• L'ultimatum de l'oncle page -4-

     

     

    L'ultimatum de l'oncle

     

     

    Ne voulant pas montrer son désarroi au vieil homme, Geneviève ne se retourna pas pour le saluer, et lâcha, plus par convenance qu'autre chose :

    — Au revoir monsieur.

    Une tristesse infini envahissait son âme tandis qu'elle franchissait la porte du bureau pour se retrouver dans la grande bibliothèque, perdu dans ses pensées, accablée par tout ce qu'elle venait d'entendre. Cette bibliothèque qu'elle retraversa lui parût plus sombre qu'à son arrivée. cela devait faire au moins trois heures qu'elle était dans la demeure familiale de Bob, mais elle ne reconnaissait plus rien et tout se mît à tourner autour d'elle, et la pièce s'allongeait démesurément à chaque pas qu'elle essayait de faire. Elle n'était pas loin de s'évanouir lorsqu'elle sentit une main robuste l'a retenir pour se retrouver dans les bras sécurisants de celui qu'elle aimait.

    Cette pénombre particulière à ces grandes maisons anciennes dû aux grandes tentures de velours d'un rouge bordeaux,  dissimulant de hautes fenêtres qui se trouvaient être au nombre de six, là où des espaces vides réservés à cet effet avaient été conçu pour. La tombée du jour empêchait de distinguer son amour qui la tenait serrée contre son cœur. Elle appuya sa tête contre sa poitrine et se mit à sangloter. Pour le compte, il était inquiet et lui releva le visage trempé de larmes. Elle n'aperçu que son regard d'habitude si rieur, ne reflétait qu'une interrogation inquiète qui cherchait à comprendre ce qu'il s'était dit de si grave, que son aimée ne puissaccepter ? Il l'enveloppait d'un regard ardent que ne pouvait supporter Geneviève. Elle ferma les yeux tout contre sa poitrine et une foule de mots tournaient dans sa tête : des mots que l'oncle de Bob avait prononcé, et qui n'acceptaient aucun appel concernant sa décision. Des mots qui la brûlaient telle une flamme venant tout droit de l'enfer. La bouche de Bob, pour la réconforter à la couvrir de petits baisers tendres ; mais Geneviève s'écarta de lui avec l'énergie du désespoir. Leur amour était coupable d'adultère. Ils n'avaient pas le droit de s'aimer ! Leur amour était coupable vis à vis de la société, et leur idylle prenait une telle ampleur !

    Geneviève arriva entre deux sanglots, à lui faire part, non sans difficulté d'élocution, tout ce que son oncle exigeait d'eux comme sacrifice afin de se rendre compte, par lui-même, si leur amour tenait le choc de la séparation longue de six mois, et obliger ainsi Geneviève à déclencher sa demande de divorce, si non, il ne serait pas question que Bob  et elle vivent en ménage, et pour dire le mot approprié à cet état de fait : vivre en concubinage. De plus, il y avait une petite fille en jeux que son oncle désirait avoir pré de lui avant de partir pour l'autre monde. Leur amour prenant de l'ampleur qu'ils n'auraient jamais soupçonné quelques semaines auparavant était en danger. Il fallait qu'ils se séparent, alors qu'ils venaient à peine de se connaître ? C'était, eux, impensable.

    — Je ne peux accepter ses exigences. Je t'aime et ma vie ne le regarde plus à partir de maintenant. Si c'est pour son patrimoine, qu'il me déshérite ! Je n'en ai rien à faire ! Nous ne respecterons pas les contraintes qu'il nous impose.  Je t'aime mon amour ! Lui dit-il dans un souffle. Ses lèvres descendaient le long de son cou, ses bras la retenaient prisonnière contre lui, et il avait le souffle court d'un homme qui désire la femme qu'il aime. Son haleine la brûlait partout où il posait ses lèvres, et cette sensation qui ne lui était plus inconnue depuis qu'il lui avait fait l'amour pour la première fois, envahit son bas ventre, telle une vague la submergeant, lui faisant perdre pied. En cet instant, elle aurait aimé être de nouveau seule avec lui.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 27 Avril à 22:02

    hello Ghislaine

    De très belles descriptions, bravo.

    le récit s'étoffe.

     

    Gros bisous

    Jo

    2
    Jeudi 3 Mai à 10:02

    Bonjour

    passionnant et envoutant cette partie du recit, je lirai la suite demain

     

    et je vais prendre des vacances de blog la semaine prochaine,

    plein de choses que je ferai loin de mes blogs et de mes amis d'EKLA

    donc je ne lirai pas trop ces aventures de la semaine,

    pardon de cet abandon momentané 

    sauf si je passe avec un peu de temps possible dans mes journées je lirai peut etre mais je ne laisserai pas de commentaires

    je reviendrai pour te soutenir et commenter cette belle oeuvre a partir du lundi 14 mai

     

    a demain avant mes petites vacances de fetes du 8 et 10 mai 2018

     

      • Vendredi 4 Mai à 12:30

        Bonjour Cher Philippe,

        Je te remercie pour ton assiduité à me lire tous les jours.

        De plus je suis heureuse que e roman te plaise.

        Il est dommage qu'il n'y ait pas plus de monde qui vienne lire, à part Jo et toi.

        Je te souhaite de bonnes vacances et tu es pardonné.

        Tu as une vie en dehors d'eklablog et c'est normal que tu en profites !

        Tout le monde n'a pas les mêmes occupations

        et mon homme et moi restons à la maison :

        nous avons des animaux et jamais nous ne les laissons.

        De plus, la mécanique ne marche plus aussi bien qu'avant :

        les genoux sont rouillés, et s'il n'y avait qu'eux ? (rire)

        Amitié et encore bonne vacance ! Ghis.

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