• Implacable Destin page -13-

     

    Implacable Destin

     

    Sans se douter une seule seconde des projets que Pierre, d'un naturel calme et pondéré, élaborait à son sujet en voyant sa convalescence progresser rapidement, Geneviève avait coulait des jours paisibles, entourée de nouveaux amis qu'elle affectionnait sincèrement et qui le lui rendaient Bien. Le docteur, lui aussi, participait dès qu'il avait du temps de libre, aux distractions chaque fois qu'il n'était pas de garde à l'hôpital. A trente huit ans, il était un homme équilibré, très intelligent et bel homme ! Sa  prestance et sa science inné du devoir en faisait quelqu'un de responsable. Il était apprécié dans son service et dans tout l'hôpital. Ces collègues féminines l'estimaient et le respectaient tout à la fois sans jamais faire d'allusions maladroites concernant ce qu'elles ressentaient pour lui. Elles auraient bien voulu être reconnues comme indispensables par leur patron, et toutes faisaient de leur mieux afin de retenir son attention. Chacune trouvait le moyen de lui rendre service dès qu'elle le pouvait : et qui de se trouver sur son passage pour lui sourire en le croisant, qui de lui apporter un dossier alors que ce n'était pas à elle d'effectuer cette tâche, une autre, de lui demander un conseil etc. Le docteur Grangier, absorbé par son travail, faisait mine de ne pas remarquer leur petit manège. Il avait bien conscience de l'effet qu'il produisait sur la gente féminine. Il en était flatté, mais cela ne l'intéressait guère plus que ça. Ce qu'il désirait, c'est que la jeune femme dont il était tombé amoureux en s'occupant de son cas puisqu'elle était dans son service, finisse pas le regarder avec d'autres yeux que ceux avec lesquels elle le voyait actuellement. Il ne désirait pas forcer les choses, mais au fond de lui, il gardait le secret espoir qu'elle se rende compte qu'il était là, sécurisant à ses côtés, protecteur dans les moments de doutes et de faiblesse, silencieux, mais présent, l'entourant d'un amour amitié dont elle, il le savait, ne doutait pas, et dont elle abusait sans remords. Il savait qu'elle avait besoin de lui et que, petit à petit, s'il avait la patience d'attendre. Il arriverait à remplir le vide qu'immanquablement Bob laisserait derrière lui s'il venait à ne pas reprendre connaissance. En attendant, tout plutôt que de vivre loin d'elle. Pierre était prêt à se satisfaire du peu qu'elle lui accorderait, même si ce n'était, pour l'instant, que de l'amitié.

    Toujours célibataire sans que cela ne le dérange vraiment, il ne s'en faisait guère, se disant qu'il finirait bien un jour par rencontrer l'amour, et il venait de le trouvé en la personne de Geneviève : cette adorable et jolie jeune femme qu'il avait sauvé d'une fin atroce, car la branche d'arbre avait quand même bien entaillé son crane en plus de s'être légèrement encastrer, avait fait ruisseler un léger filet de sang pendant une bonne partie de la nuit, et qui avait finit par se coaguler. Pendant plus de huit heure elle n'avait reçu aucun secours : L'ambulance l'avait mené aux urgences sans qu'elle n'est reprit un seul instant connaissance. Après tous les examens afin de voir les dégâts causé par l'arbre qui avait subit la foudre, avoir enlevé les bouts de branche incrustées superficiellement dans sa tête, nettoyé la plaie, fait les soins nécessaires pour empêcher l'infection et recousu le cuir-chevelu après une légère trépanation. Elle était était restée sans connaissance pendant huit jours, ce qui lui avait provoqué une légère amnésie.

    Sa protégée était son bien le plus précieux, mais elle ne s'en doutait pas. Il en était tombé amoureux en la soignant. Cachant bien ses sentiments pour ne pas la mettre mal à l'aise ni l'effrayer, il savait dissimuler ses émotions et ne comptait pas la brusquer, sachant ce qu'elle ressentait encore pour son fiancé toujours dans le comas. Il saurait attendre son heure pour se faire aimer d'elle si celui qu'elle avait dans son cœur finissait par décéder. Il ne pensait pas que le jeune homme arriverait à sortir de cette brume qui l'enveloppait entièrement ; mais il se devait de respecter la vie qu'il avait sauvé et maintenue sans grand espoir de le voir s'en sortir.  Pierre savait se faire apprécier grâce à cette patience qui le caractérisait. Il était attentionné, disponible autant que son métier le lui permettait ; mais il ne pensait pas s'attaché à la jeune femme qu'il avait également sauvé d'une mort certaine sans soins appropriés. A ses yeux, plus rien d'autre ne contait que son bonheur pourtant, il savait qu'un jour ou l'autre elle devrait partir de chez lui. Il connaissait les difficultés qu'elle allait devoir à nouveau affronter. Geneviève lui avait confié sa vie aussi bien au propre comme au figuré. Il était au courant de tout ce qu'elle avait vécu jusqu'à ce jour fatal de l'accident dont elle ne se souvenait pas, puisqu'elle s'était endormie dans la chaleur de la voiture alors que dehors, il pleuvait des trombes. Aussi, Pierre attendait avec crainte le moment fatidique ou Geneviève devrait se décider à partir pour retrouver sa vie d'avant. 

     

     A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Juin à 15:56

    Hello Ghislaine

    Encore une fois une situation cornélienne. Mais que va-t-il se passer?

    Le volatile curieux attend la suite,hihihi

     

    Gros bisous

    Jo

     

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