• L'insoumise page -3-

     

    L'insoumise

     

    Robert ricana :

    Je sens mauvais… mes mains on du cambouis sous les ongles… Je suis toujours saoul… et à qui la faute si je bois… Et même si je pus ! Et si j'ai envie de toi, moi ! Qui m’empêchera d’recommencer ! Hein ? Allez ? Dis-moi ?! T'es qu'une folle ! Tu vois pas que tu peux rien contre moi ?! T’es ma femme et tu peux rien faire cont’e ça !

    Geneviève, ivre de rage, menaça :

    Tu t'attends à ce que je capitule ! Et bien, je vais te faire regretter de m'avoir épousé !

    Geneviève poussait Robert dans ses derniers retranchements, et tout volait dans la maison. Les voisins alertés par le tapage appelaient Police Secours et Robert devait finir la nuit au poste. Geneviève, dans ces moments-là, se sentait en position de force et savait mettre à profit les traces de coup qu'elle avait reçu en montrant aux policiers les marques de mauvais traitements infligés par son conjoint. Elle savait le provoqué pour en arriver à un point de non retour, mais les conséquences des coups reçus lui laissaient des marques, des rougeurs qui viraient au bleu jaune vert délavé, se diffusant dans un teint terreux peu de temps après les coups qu’elle s’était pris. Elle se plaignait, devant les agents, gémissait, pleurait, morte de peur, et il y avait de quoi ! Elle se l’était bien cherchée, même si elle désirait ses coups pour avoir une preuve de la maltraitance de son mari !

    Les policiers faisaient leur devoir en enjoignant Robert de se calmer, le menaçant de se retrouver au poste s'il n'obtempérait pas. En fait, Ils se contentaient de le conseiller en le sermonnant, le prévenant que s'il y avait encore des plaintes de la part des voisins pour tapage nocturne, il serait embarqué au poste de police pour la nuit. Ils lui conseillaient donc d'aller cuver son vin chez quelques connaissances. Cela avait pour effet de le rendre raisonnable pour un temps. Sans un mot, Robert prenait son blouson devant les agents, puis disparaissait en claquant la porte.

    Ne voulant pas en rester là, Geneviève désirait déposer plainte :

    Regardez monsieur le policier : il me frappe ! Regardez mes bleus !

    Les policiers compatissants lui expliquaient :

    Madame. Il ne faut pas que vous attendiez beaucoup de votre plainte. Pour que vraiment votre plainte aboutisse, il faut un premier sang : autrement dit, que vous soyez blessée assez sérieusement pour que nous puissions intervenir.

     

      A suivre...

     

    Ce roman est sous la protection d'un copyright 

    sceau copyright 

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter