• La mal aimée page -17-

     

     La mal aimée 

     

    Comme pour choquer un peu plus sont interlocutrice, et le reste de l’assistance, un sourire énigmatique au coin des lèvres, Geneviève laissa tomber des paroles qui ne se voulaient pas très rassurante quant à la tournure qu’allaient prendre les événements. D’un ton presque ironique, Geneviève l’invita à revenir sur ses pas :

    Ne vous en allez pas si vite ! Je vous fais peur tout à coup ! Venez ! Reprenez votre chaise et approchez-vous au plus près de moi de façon à ne pas déranger plus que cela les autres femmes et les infirmières ! Et non mesdames ! Vous n’aurez pas droit au chapitre principal de ma confession !

    La sage-femme n’étant plus toute jeune, eu un éclaire de lumière dans les yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres très minces. Geneviève observa ce changement d’attitude, et finit de la déstabiliser :

    Oh ! Ne vous réjouissez pas trop vite ! Vous n'allez pas aimer la suite de mon histoire. Vous voulez tout connaître de ma vie ? Et bien, vous allez être servie ! C’est loin d'être finit ! Je n'est pas eu que cette petite fille ! Il y a eu d'autres enfants... en tout : quatre que je n’élève pas et n’élèverais jamais.

    La sache femme éberluée par la bombe que Geneviève venait de lâcher, resta pétrifiée ne sachant que répondre à ce qu'elle venait d'entendre. Et Geneviève de continuer son récit sans se soucier de l'étonnement qu'elle suscitait chez cette femme. Imperceptiblement, le ton de sa voix venait de changé et se transformait en un murmure. Ce chuchotement confidentielle, obligeait cette dernière à tendre l’oreille. Elle s’approcha le plus prêt possible du lit afin de garder cette confession loin des oreilles indiscrètes se trouvant dans la salle de maternité. Geneviève continua son monologue sans plus se soucier des oreilles curieuses qui se tendaient aux alentours de son lit, mue par une curiosité déclenchée par l’accès de colère de Geneviève quelques minutes auparavant :

    Voyons. Par quoi vais-je commencer ? Ah ! Oui ! J’ai été violée par mon frère aîné : le seul fils chéri de ma mère, âgé de 45 ans. Il m’a prise de force, dans la grange au foin, en m’assénant un coup de poing magistral sur la tête, de façon à ce que je ne sois plus en état de me débattre. J’avais alors quinze ans. Bien sûr, comme un lâche qu’il était, il m’interdit de révéler à qui que ce soit ce qu’il m’avait fait sous peine de sanction de sa part.

     

    A suivre...

     

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