• L'insoumise page -14-

     

     L'insoumise  

     Pour ça, elle savait y faire ! L’issue de ces affrontements, comme à l’accoutumé, se terminait au poste de police pour Robert une fois que les coups avaient plu sur elle. Son but était de prouver la maltraitance conjugale dont elle était la victime. Il fallait prouver qu’elle était battu. Lorsque les agents pénétraient dans le deux pièces, qu’ils se rendaient compte des dégâts. Il fallait calmer le jeu entre les époux. Geneviève se justifiait en alléguant qu'elle était bien obligée de se défendre et qu’elle était en légitime défense. Robert se retrouvait toujours embarqué, menottes aux poignets, afin de se dégriser en cellule pour la nuit. Police secours n'en avait rien à faire des scènes de ménage parce que la loi, encore une fois, accordait au mari tous les droits sur son épouse qui était considérée comme sa propriété. 

    Laissez-moi simplement ouvrir une parenthèse sur le dur combat qu’avaient à mener les femmes pour arriver à obtenir des droits sur leur propre vie.

    Les deux guerres mondiales n’avaient rien changées et cela depuis des décennies, sauf le droit de vote obtenue après maintes lutes acharnées, le six mars 1944. A part cela, les femmes n'avaient pas leurs mots à dire quant à l'autorité de leur seigneur et maître. Leurs maris avaient tous les droits sur elles au même titre qu'un meuble, qu'un chien ou un cheval ! Dès l'instant où ces jeunes femmes étaient mariées, elles perdaient leur autonomie et devenaient la propriété pleine et entière de leur époux. Elles devaient se plier corps et âme à leurs volontés, même sous contrat de mariage ! Si le conjoint était doux, agréable et amoureux, tout allait pour le mieux ; mais s'il s'avérait que l'homme fut une brute épaisse, alors là, les pauvresses subissaient les pires sévices, et les coups de fouet pleuvaient abondamment quand ce n'était pas des coups de poings en pleine figure, des coup de fouet et parfois, la mort. Pour les autres femmes piégées dans une union qu’elles regrettaient, les marmots naissaient les uns après les autres. Pas le temps de reprendre son souffle que déjà, dans certaines familles, une autre naissance non désirée s'annonçait. Pauvres ou riches, les femmes devaient contenter les exigences sexuelles de leur seigneur et maître ! Ce qui sous entendait tout ce que vous pouvez imaginer aujourd'hui. A peine les bambins savaient-ils marcher, que beaucoup de maris remettaient le couvert, bien souvent, sans attendre que leur conjointe encore grosse, ait accouché. Ces brutes les chevauchaient de jour comme de nuit, se soulageant en les prenant par devant ou par derrière, sans aucun respect pour leur conjointe.

     

     A suivre... 

     

    Ce roman est sous la protection d'un copyright 

    sceau copyright 

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter