• Implacable Destin page -10-

     

    Implacable destin

     

    Comme dans un brouillard, Geneviève entendait et comprenait ce que le docteur Grangier essayait de lui faire admettre ; mais elle ne trouvait pas la force de réagir pourtant, elle tenait à s'exprimer, mais aucun son ne sortait de ses lèvres. Elle essayait d'analyser le flot d'informations qui lui parvenait confusément, néanmoins, elle n'y arrivait pas. Seules les premières paroles les plus dures à son cœur raisonnaient dans son esprit. Ses tempes cognaient, cognaient en butant sur les mots fatidiques :

    — " Bob n'est plus dans ma vie... avec moi... il est dans le comas... dans un autre monde... ailleurs...  Je ne peux plus le voir... NON ! Ce n'est pas possible ! Je ne pourrai pas vivre sans lui ! Suis droguée... peux pas bouger... peux pas parler... pourquoi je ne... pleure pas ? Je ne crie pas non plus... Je " Puis elle sombra complètement dans un endormissement artificiel qui allait nécessiter une surveillance médicale de plusieurs jours.

    Le docteur jugeait préférable de la maintenir dans un sommeil semi-comateux afin que la jeune femme assimile ce qu'elle venait d'apprendre sans trop de mal, tout en dédramatisant les faits un maximum.

    Le docteur voulait la sauver d'elle-même. Il aurait pu la laisser sortir depuis longtemps, mais il ne pouvait se résoudre à la laisser sans protection puisque l'oncle de Bob Orial lui interdisait sa porte à tout jamais si son neveux sortait du comas, mais devenu amnésique, son passé lui avait échappé. Le vieil homme ne voulait pas de cette femme non divorcée et de suroît, avec une petite fille. L'oncle l'avait bien spécifié au personnel soignant. Maintenant que le jeune homme était dans l'incapacité de gouverner sa vie,  il lui était facile d'exercer son autorité sans que celui-ci il y trouve une objection. S'il la laissait partir, qu'allait-elle devenir sans personne pour l'aider, vu le peu d'empressement que la famille mettait à venir la voir... 

    Pierre Grangier resta quelques instants encore aupré de sa protégée, l'observant avec une tendresse non dissimulée et se résolu à quitter la chambre, non sans un dernier regard vers la jeune femme : son cas le préoccupait. Il devait l'amener  au réveil petit à petit, de façon à ce que l'état actuel de son compagnon de voiture ne soit plus, pour elle, qu'une douleur à laquelle elle devait se résigner. Le plus dur pour le personnel hospitalier serait de l’empêcher d'aller voir, de visu, l'état de celui qu'elle aimait toujours. Il était certain que cet amour ne disparaîtrait pas tel un coup de baguette magique ! A son réveil, elle ne devrait garder de son ex-fiancé qu'une grande tendresse mêlée de tristesse, mais rien qui soit de nature à perturber son psychisme. Pierre Grangier donna des ordres à l'infirmier dans laquelle il avait plus confiance afin qu'elle exerça sur la jeune femme une surveillance constante sur ses réveils, et qu'elle lui administre à heures régulières d'infimes doses de somnifère par intraveineuses, nécessaires à a cure de sommeil. Au moindre changement, elle se devait de l'avertir personnellement. La surveillance ce mît en place rapidement, ce qui eu pour effet de le tranquilliser.

     

    Madame Delaplace rayonnait depuis qu'elle avait la garde de sa petite fille, car elle savait que sa fille ne l'entendrait pas de cette oreille. Le temps de sa domination la concernant était révolu cependant, elle comptait bien lui créer des problèmes en exigeant la garde de la petite Elisabeth sachant qu'elle avait son époux et la belle famille de Geneviève de son côté. Malgré son caractère froid, son rôle de grand-mère lui tenait à cœur, et elle faisait son possible pour adoucir son phrasé aupré de la petite Elisabeth. Elle était consciente de ce caractère revêche inné dont elle ne pouvait rien changer, et redoublait d'effort pour paraître moins sèche lorsqu'elle parlait à sa petite fille. Quant à son mari, il était près du gâtisme lorsqu'il prenait l'enfant dans ses bras. L'expression " retomber en enfance " prenait là, tout son sens. Considérant que le père avait autant de droit que sa femme sur son enfant, tous deux n'envisageaient même pas de rendre la petite à leur mère lorsqu'elle viendrait la réclamer. 

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 8 Juin à 11:55

    Hello Ghislaine

    Le drame ne fait que s'amplifier, il y a en outre un plan machiavélique qui se prépare. Nous espérons tous une fin heureuse pour la pauvre Geneviève .

     

    Gros bisous

    Jo

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