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    Refus du passé

     

    Lorsque son père la vit entrer dans le magasin, il se précipita vers elle :

    — Ma fille ! Ma toute belle ! Tu es sauvée ? Cela fait tellement longtemps que je ne t'ai pas vu !

    — Il ne tenait qu'à vous, père de me visiter à l'hôpital . Je ne suis pas là pour que l'on me fasse des politesses ! Ou est ma mère ?

    — Euh ! Ta mère est au premier avec la petite. Elle s'occupe bien d'elle, tu sais ?

    — Peu importe ! Je dois lui parler seule à seule.

    — Comme tu veux ma fille. Je vais la chercher.

    Son père tourna les talons et disparu dans l'arrière boutique ou se trouvait les escaliers. Geneviève faillit attendre ; mais après quelques minutes, sa mère apparut le visage défait par la colère et la peur que sa fille ne vienne reprendre la petite Elisabeth, lui dit sèchement :

    — Que vient-tu faire ici  et que veux-tu ?

    —  Ce que je veux ?  C'est mon enfant ! Je viens chercher ma fille ne t'en déplaise dit Geneviève tout en guettant la réaction de sa mère.

    — Ta fille est très bien avec nous ! Tu n'est pas capable de l'élever ! 

    Et Geneviève de répondre :

    — Ah ! Parce que toi tu te sens capable de t'en occuper avec tes airs supérieurs et ta régence sur père et sur ceux qui ne veulent pas t'obéir ?! Regarde ce que tu as fais de ma vie ! Père est à l'état de larve, mais c'est son problème !  Il n'avait qu'à pas se laisser mener par toi  pour avoir la paix ! Mes sœurs ? N'en parlons même pas ! Tu as gâché mon existence depuis ma petite enfance et jusqu'à  ce que tu me maries à un rustre pour satisfaire tes idées de supériorité, tes idées de grandeur,  tes projets et ton ego ! Tu pus la méchanceté, la cruauté qui ressort par tous les pores de ta peau de maîtresse femme ! Tu comptes t'approprier l'amour de ma petite fille alors que tu ne sais même pas en donner toi-même ! Tu te mets le doigts dans l’œil et jusqu'au coude ! Ma fille ne sera jamais ta propriété ! Tiens-toi le pour dit ! Je sais ce que tu as en tête ! Mais tu n'y arriveras pas ! Je t'en empêcherais !

    — Comment comptes-tu t'y prendre avec tes antécédents :  fit sa mère narquoise? ! 

    — Mes antécédents, comme tu dis ? Mais c'est moi qui détiens la grosse bombe qui va te péter à la face si tu ne me laisses pas tranquille ! Des non dis que tu t'es appliquée à dissimuler, d du trafic pendant la guerre, ce que tu as fais de mes autres enfants en profitant de ma jeunesse, de mon inexpérience !

      Descends moi tout de suite ma fille avec ses affaires. Si tu refuses, j'irais la chercher moi-même ! J'attends... 

    — Ou vas-tu vivre ?

    — Cela ne vous regarde pas ! Je me garderai bien de te donner des indications sur mon lieu de résidence. Tu ne me fais plus peur et je n'ai que du mépris pour toi , mes sœurs et mon père décidément trop moue ! Quand à mon frère...

    — Mais je suis ta mère et tu me dois le respect ! Riposta madame De... Comment oses-tu me parler sur ce ton ?!

    — En voilà assez ! Je te parle sur le ton qui me plaît ! Je n'ai que faire de tes réflexions ! Madame Delaplace est vexée, et c'est bien dommage ?

     Hors d'elle, près du malaise, espérant amadouer sa fille qui ne s'en laissait plus compter, la mère Delaplace fit mine de se trouver mal.

    — Ne te fatigues pas ! Je connais toutes tes manigances pour les avoir largement subit lorsque j'étais sous ta coupe !  Quant à père, il est la cinquième roue du chariot depuis plus de trente ans et n'a pas droit au chapitre ! Il l'a fort bien comprit et te laisse faire avec ton despotisme ! Tu m'en a fais voir ainsi que mes sœurs  en prenant model sur toi ! Mais c'est bien finit ! C'est moi qui tiens les ficelles maintenant, et je n'ai pas finis de t'en faire baver si tu me cherches !

      

    A suivre...

     

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