, de la musique classique, lire et me reposer le plus possible.

     

    A suivre... 

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 27 Février 2016 à 18:07

    cc mon amie

    j'aime te lire

    gros bisous

      • Samedi 27 Février 2016 à 19:07

        Bonsoir Lavande,

        C'est  un très beau compliment que tu me fais là et je t'en remercie. Ce sont des personnes comme toi qui me donnent encore plus confiance et qui me donnent la force de continuer à écrire: si non, j'aurais abandonné si mes lecteurs m'avaient simplement dit que ce que j'écrivais ne les intéressaient pas ou tout simplement, si personne ne venait me lire... Je te remercie pour ton sympathique commentaire et je te souhaite un très bon dimanche. Amicalement, Ghislaine.

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    Jeudi 26 Mai 2016 à 17:35

    Eh bien, elle a la rage de vivre Geneviève. Forte personnalité et battante. Tu tiens probablement ta force de caractère d'elle ;)

      • Jeudi 26 Mai 2016 à 19:22

        J'en suis persuadé! Je n'aurais pas pus résister à tout ce que j'ai vécu sans cette force de caractère qui était la sienne; mais ce n'est pas pour autant que je lui donne raison pour tout! N'ayant quand même as vécu ce qu'elle a vécu, il m'est difficile de comprendre le rejet de ces autres enfants... quoi que... Si j'en étais arrivé à être systématiquement violée par un mari que je n'aimais pas, peut-être que je me serais conduite comme elle?...

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