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    Chez Tante Odile

     

    Le train roulait à vive allure et j’entendais, par intervalles réguliers, les saccades occasionnées par les interstices des rails ce qui, avait tendance à me bercer. Je fermais les yeux pour ne pas à avoir de compte à rendre à certains voyageurs qui avaient pris le même compartiment que moi. J’en connaissais vaguement quelques uns, et je ne voulais parler à personne. Je sentais qu’ils me regardaient avec insistance, et ce que ma mère désirait éviter à tout pris se révélait être un mauvais calcul de sa part. Donc, le train roulait et roulaient avec lui mes pensée. Pourquoi ? Pourquoi tant de méchanceté de sa part ? Je finis par m’assoupir un assez long moment, car ce fût le ralentissement du train et le bruit des roues qui grinçaient sur les rails, puis l'arrêt complet des wagons qui me signifia, pour la première fois, que je faisais partie d'un voyage qui m'éloignaient de ma mégère de mère. Pour la première partie de mon voyage, j'étais arrivée à destination. Je du descendre du train et c’est au port du havre que je pris le ferry pour Portsmouths. De là, je devais me rendre à Londres qui se trouvait à deux heure de route de mon point de chute en prenant le taxi. Me retrouver en Angleterre, à Londres, ne suffisait pas à mon périple ou tante Odile devait m'attendre. Il y avait un peu plus quatre vingt neuf kilomètres. Je devais encore prendre un car qui faisait la navette entre Portsmouths et ma destination finale : le Sussex. Lorsque enfin j’arrivais, j’étais exténuée. Je savais que le voyage ne s’arrêtait pas là ; mais ça me faisait chaud au cœur de savoir que je devais être bientôt arrivée. J’aperçus ma tante aupré du chauffeur, qui me faisait de grands signes pour que je puisse la reconnaître. D'être accueillis avec tant de chaleur et de bienveillance me changeait de l’atmosphère de la maison où j'avais, jusqu'ici, vécu en recluse. Je su, par la suite, que c’est elle qui avait réglé les formalités du voyage en envoyant à ma mère des francs pour le voyage en train, et des livres stèrlings que j’avais glissé dans mon porte monnaies : des livres stèrlings en billets que je ne connaissais pas, et que ma mère m’avait remise juste avant mon départ, non sans faire les remarques habituelles sur la chance que j’avais d’être prise en charge par la tante Odile.

     

    Au bout de ce très long voyage comportant plusieurs changements, j’étais à bout de force et de nouveau, je m’assoupis tout au long du trajet menant au château. Arrivée au bout de ce long voyage, ma tante me éveilla très doucement dès que nous franchîmes les grande grilles du château. A peine arrivées, je fut présentée à tous les domestiques qui avaient reçu des consignes pour m’accueillir. A mon arrivé, Ils se tenaient bien en ligne, chacun en livré désignant leur emploi. Il y avait les femmes de chambres, femmes de ménage, des cuisinières, des coursiers et, par ordre de grandeur des petites soubrettes présentées par ordre d’arrivée dans le domaine.

     

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    Chez Tante Odile

     

    Le major d’homme et l’intendante, gouvernait tout ce petit monde en se répartissant les tâches. Les jardiniers au nombre de deux. Le chauffeur qui avait conduit la berline, se chargeait de commander les trois préposés à l’entretien des autres voitures du parc automobile.

    Ma tante donna des ordres pour que l’on me prépara un bon bain relaxant avec des herbes parfumées afin que je reprenne des forces. Ma tante avait fait préparer la plus belle des chambres de l’aile du château se trouvant placée plein sud. La sale de bain était immense et très fonctionnelle. Il y avait toutes les commodités. Dans ma chambre, sur la coiffeuse de style régence, trônaient des parfums de luxe et tout ce qu’il fallait pour me faire belle. Des vêtements assez amples pour que je ne sois pas gênée, vu mon état, se trouvaient sur mon lit à baldaquin.

    La garde robe, était pleine de jolies tenues juste à ma taille, avait été choisi par ma tante, car l’on s’habillait au château pour le break-faste et le dîner. Malgré mon état, il fallait que je sois au mieux de ma personne.

    Après que l’on m’eut porté ma bien insignifiante valise en carton, tante Odile fit tout jeter, et me conseilla de me reposer jusqu’à ce que l’on vienne me réveiller : ce que je fis sans me faire prier. Il me sembla avoir dormis longtemps avant qu’une jolie jeune fille désignée pour s’occuper de moi au levé comme au couché, vienne me réveiller. Elle m’aida à choisir ma robe, me coiffa, me fit choisir un joli collier pour agrémenter la toilette qui n’était pas la même qu’au sortir de mon bain. A mon arrivée, lorsque la femme de chambre désignée pour être exclusivement à mon service, fut horrifiée par le spectacle que mon corps déformé, entouré de bandage, Elle prévînt immédiatement tante Odile. A la vue des traitements relevant plus de tortures plus qu’inhumaines que j’avais subit et subissait encore par ma mère en arrivant chez ma tante, elle ne voulu plus aucune autre personne qu’elle pour s’occuper de moi. Le lendemain matin, au moment du bain, tante commença par m’enlever tous ces bandages qui me comprimaient le ventre et la poitrine, ce qui me fît très mal. Horrifiée, elle décida donc de me les laisser pour quelques jours encore tout en commençant par les desserrer un peu plus à chaque toilette du matin et du soir. Ma tante était offusquée de tant de cruauté de la part de sa belle sœur. Ici, dans cet immense demeure, je n’en revenais pas d’avoir pour moi toute seule une femme de chambre qui devait s’occuper du ménage, et daccéder à mes moindres désirs pour que je puisse me reposer le plus possible. Je n’avais donc rien à faire, à part me promener dans le grands parque avec ma tante, parler de ma vie avec ma mère, mes sœurs et la passivité de son frère à mon sujet. Bien sûr, j’eus droit au récit de l’existence qu’elle menait avec le grand amour de sa vie : Lord Byron. Nous prenions avec ma tante, vers cinq heure, le thé sur la grande terrasse de ma chambre en écoutant de la musique classique, Je lisais, me reposais le plus possible. Ma tante s'occupa tellement bien de moi pendant les quelques mois qui me séparait de mon accouchement, que j’avais repris du poids, affichant un ventre bien rond faisant plaisir à voir.

     

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    Chez tante Odile

     

    Mon bébé se portait bien d’après les docteurs venant régulièrement me rendre visite. Je le sentais bouger en moi et je désirais ardemment le tenir bientôt contre moi. Il était le fruit le l’amour que nous nous portions Warren et moi, et je comptais bien garder. Tante Odile avait fait venir de la ville de Londres tout ce qu’il fallait pour installer au mieux mon bébé qui devait ne pas être loin de moi. Il y avait un jolie berceau en oser à bascule, agrémenté d’un voile. Pour les promenades, elle avait déjà faire venir un superbe landau Anglais. Les trousseaux étaient doubles et de deux couleurs : bleu et rose. Tout était magnifiquement assortit !

     

    Je ne voulais plus retourner dans ma famille qui ne m’aimait pas ; mais ma mère avait son idée et rien ne la ferait dévier du plan machiavélique qu’elle avait échafaudé à mon attention. De son point de vue, il était bien question, qu’elle me sépare de mon bébé. Pour elle, j’allais mettre au monde un enfant sans père donc, un bâtard. Les bâtards sont toujours tenu loin des regards trop curieux, et pour ne pas que la justice ne s'en mêle. Une fois placés, Les mères légitimes ne pouvaient plus prétendre reprendre leur enfant. Et puis, il y avait des jeunes femmes qui, une fois accouchée sous X, se retrouvaient dans un déni total. Cela ne représentaient, pour elles, que l’objet de leur honte : ces petits bâtards étaient considérés comme les rebut d’une société très puritaine.

     

    Lorsque j’appris le sacrifice de mon Warren en 1945, et qu’il ne connaîtrait jamais son enfant, j'ai d’abord cru mourir de chagrin ; mais lorsque ma mère me fit enlever ma petite fille que j’ai tenu dans mes bras à peine quelques jours, je cru mourir de douleurs. Deux hommes à ses ordres moyennant, je le suppose, un bénéfice financier substantiel pour eux, vinrent m’enlever ma petite Chantal. Tante Odile eut beau tout faire pour les en empêcher, aidée des hommes de la domesticité, elle ne put rien faire contre ces monstres dont la force était colossale. Deux de de ses domestiques s’étaient retrouvés à terre, assommés par ces deux brutes qui m’arrachèrent ma petite fille des bras. A partir de cet instant, je hurlais de désespoir et frisais littéralement la folie ! Je revivais la scène en permanence. J'entendais mon bébé pleurer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, surtout au moment des tétées : ma petite fille réclamait sa maman ! Mes seins gonflés me faisaient horriblement souffrir. Ils étaient tellement gorgés de lait qu'il suintaient sans arrêt. Ma tante était obligée de me mettre des compresses avec de nouveaux bandages pour faite tenir les pansements qu'elle changeait très souvent afin d'absorber le liquide crémeux qui coulait sans interruption de mes mamelons enflammés. Si j'avais pu au moins nourrir mon enfant ? C’était un besoin vital de sentir sa petite bouche avide me vider de mon essence de vie. Un besoin de sentir son petit corps fragile contre le miens. Ce désir que j'avais de la nourrir envahissait mon esprit au point que je ne pensais plus qu'à ça. Il fallait que je mélange mon odeur à la sienne pour que la fusion entre elle, son papa qui n’était plu...et moi soit parfaite. Je ressentais ce besoin comme une ultime union entre nous trois par delà la mort.

     

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    Chez tante Odile

     

    Pendant des mois je me laissais ronger par la douleur d'avoir perdu mon Warren et ma petite fille. Des abcès vinrent compliquer les choses en faisant de ma poitrine un foyer à microbes qui m'empoisonnaient petit à petit. Ma propre vie n'avait plus aucune importance sans mon bébé. Ma tante ne savait que faire. Les médecins des alentours avaient tous fais le chemin jusqu’au hameau ou se trouvait le château aux mille roses.

    Tous se concertaient pour essayer de trouver un remède miracle qui jugulerait l'inflammation dû à l’infection. Je me laissais décliner ne faisant rien pour m'accrocher à la vie sachant qu'une fois rentrée, rien d'heureux, en Normandie, ne m’attendait. C'était sans compter avec tante Odile qui, à force de dévouement, de douceur, de soins attentifs et d'écoute, accomplit le miracle que nul, à part elle, n'aurait pu réussir. Elle me donna tant d'amour qu'elle s'en oublia elle-même. Elle m'appris à vivre avec mon chagrin et s'est apprise à vivre avec le siens.

    Pour ma convalescence, je refusais de rentrer et restais de longs mois au Château. Je ne voulais plus retourner chez mes parents à cause de ma mère et de mes sœurs. Plus j'étais loin d'elles et mieux je me portais. Et puis tante Odile était si tendre avec moi ! Nous nous étions prise d'une véritable affection l'une pour l'autre : nous entendions à merveille et je me sentais si proche d’elle ! Qu’elle différence entre ma tante Odile et ma mère ! Je n'étais plus la honte de la famille puisque personne ne me connaissais dans le Sussex. Pour me familiariser avec la langue, ma tante m’avait fait apprendre l’Anglais pour pouvoir mieux converser avec le personnel qui ne connaissaient guère le français. Tante Odile était parfaitement bilingue, Étant donné son rang dans la société. Du vivant de Lord Byron, ma tante faisait partie de la haute société. Son veuvage la tenait recluse dans ce grand domaine comme le voulait la tradition. Sa réputation en aurait souffert si on l’avait aperçu dans des soirées mondaines. Elle ne voulait surtout pas qu’on lui trouva un sobriquet du style : La veuve joyeuse. Et puis, cela ne lui disait plus rien de parader, sans son grand amour en lady Byron, puisque son cher mari n’était plus là. Toute Baronesse qu’elle était, tante Odile était simple.

     

    Les terres du domaine étaient somptueuses et assez vastes pour ne pas avoir à rencontrer les Châtelains des domaines voisins. Il y avait tellement d’hectares que je ne risquerais pas, le temps de mon séjour, d’en voir jamais la fin. Les grandes promenades que nous faisions toutes deux, contribuèrent à me remettre complètement sur pied. Il y avais un grand lac où des cygnes glissaient majestueusement sur l'eau bleu marine. Les bords de la grande pièce d’eau était bordés de saules pleureurs, ce qui rendait cet endroit précis du domaine, encore plus féerique. Des canards accompagnés de leur porté à la sortie du bain quotidien, s'ébrouaient sur la berge où des bancs de pierre permettaient de s’asseoir pour se reposer et admirer le paysage. Tout était tellement beau que mes yeux fascinés ne savaient plus où se poser. Quant à la roseraie, c’était un ravissement pour les yeux, mais pas que pour la vue : Des milliers de roses diffusaient généreusement leur parfum dans ce magnifique parc et ses alentours ombragés.

     

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    Chez tante Odile

     

    Tante Odile n’avait malheureusement, pas son mot à dire puisque j’étais encore mineur. Ma mère me fit chercher par deux de mes cousins bien plus âgés que moi, prétextant un séjour beaucoup trop long pour une faignante comme moi. Je fus obligée de les suivre, ma majorité n’intervenant que deux ans plus tard. J’étais donc, bien malgré moi, sous sa coupe. Sans dévoiler ses batteries au sujet du viol dont mon frère aîné s’était rendu coupable envers moi, et l’enfant de Warren qui m’avait été enlevé à la naissance par deux hommes qu’elle avait dû payer grassement pour qu’ils se taisent, ma mère, était sûr de son pouvoir sur moi.

    Pendant mon absence, elle s’était faite amie avec le père de mon futur mari qui n’était, bien sûr, pas au courant du secret qu’elle comptait bien faire disparaître en me mariant le plus rapidement possible avec son nigaud de fils, et ainsi, se débarrasser de moi. Je me rendais bien compte qu’elle ne voulait pas mon bonheur et qu’elle avait habilement ourdit un plan extrêmement malin pour me forcer à prendre époux. D'après elle, vu ma désastreuse vie, il ne fallait pas que je fasse la difficile. De toutes façons, se débarrasser de moi était son principal désir, et c'était le mariage sans mon accord... ou le couvant.

    Pour sauvegarder les apparences et pour une vulgaire histoire d'intérêts. Avec l’accord de mon future beau père, ma mère organisa ce mariage grotesque sans que je n’ai mon mot à dire. Je me suis retrouvée marié de force à un homme que je n'aime pas et que je n’aimerai jamais. Peu lui importait que je fus heureuse ou pas. Ma mère m'a amenée au mâle comme l’on mène la vache au taureau…

    Replongée de nouveau dans un épisode douloureux de sa vie, Geneviève ne parlait plus. La sage-femme attendait patiemment que la jeune femme revienne à la réalité, si douloureuse soit-elle. Elle n’eut pas longtemps à attendre : de nouveau, Geneviève reprit son monologue.

    Peu de temps après mon mariage j'accouchais d'un garçon que mon mari prénomma Robert issu d'un des nombreux viol qu’il pratiquait régulièrement sur moi. Je décidais de ne pas m'en occuper. C’était ma façons de me venger de l’homme que l’on m’avait imposé. Je ne ressentais rien pour cet enfant. Je ne lui choisi aucun prénom et je refusais de m’en occuper.

    S’en suivit une autre grossesse neuf moi après la naissance du garçon de mon mari. Ce fut encore à la suite d’un viol que je me retrouvais enceinte. Celle fois, je mis au monde une autre petite fille qui prit le même chemin que l’autre enfant puisque je refusais de m’en occuper. Ne voulant pas lui trouver de prénom, mon mari reconnu l’enfant qu’il prénomma Danièle. A chaque naissance, ma haine pour cet homme, mes beaux-parents, et mes propres parents, ainsi que pour mes sœurs, grandissait. J’étais muée par une haine farouche contre tous les protagonistes, auteurs d’une partie ou d’une autre, des maltraitances physiques, et morales que supportais.

     

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     Chez tante Odile

     

    Tante Odile n’avait malheureusement, pas son mot à dire puisque j’étais encore mineur. Ma mère me fit chercher par deux de mes cousins bien plus âgés que moi, prétextant un séjour beaucoup trop long pour une faignante comme moi. Je fus obligée de les suivre, ma majorité n’intervenant que deux ans plus tard. J’étais donc, bien malgré moi, sous sa coupe. Sans dévoiler ses batteries au sujet du viol dont mon frère aîné s’était rendu coupable envers moi, et l’enfant de Warren qui m’avait été enlevé à la naissance par deux hommes qu’elle avait dû payer grassement pour qu’ils se taisent, ma mère, était sûr de son pouvoir sur moi.

    Pendant mon absence, elle s’était faite amie avec le père de mon futur mari : un rustre de paysan dont la personnalité ne me plaisait guère, et qui, bien sûr, n’était pas au courant du secret qu’elle comptait bien faire disparaître en me mariant le plus rapidement possible avec son nigaud de fils afin de se débarrasser de moi. Je me rendais bien compte qu’elle ne voulait pas mon bonheur et qu’elle avait habilement ourdit un plan extrêmement malin pour me forcer à prendre époux. D'après elle, vu ma désastreuse vie, il ne fallait pas que je fasse la difficile. De toutes façons, se débarrasser de moi était son principal désir, et c'était le mariage sans mon accord... ou le couvant.

    Pour sauvegarder les apparences et pour une vulgaire histoire d'intérêts. Avec l’accord de mon future beau père, ma mère organisa ce mariage grotesque sans que je n’ai mon mot à dire. Je me suis retrouvée marié de force à un homme que je n'aime pas et que je n’aimerai jamais. Peu lui importait que je fus heureuse ou pas. Ma mère m'a amenée au mâle comme l’on mène la vache au taureau…

    Replongée de nouveau dans un épisode douloureux de sa vie, Geneviève ne parlait plus. La sage-femme attendait patiemment que la jeune femme revienne à la réalité, si douloureuse soit-elle. Elle n’eut pas longtemps à attendre : de nouveau, Geneviève reprit son monologue :

    Peu de temps après mon mariage j'accouchais d'un garçon issu d'un des nombreux viols qu’il pratiquait régulièrement sur moi. Je ne voulu pas reconnaître l’enfant de mon plein grès. Mon mari le prénomma Robert. Je décidais de ne pas m'en occuper. C’était ma façons de me venger de l’homme que l’on m’avait imposé. Je ne ressentais rien pour cet enfant. Il fut donc confié à ses grands parents paternel.

    S’en suivit une autre grossesse neuf moi après la naissance du garçon. Ce fut encore à la suite d’un viol que je me retrouvais enceinte. Celle fois, je mis au monde une autre petite fille qui prit le même chemin que l’autre enfant puisque je refusais de m’en occuper. Ne voulant pas lui trouver de prénom, mon mari reconnu l’enfant qu’il prénomma Danièle. A chaque naissance, ma haine pour cet homme, mes beaux-parents, et mes propres parents, ainsi que mes sœurs, grandissait. J’étais muée par une haine farouche contre tous les protagonistes, auteurs d’une partie ou d’une autre, des maltraitances physiques, et morales que supportais.

     

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    Chez tante Odile

     

    En me privant de ma petite fille qui seule aurait pu me donner le sentiment de devenir femme et me sentir mère, la mienne de mère avait définitivement tué l'instinct maternel qui était comme emmuré au plus profond de mon être.

    Depuis le viol que mon frère André m’avait fait subir, je ne voulais plus d’enfant. Seul Warren avait su faire renaître en moi ce sentiment maternel grâce à ce petit être que nous avions conçu ensemble, avec amour. Cette petite fille qui était le fruit de l'amour que Warren et moi nous nous portions. Warren s’en était allé trop vite. Le héros qu'il était, avait offert sa vie, comme nombre de soldats, par devoir, afin de nous libérer de la oppression Allemande.

    J’en veux à ma mère à un point tel que je ne peux vous décrire. La haine que je ressens pour cette femme sans cœur est innommable. Elle m’a fait trop de mal. Le garçon qui est le seul enfant mâle que j’ai mis au monde, et qui est de mon mari, est élevé par mes beaux-parents : La fille aussi. Pour moi, il sont aussi bâtards que le bâtard que mon frère m’a fait, sauf qu’ils sont légitimés par ce mariage absurde à mes yeux. Je n’aie jamais su ce que ces deux enfants sont devenu, et c’est aussi bien ainsi. Je ne considère pas ma petite Chantal comme une bâtarde ; mais comme une pauvre petite victime de la méchanceté de ma mère. Si Warren avait vécu, nous serions mariés, je me serais appelée madame Geneviève Campbell et ma petite fille aurait grandit aupré de nous, en Angleterre. Mon mari actuel ne connaît pas le secret que m’a mère dissimule avec tant d’acharnement. Imaginez un seul instant qu’il ait été mis au courant par des personnes bien intentionnées qui sauraient ? Posez-vous la question. Un temps de silence s'établit entre les deux femmes puis, Geneviève reprit :

    Vous voyez ce que je veux dire ? Croyez moi ! Ma mère est assise sur sa propre poudrière et je viens tout juste de me rendre compte que c’est moi qui tiens le détonateur entre mes mains. J’ai enfin une arme redoutable pour qu’elle cesse ses manigances envers moi. Je ne suis plus sa chose et elle ne s’en doute même pas ! Je vais leur faire payer à tous le centuple de ce qu’ils m’ont fait subir ! Cette fois, c’est moi qui vais mener le jeu, à commencer par ce bébé dont je ne veux pas ! Oh ! N'ayez aucune crainte ! Je viens de changer d’avis et n'abandonnerai pas l'enfant. Vous venez de me donner une idée : je ne m’en chargerais pas non plus. Mais il sera élevé par une nourrice qui voudra bien s'en charger. Êtes-vous satisfaite ? Peut importe pour moi son devenir et qui l'élèvera ! Oui, grâce à ce bébé, je vais la faire danser sur ma musique et lui rendre au centuple ce qu'elle m'a fait endurer. Cette petite est le sang des Cadoret ! Pas question cette fois de consanguinité ou de bâtardise ! Je tiens là, ma revanche ! Gardez le bébé à la pouponnière : je ne veux pas le voir. Faites part à mon mari de ma décision afin qu’il cherche une nourrice. Je reconnais le bébé comme étant ma fille pour avoir des droits sur elle au même titre que mon mari à des droit sur moi, mais c'est tout !

    Vous lui ferez part également du prénom que j’ai choisi pour elle : Elizabeth, Guylaine, Monique.

    Peut-être qu’un jour je me déciderai à m’en occuper... un jour... peut-être...

     

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     Chez tante Odile

     

    Geneviève se referma comme une huître et se coupant volontairement du monde extérieur, ne desserra plus les dents. Comprenant qu'elle ne tirerait plus rien de la jeune mère, la sage-femme, se leva, resta quelques instants immobile, atterrée par ce qu'elle venait d'entendre, les bras ballants devant ce lit qu'elle ne pourrait jamais oublier. Elle entreprit de ranger sa chaise, prit la main de la jeune mère qui, cette fois, ne la retira pas, et s'en alla comme elle était venu, non sans lui dire quelques mots d’encouragements pour les épreuves à venir qu’elle ne manquerait pas d’avoir à affronter.

    Quelques jours passèrent avant que Geneviève ne sorte de l'hôpital. Pas de bébé dans ses bras. Pas de mari l’accompagnant non plus. La venue de sa mère ou de l’une de ses sœurs venant la chercher à sa sortie de la maternité l’aurait tout autant irrité.

    Rien que de savoir qu'elle devait retourner dans ce nid à ras qu'elle devait accepter comme étant son domicile, la faisait intérieurement fulminer. Geneviève allait encore devoir subir les avances maladroites de son époux. Elle allait, pour la énième fois, devoir se refuser à lui. Il fallait qu'elle s'attende à des rebuffades de la part de son seigneur et maître. Elle allait devoir encore ruser pour lui échapper : ce qui allait déboucher sur des disputes, des violences l’obligeant forcément à se soumettre. Cela devenait fatiguant à la longue ! Elle revivait la nuit de ses noces avec horreur et dégoût, et ne pouvait s’empêcher d'avoir peur. De revivre les avances de Robert chaque fois qu'il avait envie d'elle, la faisait frémir d’horreur et lui donnait la nausée. Comment allait t-elle procéder pour échapper à cette corvée ? Malgré elle, l’angoisse l’envahissait, soulignant son mal être au fur et à mesure que le bus se rapprochait de la station où elle devrait descendre pour continuer un moment à pied jusqu'à la porte cochère du quarante huit de la rue Mirabeau. En se remémorant tous ses souvenirs encore brûlants dans sa mémoire, Geneviève se jura que jamais plus elle ne serait une victime. Ce retour en arrière sur ces mois d'enfer qu'elle avait vécu, lui avait appris au moins une chose : c'est qu'elle devait se battre pour protéger sa vie, même si elle devait y laisser des plumes. Un sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres qui ne présageait rien de bon quand à la tournure qu’allaient prendre les événements.

     

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