• Implacable Destin page -11-

     

    Implacable Destin

     

    Plus de deux mois s'étaient écoulés depuis ce fameux drame ou ils avaient appris l'accident de leur fille et de son amant avec lequel elle vivait. Madame Delaplace mère prétendait avoir des droits sur l'enfant du moment qu'elle présentait une autorisation écrite de la main du père justifiant le fait de ramener la petite Elisabeth aupré de lui. Madame Delaplace comptait bien la garder définitivement. Son plan machiavélique consistait à enlever Elisabeth à sa mère, invoquant les raisons suivantes : abandon du domicile conjugale depuis plus d'un an, et les raisons médicales qui la retenait à l'hôpital avec son amant même s'il était dans le comas. La seule chose qui comptait pour elle, était de lui faire du mal : La belle famille étant d'accords puisque Geneviève avait quitté le domicile conjugale, et peu importe que leur fils Robert, son mari, l'ait fait bien avant elle, puisque l'homme, encore à cette époque, avait la suprématie sur la femme. Geneviève était donc en tort et c'est ce que sa mère comptait bien faire valoir aupré des autorités afin d'obtenir le garde définitive de l'enfant. Son plan machiavélique consistait, en fait, à enlever définitivement la petite Elisabeth à sa mère.

    Parlons à peine du père de Robert qui ne se remettait pas des frasque de son fils : celui-ci, ivre de colère contre sa femme qui l'avait quitté, se doutait bien qu'elle avait un amant. Pour noyer sa rage, il s'était mis à boire de plus belle, fréquentait assidûment les filles de mauvaise vie du quartier Mirabeau. Le garage fermé n'était plus qu'un souvenir pour lui. Monsieur Cadoret l'avait donc mis en vente afin de ne pas continuer à  perdre de l'argent. Le garage n'était pas encore en faillite ; mais il était temps de rendre visite à son notaire  de façon à ce que les dégâts soient moindres. Le père Cadoret en voulait à sa bru qui n'avait rien fait pour rendre son fils heureux. Ce n'était plus qu'une loque qui, par sa conduite, l'obligeait à se séparer d'une partie de son patrimoine familiale. Le père Cadoret était forcé de constater l'échec de cette alliance qu'il avait, croyait-il, mené de mains de maître, avec la complicité de madame Delaplace. Pas une fois il n'avait douté du bien fondé de son jugement et ne s'était remis en question. Rien ne l'empêchait de dormir la nuit, et pas une seconde il ne se sentait coupable, pas même le remords de savoir que tout était entièrement de sa faute si la situation en était arrivée au point de non retour : rien ne pourrait sauver ce mariage dont sa belle fille ne voulait absolument plus en supporter même l'idée. Sa bru, à ses yeux, entièrement fautive, devrait, tôt ou tard, lui rendre des comptes. Pendant ce temps, le désœuvrement de son alcoolique de fils, traînant de bars en bars, la dote de Geneviève, étant, depuis longtemps, bu jusqu'à la lie avec les filles et les copains de beuverie, ne pensait qu'à se venger sur sa femme qui avait osé braver son autorité.

    Geneviève protégée par son ami le docteur Pierre Grangier, se remettait doucement du choc affectif qu'elle avait subit un peu plus de deux mois auparavant. Pierre avait tout fait pour la garder le plus longtemps possible aupré de lui. Il se voulait une épaule amie pour la jeune femme et l'avait soutenu au moment où elle en avait eu le plus besoin. Il avait donc trouvé une solution en l'hébergeant dans sa propre demeure. Il prendrait une infirmière à domicile qui lui servirait aussi de dame de compagnie. Geneviève avait accepté son offre et profitait égoïstement de ce cocon qu'était sa grande maison de campagne pour mieux cicatriser de ses blessures à la tête, et de toute l'attention que le docteur frisant la quarantaine lui accordait. Elle avait appris par sa bouche même, que l'oncle de Bob l'avait fait licencier pour faute grave afin d'être sûr que si son neveux, sortant du comas, ne se souvenait plus de sa vie avec elle, il ne chercherait plus à la revoir si son amnésie, petit à petit, laissait de nouveau place à une mémoire défaillante qui laissait un grand voile en lui laissant aucune bribe de souvenirs quant à son aventure amoureuse avec elle.

    En apprenant la dernière perfidie du vieil homme, Geneviève se sentait complètement perdue sans l'aide de son médecin à qui elle se raccrochait. Seule sans sa petite fille qu'elle avait tenue tendrement, tout contre elle, l'espace d'une nuit d'orage, elle se sentait vraiment perdue. Sans l'intervention de sa mère et avec la bénédiction de son père  qui, pour une fois, était la bienvenue, qu'aurait-elle pu faire ? Elle n'était plus, pour le moment, en état de s'occuper de son enfant. Elle se sentait tellement malheureuse sans Bob ! Leur logement lui avait été enlevé par son oncle, car même leur nid d'amour ne lui avait pas été permis de le conserver. L'oncle avait vraiment tout fait pour effacer de la mémoire de son neveux la trace de celle qu'il avait tant aimé. Geneviève était complètement démunie  devant l'adversité : Seuls ses affaires et son argent lui avait été intégralement restitué, et sur ordre de son ami. 

    Quant à Pierre Grangier, son amitié était, tout simplement, devenu de l'amour ; mais il ne voulait pas que sa protégée s'en aperçoive : elle n'était pas prête à aimer de nouveau. Il était conscient de ce fait et pour lui, c'était une évidence. Il  craignait perdre son amitié en lui avouant ses sentiments. Il préférait jouer les anges gardiens le temps qu'il faudrait afin de pouvoir lui venir en aide dès qu'elle en éprouverait le besoin et que l'espoir de retrouver son amour perdu se soit lentement effacé de son cœur et se soit endormit comme un beau souvenir dans sa mémoire.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 9 Juin à 11:53

    Coucou ma Ghis. J'espère que tu vas bien. Une énorme pensée pour toi ♥ Je vois que tu poursuis assidument tes écrits. Tu ne chômes pas. Toujours aussi passionnant , poignant et plein d'émotions ton récit. J'en ai lu quelques pages ;) on a du mal à s'en détacher tellement on est absorbé par l'histoire et toute cette sensibilité qui s'en dégage. Vraiment bravo! Je replongerai dans la suite dès que possible. Je te souhaite un excellent week-end mon amie ♥ A bientôt...

    2
    Vendredi 22 Juin à 09:33

    Bonjour,

    le destin implacable continue sa terrible entreprise, pauvre Genevieve,

    heureusement avec tous ces gens contre elle il reste quelques personnes qui l'aiment et vont l'aider,

    enfin je l'espere pour la suite du drame,

    mais sans quelques drames il n'y aurait pas de roman,

    une vie calme, jolie et monotone ne tiendrai qu'un chapitre

     

    bon weekend au soleil, maintenant qu'il est revenu il faut en profiter,

    en ma Lorraine c'est encore un peu frais, mais agreable et pas caniculaire, pas encore trop de chaud

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