• L'ultimatum de l'oncle page -2-

     

     

    L'ultimatum de l'oncle de Bob

     

     

    — Et bien voilà ! Ce n'était pas difficile de me sortir ce que vous aviez sur le cœur ! Si je vous ai fait attendre, c'était pour vous mettre à l'épreuve : en effet. J'aime les personne franches, qui savent ce qu'elles veulent ! La vie est beaucoup plus simple lorsque l'on est honnête avec sois-même, et vous n'avez pas changé d'attitude en ma présence. Vous êtes restée patiente ce qu'il fallait de temps pour décider que cela suffisait, et que mon impolitesse devait être sanctionné par votre façon de protester. Je suis peut-être un vieux lord impoli comme vous semblez le penser, mais j'aime étudier les gens avant de me faire une opinion afin de les aborder en ayant conscience de qui est en face de moi. C'est ma façon de percer à jour quelques facettes de leur personnalité, et de découvrir certains traits de leur caractère. Il y a quelques de temps que mon neveux me parle de vous, et de vos problèmes conjugaux. Je vous avoue que suis réticent à votre idylle ; mais Bob étant un garçon censé, j'ai prends le parti de lui faire confiance. Il me fallait juste vous connaître, tout simplement. Je vois que vous êtes une jeune femme volontaire, déterminée, et que la souffrance vous à fait mûrir bien avant l'âge. J'ai aussi compris que mon neveux tient à faire de vous sa femme. Geneviève était stupéfaite par la perspicacité  du vieil homme.

    — Me permettez-vous de vous appeler par votre prénom ? Votre visage est un livre ouvert dans lequel on peut y lire toutes vos émotions, vos pensées les plus secrètes. Je suis un vieil homme ; mais l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! C'est primordial dans les affaires ! Voilà la clef de ma réussite : Ne pas se tromper sur la nature des gens avec qui j'ai à faire.  

    Geneviève était resté plantée devant la porte du bureau prête à s'en aller si leur conversassions dérivait sur des points qui ne lui convenaient pas ; mais elle remarqua que l'oncle de Bob ne voyait pas d'un bon oeil la distance qu'elle avait installer entre eux. Il la pria de revenir s’asseoir en face de lui, ce qu'elle rechigna de faire au premier abord, mais il insista et le ton qu'il employa n'admétait aucune contestation de la part de Geneviève : elle s'exécuta et revînt s’asseoir sur le fauteuil qu'il lui désignait. 

    — C'est mieux ainsi. Ne trouvez-vous pas ?  D'autant plus que notre conversassions sera assez longue.

    Geneviève, très mal à l'aise, écoutait sans grande conviction ce que le vieil homme avait à lui dire :

    — Bob m'ayant mis au courant de vos difficultés, je ne vous demande pas de détails supplémentaire sur votre vie : ceux que m'a donné mon neveux me suffisent. Bob n'a plus ses parents. Je suis le seul qui lui reste et je suis son tuteur. La fortune que je vais lui laisser à mon décès est colossale. Il va devoir la gérer par l'intermédiaire de directeurs puisque qu'il est ingénieur chimiste dans les produits coiffants et les cosmétiques. Il devra diriger de mains de maître ses subordonnés : que ce soit la comptabilité, la bonne marche des divers salons et puisque vous êtes une très bonne coiffeuse, m'a t-on dit, vous vous devrez de le soutenir dans sa tâche. Votre enfant, si vous le permettez, deviendra ma petite fille, mais pour mettre ces projets sur pieds, il vous faut divorcer : que votre situation soit saine. Ma maison sera la votre. Le manoir est immense et vous aurez vos appartements pour vous seuls. J'aimerai que vous acceptiez que je puisse voir et gâter ma petite fille chaque jour. Je ne suis plus très jeune et la providence m'offre ce dont j'ai toujours rêvé : une petite poupée à gâter avant de m'en aller pour cet autre monde. Vous êtes très amoureux, aveuglés pas la passion que vous ressentez l'un pour l’autre, et c'est de mon devoir de vous guider. Tant que votre situation ne sera pas régularisée, il ne peut être question de mariage. Bob veut vous épouser, et loin de moi l'idée de me mettre en travers de vos projets, mais je vous demande d'être bien sûr, tous deux, de vos sentiments avant de vous engager. Nous sommes catholiques ; mais je suis sûr que votre divorce ayant été prononcé, il passera outre nos convictions religieuses et vous épousera. je peux vous paraître cruel et vieux jeu, pourtant je me dois de vous parler ainsi. Si vous divorcez, Bob est prêt à passer au deuxième plan ses convictions religieuses dans lesquelles il a été élevé et il vous épousera. Soyez-en certaine. 

    — Que désirez-vous de moi, monsieur que vous n'ayez déjà perçu ?

    — Mon enfant, votre honnêteté n'est pas en cause. Je vous avouerais même que vous me plaisez. Mes divergences avec mon neveux ne sont pas définitives si vous m'aidez dans ce que je vais vous obliger à faire.

    — Nous obliger à faire ?

    C'est ainsi : mettre votre amour à l'épreuve. Je sais qu'il n'est pas d'accord ! Mais c'est à cette condition seulement, que j'accepterai sous mon toit votre petite fille, et vous. Je me vois donc, dans l'obligation de vous demander de mettre, tous les deux, votre amour à l'épreuve. Je vous dis tout de suite qu'il n'est pas d'accord et qu'il ne veut pas que je vous en parle ; mais vous êtes intelligente, et je suis sûr que vous comprenez !

     

    A suivre...

     

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