• Destin implacable page -5-

     

     

    Destin implacable 

     

    Plusieurs heures s'écoulèrent sans que la moindre alerte ne fut donnée : l'emplacement de l'accident n'étant pas visible de la route, il était peu probable, à moins d'un coup de chance, que l'on découvrit bien plus tôt ce qu'il s'était passé dans la nuit.

    Après son furieux accès de colère, le ciel avait daigné se calmer. Une pluie fine tenace et continue, avait remplacé le déluge d'eau qui s'était abattu sur la campagne. Après leurs méfaits, l'orage et la foudre s'en étaient allés faire des ravage ailleurs. La moitié d'un lourd tronc d'arbre ouvert en son milieu jusqu'à la base, et en partie déraciné par la force des vents combinés à la foudre, en était la première victime, ce qui, par voix de consequence, écrasait littéralement la toiture de la voiture pourtant imposante, garée là, certainement pour échapper au déluge qui ne permettait plus de rouler. Le c ôté conducteur était bien amoché. Bob n'aurait pas pu échapper à ce soudain coup du sort sans en sortir indemne. La moitié de cet arbre centenaire justifiait son poids. Nul, à par une grue, n'aurait pu le faire bouger. A L'intérieur, pas un signe de vie. L'enfant s'était tu. Geneviève, comme Bob, semblait prisonniers de la mort. Les heures s’écoulèrent sans que ni Bob, ni Genevieve, n’aient repris connaissance. La petite fille, au pied de sa mère, avait finit par se rendormir dans la chaleur de l’habitacle...

     

    Vers les huit heures du matin, un paysan et son chien, qui passait non loin du drame qui s'était produit dans la nuit, s'arrêta net devant ce gros arbre coupé en deux sur toute sa longueur, qui avait, à n'en pas douté, subit la foudre. Il ne tenait attaché que par sa base ; mais la direction qu'il avait prit en s’abattant, semblait avoir suivit la seule direction qui lui était imposée par la façon dont il avait poussé depuis toutes ces décennies, chutant lourdement sur ce qui semblait être un véhicule imposant dont on apercevait, à travers les branches et le feuillage, que les roues. L'arbre recouvrait presque entièrement la toiture du véhicule, ne laissant presque rien voir de ce qui se trouvait à l'intérieur. Le paysan alerté par un bruit de moteur toujours en marche, se dirigea vers l'endroit qui l'intriguait. A ces heures matinales, dans ces clairières calmes communiant avec la campagne environnante, il est facile de repérer le moindre changements dans le quotidien répétitif de chaque jour.

    Lorsque enfin il eu bien évalué que c'était bien une grosse voiture qui était prise sous la moitié de ce gros arbre, l'accident ne faisait plus aucun doute. A n'en pas douter, le drame s'était produit dans la nuit, au plus dur moment de la tempête. Il s'inquiéta pour les passagers ; mais il ne distinguait pas grand chose avec tout ces branchages feuillus qui lui masquaient  le visage des accidentés. Son chien ayant un flair, on le sait, plus important et réceptif aux odeurs, grimpa sur le capo, puis sur le toit. Là, il détecta, caché sous une branche plus fine que les autres un semblant de vie. Il entreprit de gratter la déchirure en jappant, semblant vouloir faire comprendre à son maître qu'il y avait encore des personnes en vie. Le vieil homme réalisa que tout espoir n'était pas vain, qu'il se pouvait qu'il  y avoir des vies à sauver ? Le paysan tenta de décoincer la portière et tira de toute ses forces sur la poignée ; mais toute peine  semblait perdue : les branches empêchaient toutes manœuvres pour essayer quoi que ce soit. Les jappements du chien de chasse redoublèrent de plus belle, comme pour certifier qu'il y avait bien encore de la vie dans la voiture. Très faiblement, des couinement, puis des pleurs un peu plus prononcés se firent entendre. L'homme s'obstina à vouloir décoincer la portière qui lui résistait toujours, mais qui, pourtant, paraissait intacte, ce n'était que peine perdue. Il avait beau y mettre toutes ses forces pour apercevoir ce bébé qui pleurait, tapoter sur la vitre qui ne paraissait pas avoir souffert du choc pour se rendre compte que personne, à part le bébé, ne donnait signe de vie. Frustré, l'homme s'adressa à son épagneul qui avait réussit à s'infiltrer dans l'ouverture du toit causée par une déchirure tout juste bonne à le laisser s’engouffrer. Il  se mit à lécher le bébé qui se calma à son contact.

    — Bon chien ! c'est bien ! Regarde si la dame est encore en vie ?  flaire-là bien et dis-moi ? L'épagneul monta sur les genoux de Geneviève, la flaira avec insistence en lui donnant quelques coups de langues et tout en remuant la queue se mit à donner de la voix.

    — Willy ! reste avec eux : je vais chercher du secours. Garde Willy ! je reviens vite. Surtout, pas bouger ! attends-moi ! Il faut qu'on trouve un moyen pour les sortir de là ! Je crois que l'homme est mort. Pour la femme et l'enfant, il y a peut-être encore de l'espoir. Je vais aller chercher de quoi scier les branches qui m'empêchent de voir l'intérieur, à commencer par le côté conducteur... Le silence reprit ses droits lorsque le bonhomme s'en retourna chercher une scie égoïne, des outil, et de l'aide. Willy regarda son maître s'éloigner, mais ne fit rien pour le rejoindre.

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Juin à 10:28

    Bonjour

    voila un nouveau drame pour Genevieve, la pauvre

    heureusement que le paysan soit passé dans le coin, mais la pauvre a perdu son amour, ne lui reste que sa fille

     

    je verrai la semaine prochaine pour lire la suite car je passe moins de tmeps a EKLABLOG maintenant

    je reste fidele aux amis virtuels et leurs blogs que je suis depuis un moment

     

    bon weekend au soleil, que le mois de juin soit plus ensoleillé que ce mois de mai de pluies et orages

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