• Implacable destin page -14-

     

    Implacable destin

     

    Il était certain que Geneviève appréhendait son retour dans ce taudit qu'elle avait habité et qu'elle devait à tout prix habiter de nouveau si elle voulait reprendre sa vie en mains et sa petite, ce qui l’angoissait au plus haut point. Tout en elle était crispé. Ses expériences traumatisantes vécues depuis sa toute petite enfance, son adolescence volontairement sacrifiée par sa chère mère et indifféremment cautionnée par son père, sa vie de femme mariée contre sa volonté, la venue au monde d'enfants non désirés, à part sa petite Chantal, son refus d'être plusieurs fois mère suite aux viols répétés de son mari, l'alcoolisme de celui-ci, son refus de divorcer, lui donnait encore plus l'envie de se détacher de cette famille qu'elle haïssait. 

    — Ils vont tous me tomber dessus à commencer par ma mère à qui je dois reprendre ma petite fille. Pour eux, je suis une femme infidèle et rebelle. Je suis la seule coupable du désastre que vit mon couple. Je suis la méchante, la perverse. Eux, considèrent Robert comme la victime de mon insoumission. Pour moi, c'est un faible et un lâche qui ne connait que prendre par la force ce dont il a envie. C'est un rustre comme son père, un paysans dans tous les sens du terme ! Je ne peux supporter de revivre dans une telle atmosphère ! C'est mon corps, ma vie, et j'entends mener mon existence comme je le désire. Je ne suis à personne, et nul n'a le droit de me dicter ma conduite ! Dieu m'a faite femme, mais ce n'est pas la raison pour que j’obéisse à un mari, une moitié d'homme ! Je revendique la même égalité que celle de la gente masculine, et je me battrai pour obtenir ce que je veux : mon divorce. 

    — Tu réussira ma petite rebelle et si tu as besoin d'aide, je suis là : tu peux venir vivre avec ta fille dans ma maison si tu subis des violences : quelles qu'elles soient. Déjà très grande pour moi tout seul, elle est assez vaste pour toutes les deux et je serais heureux de vous accueillir toutes deux.

    — Je sais, Pierre. Je t'en remercie. Si j'ai besoin, je viendrai à toi. En attendant, souhaite-moi bonne chance : j'en ai besoin. Je ne sais pas ce que je vais trouver en arrivant dans ce taudis.

    — Bonne chance ma beauté ! Surtout n'oublie pas que je serai toujours là pour toi. Je t'accompagne jusque chez toi, ainsi, je saurai où tu habites si tu venais à me téléphoner en urgence pour que je vienne te chercher. Tu fais bien de laisser le principal de tes affaires ici, ainsi que le plus gros de ton argent : Chez moi, ils sont en sécurité.

    Geneviève remercia son ami d'avoir prit soin d'elle pendant tous ces mois. Sa reconnaissance était grande pour la décision qu'il venait de prendre de l'accompagner jusqu'à son domicile afin de ne pas la laisser seule reprendre contact avec cette réalité dont elle ne voulait pas.

     

     A suivre...

     

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