• Amour naissant page -3-

     

     

    Amour naissant

     

    — Nous sommes arrivés. L'endroit vous plaît t-il ? Ne vous inquiétez pas pour votre tenue : c'est un endroit, tout en étant raffiné, ne manque pas de simplicité, et puis, le patron me connait bien. Vous n'avez pas de soucis à vous faire pour votre tenue : Vous faîtes très distinguée, et vous avez vraiment beaucoup de gout pour vous habiller.

    — Merci beaucoup Bob. C'est ma tante Odile qui en fait, est une Baronne, et elle vit en Angleterre.

    — Votre tante est Baronne ? Oui, je parle couramment Anglais. C'est elle qui m'a fait donner des cours pour que je puisse m'intégrer dans le Sussex et échanger avec les personne que je côtoyais puisque j'ai habiter dans son château un assez long moment. Elle m'apprit à me vêtir avec élégance, choisir les bijoux qui allaient avec ma tenue du soir, car nous nous habillons lors des repas. Si vous me trouvez une certaine distinction, c'est grâce à ma tante Odile : Lady Byron.

    — Je suis très étonné de découvrir chez vous cette distinction devenue, d'après ce que vous venez de m'expliquez, tout à fait naturelle, chère Geneviève !

    Ils entrèrent dans l'établissement, accueillit par le patron qui les conduisit à la place qu'il leurs avait été réservée. Geneviève sentit l'euphorie  qui s'emparait de tout son être. Tout lui paraissait irréel. Toute à ses pensées, Geneviève ne réalisa pas tout de suite que Bob lui parlait. Geneviève était éblouit par l'apparat de l'établissement.

    — Oui, l'endroit est tel que vous me l'avez décrit, Bob.

    Bob choisit les apéritifs conseillé détaillés sur la carte. Geneviève n'ayant pas l'habitude de boire de l'alcool. Ce fut donc un jus de fruits de son choix pour elle, et Bob, tout compte fait, prit la même chose puisqu'il conduisait. Ils échangèrent quelques mots pour la mettre à l'aise. Bob sourit à la fraîcheur de la jeune femme, puis il fît signe au maître d’hôtel de lui indiquer les plats à leurs conseiller. Le sommelier leurs apporta la carte des vins. Après avoir fait son choix pour eux deux en ayant guidé avec soins Geneviève dans ses préférences. Elle ne connaissait guère les plats raffinés que l'on proposait dans ce genre de restaurant. Les connaissances de Bob étaient bien utiles !

     

    L'après-midi passa sans qu'ils ne s'en aperçoivent, occupés à se raconter son enfance pour Bob, son adolescence, tandis que la jeune femme l'écoutait complètement subjuguée par son air enjoué. Il s'amusait à lui raconter des histoires qui la faisait rire de tout et de rien. Les deux jeunes gens marchaient dans les allées du bois de Vincennes recouvertes de millier de feuilles mortes dont les nuances de brun, de jaune et de rouge, les faisaient ressembler à des tapis d'orient. Geneviève se sentait bien. Elle marchait à côté du jeune homme, détendue, sans plus aucun soucis lui assombrissant l'avenir. La main de Bob frôla la sienne pour la prendre et la garder dans la sienne. Geneviève accepta ce contact physique sans protester. Son cœur se mit à battre plus vite et pour la seconde fois de sa vie, elle comprit le sens du mot bonheur. Jamais, au grand jamais, elle n'aurait pensé que d'avoir sa main au creux d'une la main d'homme amie, pouvait apporter autant de réconfort. Tout naturellement, comme l'autre fois au grand café, il la tutoyait et elle acceptait cette intimité. Cet après-midi d'automne dégageait une réelle douceur de vivre. Par moments, mieux que des mots, leurs corps s'exprimaient à travers des silences troublants. La magie de l'instant fit s'arrêter le jeune homme qui prit doucement Geneviève par les épaules, et la fit se tourner vers lui. Le regard de Bob fouillait les magnifiques yeux vert de Geneviève qui, gênée, baissait la tête. Bob lui prit le menton et la força tendrement à soutenir son regard. Geneviève pressentait ce qui allait se produire, et elle en ressentait de l'appréhension. Bob cherchait l'invitation au baiser qu'il désirait tant. Devant ce regard brûlant, Geneviève vacilla et s'accrocha à lui. Bob comprit que la jeune femme était troublée. Irrésistiblement, il l'attiras à lui, tout en retardant le moment ou leur lèvres allaient se toucher. Il restèrent ainsi, quelques secondes qui parut une éternité à Geneviève avant que Bob, avec une infinie douceur, cueillit le fruit mûr de sa bouche en un baiser tendre et chaste pour ne pas l’effaroucher. le cœur de Geneviève battait la chamade... et le temps suspendit son vol...

     

    A suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 17 Avril à 10:11

    Bonjour

    et de trois........j'avance doucement dans cette histoire passionnante

    un moment d'amour et de romantisme sur ce chapitre doux et innocent, bien beau

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