• L’ultimatum de l'oncle page -7-

     

     

    L’ultimatum de l'oncle

     

    — Geneviève... Je...

    — Laisse-moi parler ou je n'en trouverai plus jamais le courage. Depuis que nous nous sommes rencontrés, et que tu as su me montrer que je pouvais te faire confiance, j'aurais tout voulu quitter pour toi. Je me voyais vivre avec toi pour toujours, me réveiller le matin avec ton regard posé sur moi, sentir le contact de ta peau, ton parfum, le contact de tes lèvres, me blottir au creux de tes bras au lieu de me retrouver auprès de cet homme que je hais. Bob ne disais mot, les yeux fixés sur le volant de la voiture, une blonde entre ses doigts. Il fumait nerveusement. Geneviève le regardait conduire, ne sachant plus comment s'y prendre pour expliquer le point de vue que Mr Orial voulait leur faire admettre. Néanmoins, elle se força de lui faire entendre raison :

    — Bob, essais de comprendre ! Ton oncle, d'après ses dires, ne veux pas nous séparer vraiment, mais simplement nous mettre à l'épreuve afin que nous soyons  sur de nos sentiments. Il m'a parlé de l'importance de la religion pour toi, si un jour nous devions nous marier. Tu devra renoncer à la cérémonie de l'église, je ne pourrais pas, comme il me l'a fait comprendre, faire un grand mariage. Nous nous marierons en secret car je serai une divorcée. Il est normal que ton oncle rêve d'un autre parti pour son neveu. N'oublie pas tous les sacrifices qu'il a dû faire pour t'élever, te donner une éducation, paie tes études d'ingénieur chimiste. Tu es comme son fils et il veut le mieux pour toi. Pour une homme de cet âge, je trouve qu'il est large d'esprit ! Il ne m'a pas exposé un refus catégorique à notre liaison ! Simplement il nous impose le temps de la réflexion, car il trouve que notre idylle est trop récente pour déjà penser au mariage qui est ton désir avant d'être le miens : je suis mariée et le divorce est primordial avant de penser à notre union. Sur cette question, je trouve, malheureusement, qu'il a entièrement raison. Il serait préférable de nous rendre à son opinion qui est judicieuse, même si cela ne nous convient pas. Sur son visage, la contrariété se lisait :

    — Mon héritage m'importe peu si je dois me séparer de toi. Fît Bob. Je suis en possession de ce que m'ont laissé mes parents. Mon oncle en a été le tuteur jusqu'à mes vingt et un ans, et il est toujours placé puisque je travaille dans l'entreprise familiale. Mon héritage est d'importance, mais mon oncle ne peut me le refuser si je désire faire ma vie avec toi. Je suis maître de mes décisions.

    — Mon amour, il vaut mieux que nous essayons de ne plus nous voir pour un certain temps. Pour le moment, je ne suis pas prête à aller retrouver mon mari. Je ne serai plus capable de vivre avec lui, subir son alcoolisme, sa violence et continuer la supercherie que je lui joue depuis un bout de temps quant à mon travail : ce serait trop dur, sans compter que s'il découvrait ce que je lui cache depuis longtemps, il me ferait... Non ! Je ne veux plus le voir ! Je resterais à l'hôtel, là où nous sommes aimés. Nous tiendrons le plus longtemps que nous en serons capable. Si nous lui démontrons qu'entre nous, c'est très sérieux, que nous avons écouté ses conseils,  il ne se mettras plus en travers de notre chemin. Il me l'a assuré. Nous pourrons toujours nous téléphoner. Promets-moi que tu sauras être sage, mon tendre amour !

    Bob, sans un mot, gara la Mercedes le long du boulevard Jean-Jaurès, et malgré le levier de vitesse qui le gênait, il se pencha vers elle, la prit dans ses bras et la serra contre lui, éperdu d'amour devant le sacrifice qu'elle consentait à faire pour  garder celui qu'elle aimait. Leurs lèvres se joignirent dans un baiser passionné auquel elle répondit avec autant d'ardeur. A regret, il se détacha d'elle, mit le contact et toujours sans dire une seule parole,  il démarra brusquement. Tout le trajet fut silencieux. Geneviève, les larmes aux yeux, perdue dans ses pensées, revivait tous les événements qui s'étaient succédés dans la journée depuis le moment ou Geneviève avait été convoquée par l'oncle de Bob, et jusqu'à cet instant de choix douloureux que devait être leur séparation. Bob, le pied sur l’accélérateur, bouillait intérieurement devant l'ultimatum de son oncle qui n'était pas en accord avec ses idées.

    Arrivés devant le grand hôtel ou ils avaient pris leurs habitudes, Bob sortit de la Mercedes, ouvrit la portière à Geneviève pour l'aider à descendre, et donna les clef au chauffeur de l'établissement préposé à ce travail qui prit soins d'aller la garer à sa place habituelle. Ils salua le portier, s'empressa de demander au réceptionniste la clef de leur suite, et sans attendre, prirent l'ascenseur. Arrivés au troisième étage, toujours silencieusement, ils empruntèrent le couloir menant à leur nid d'amour ou Bob ouvrit l'une des portes et une fois à l'intérieur, retourna l'accroche-porte du côté : " Ne pas déranger ", puis referma la porte.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Mai à 10:26

    voilà j'ai réussi a terminer les derniers textes publiés

    quand je reviendrai de mes petites vacances lundi 14 mai 2018 je saurai qu'il n'y aura que du tout nouveau a lire, et a continuer cette histoire compliquée de la pauvre Geneviève

     

    je te souhaite un bon weekend au soleil, un grand et long beau temps par ces journées printanières

      • Dimanche 6 Mai à 18:05

        Bonsoir Philippe,

        Malheureusement, tu ne sais pas tout encore !

        L'histoire est loin d'être finit , et tu vas avoir encore de drôles de surprises pas plaisante du tout.

        Comme je dis plus haut : " La vie se vit, et l'histoire s'écrit."

        Bonne vacances cher ami ! amicalement, Ghis.

    2
    Vendredi 25 Mai à 10:09

    Bonjour

    j'espere que tu as reussi a retrouver l'ordre et la continuité de ton roman

    je viens un peu moins sur le monde EKLA, minimum de deux fois par semaine

    depuis mes vacances de 8 mai je prends plus le temps sur le monde reel et plus trop ce virtuel qui nous bouffe, nous obsède et nous retient tiens tiens tiens

     

    je te souhaite un bon et beau weekend,

    je vais aller voir le dernier article que tu as ecrit sur un de tes blogs

    "aliments a eviter"

    3
    Samedi 26 Mai à 11:53

    Hello Ghislaine

    Les pages semblent être revenues dans l'ordre, tout va bien, nous attendons la suite des

    aventures de la pauvre Geneviève, il serait temps qu'elle trouve le bonheur.

    Gros bisous

    Jo

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