• Implacable Destin page -12-

     

    Implacable Destin

     

    Geneviève se posait des question quant à son avenir. Elle se retrouvait de nouveau seule,  à la merci de retrouver sa vie d'avant, et c'est ce qu'elle craignait le plus au monde. Pour sa petite, Ce n’est pas qu'elle se réjouisse de savoir ses que ses parents aient l'autorisation de la prendre en charge ; mais elle n'avait, pour le moment, pas d'autres solutions et ce qui comptait le plus, c'est que sa petite Elisabeth soit en sécurité pourtant, elle lui manquait. En une nuit seulement, elle était devenue l'enfant de Bob qui avait émit le désir de l'adopter. C'était grâce à lui qu'elle avait changé d'avis concernant sa petite ; grâce à lui si elle s'était rendu compte qu'elle aimait son bébé, et grâce à son amour et au soutient qu'il lui avait apporté, qu'elle avait connue ce qu'était le bonheur pendant plus d'un an. Elle ne pourrait jamais oublier son grand amour ! En souvenir de lui, elle ne remettrait jamais Elisabeth en nourrice. La petit était son seul bien qui la rattachait encore à lui, et qui, à travers elle, le faisait vivre en son cœurAvec lui, elle aurait su se sentir assez forte pour demander le divorce... et l'obtenir.

    Elle ne voulait pas retourner vivre près d'un homme qui l’écœurait. Elle n'avait plus de travail et du jour au lendemain, tout son bonheur s'était envolé par l'effet d'un implacable destin qui lui avait enlevé l'homme qu'elle aimait d'une manière encore plus terrible que s'il était mort. Par ordre de son oncle, elle n'avait aucun droit de lui rendre visite sur son lit d'hôpital, s'il ressortait du comas, se souviendrait-il encore de leur vie à deux ? Son existence sans lui redevenait morne ; repartait de son point de départ avec toutes les déchirures, les affrontements, qu'elles devrait supporter, que ce soit de sa mère, son beau père ou de ce qu'on lui avait imposé comme mari.

     

    — Alors ma douce rebelle  ! C'est aujourd'hui que tu t'en vas ; que tu quittes la tranquillité et la sécurité de ma maison ?

    —  Oh ! Pierre ! Il le faut bien ! Je ne peux tout le temps rester à ta charge et laisser ma petite fille à mes parents, surtout ma mère, et à mon mari qui est toujours saoul du matin au soir ! Pierre ! Nous ne nous disons pas adieu ; mais au revoir !

    — Tu va me manquer, lui dit-il en la prenant très affectueusement dans ses bras.

    — Tu va me  manquer aussi, fit Geneviève. Pendant ces longs jours de tristesse, tu m'a réconforté, soutenu, aidé à supporter l'affreuse vérité sur l'état de Bob. Tu m'a énormément apporté. Tu m'a tout donné jusqu'à ton chez toi, et moi, j'ai tout pris sans rien te donner en retour. Tu es un ami exceptionnel !

    — C'est tout ce que je suis pour toi : un tendre ami ?

    — Je ne peux te donner plus que mon amitié. Tu sais que mon cœur n'est pas libre ! Tant que je saurai mon amour en vie, j'attendrait qu'il se rappelle de nous...

    — Tu sais que tu peux attendre des années. Tu as une petite fille à élever. Je ne sais que trop ton attachement à Bob Orial ; mais l'oncle veille à ce que tu ne saches plus rien de son neveux. C'est un obstacle qui sera dur à franchir !

    — J'ai confiance en toi, et je sais que tu va me tenir au courant des progrès, s'il y en a, concernant Bob.

    — Je suis ton ami. Ne l'oublie jamais. Je serais toujours là pour toi. Ne l'oublie pas.

    Pierre embrassa Geneviève sur le frond. Elle se laissa aller contre ce torse protecteur, les larmes aux yeux avec, de nouveau, l'angoisse de retrouver son ancienne vie :

    — J'ai peur de devoir affronter tout ce que j'ai délibérément quitter. Il est interdit, pour une femme, de se rebeller. Je m'attends à des représailles, mais je ne compte pas me laisser malmener. Je suis assez forte pour me défendre.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 26 Juin à 10:23

    Bonjour

    un peu de tendresse et de bonheur avec Pierre, pour la pauvre Geneviève

    avant d'affronter de nouveau un destin implacable

    et ce feuilleton que je suis peu a peu avec fidélité

    merci de ce joli moment de littérature feuilletonesque

    2
    Vendredi 29 Juin à 10:06

    Bonjour

    je reviens sur la dernière page que j'ai lue, pour te souhaiter un bon weekend et de bonnes vacances estivales

    je prends mes vacances de juillet aout la semaine prochaine et je mets en pause mes blogs, mes visites pour un retour probable vers le 15 aout, je pense sur EKLA

    j'afficherai un avis pour mes visiteurs

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