• La mal aimée page -18-

      

      La mal aimée

     

    Je suivis ses conseils ne sachant pas que je portait en moi le fruit de son forfait. Bientôt je vis mon corps se transformer alors que mon frère était partit s’engager dans la légion afin de s’éloigner, et surtout, ne pas à avoir à se justifier sur ce viol que j’avais subis. Bien sûr, les foudres de notre mère retombèrent sur moi, ma traitant de dévergondée. Je fut durement châtiée pour avoir entraîné son fils chéri dans le pêché car, bien sûr, c’était moi la seule coupable. Je fus enfermée pendant toute la durée de ma grossesse afin de cacher mon infamie aux curieux. D’après ma mère, mon bâtard issus de consanguinité ne devait pas avoir le droit de vivre. De toutes façons, je ne voulais pas de cet enfant. Ma mère prit soins de me bander le ventre le plus serré possible, de façon à ce qu’une fausse couche naturelle se produise. Peine perdue : le fétus était bien accroché. Aux grands mots, les grands remèdes : elle paya une femme rompu à ces sales besognes. Mon avortement provoqué par cette faiseuse d’ange se passa, tant bien que mal, dans ma chambre. A quinze ans, on ne peut être que choquée par de telles pratiques.

    Bien plus tard, j'ai eu, ensuite, une petite fille : une petite Chantal qui m'a été retiré dès sa naissance et qui, à l’heure d’aujourd'hui, est morte. Une petite Chantal décédée à tout juste à un an. Le douze juin 1945 à Nevers, dans la Nièvre où il y avait un orphelinat assez loin de chez mes parents et donc de moi. La fin de la guerre était prononcée ; mais les atrocités continuait de faire de nombreuses victimes. Des obus de la première guerre mondiale furent découverts par les enfants de ce même orphelinat où avait été placé ma petite Chantal, d’à peine un an, par ma mère. Dans cet orphelinat, il y avait des sous sols qui servait d’abri et de cachette pendant les bombardements.

    Une partie de ces sous-sols avaient été condamnée à la fin de la guerre de 14 /18 pour des raisons obscures que même encore à notre époque, nous ne connaissons pas vraiment les raisons. Est-ce que ce matériel militaire fut volontairement oubliés là ? Je ne sais. Néanmoins, ces obus n'avaient pas été désarmés, ce qui se produisit était inévitable ! Vous devez bien vous en douter ! Une formidable explosion eu lieue dans les sous-sols de l'établissement, juste au dessus de la pouponnière qui abritait les nouveaux-nés, dont ma petite fille, en situation d'abandon, très certainement encombrants pour les autorités en place, et encore sous l’occupation Allemande. J’appris, parla suite, que l’explosion qui avait complètement détruit l’établissement tenu pas les sœurs, grâce aux journaux que l’on avait pris soins de laissé traîner là, sciemment, de façon que je tombe dessus et que j’apprenne la vérité sur la destinée de ma pauvre petite Chantal.

     

    A suivre...

     

    Ce roman est sous la protection d'un copyright 

    sceau copyright 

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,